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NBA Flashback 2018-19 #46 : ce jour où Jeremy Lamb s’est mis en tête que les Raptors deviendraient ses victimes préférées

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Glisser sur une peau de banane. Marcher dans une merde de chien. Gagner cinquante balles au Black-Jack et perdre le ticket. Supporter l’Olympique de Marseille et aimer la Champion’s League. Être assis à côté d’une équipe de rugby au restaurant. Jouer dans l’équipe de Jimmy Butler. Ne pas avoir de réseau. Tomber en panne sur une départementale de la Creuse (et donc… ne pas avoir de réseau). Se cogner le petit doigt de pied dans la table basse. Arriver au bar et entendre « rupture de stock de bière ». Serrer la meuf de la soirée mais vomir au mauvais moment. Se faire une cheville à un mois de la fin de la saison. Se faire une cheville n’importe quand en fait. Regarder Miss France avec sa femme et sa belle-mère. Du début jusqu’à la fin. Faire une bombe dans la piscine de Tonton mais retomber sur le petit neveu. Se prendre deux game winners en dix jours par Jeremy Lamb. Ci-dessus de beaux exemples de vie de merde, tiens y’avait pas un site qui s’appelait comme ça à l’époque ? Peut-être même qu’il existe encore d’ailleurs ? Parce que, franchement, notre histoire du jour aurait peut-être bien sa place en home page.

La NBA a cette « particularité » d’être peuplée par environ 500 joueurs chaque saison, et absolument n’importe qui peut devenir le héros d’un soir (on vous a déjà parlé de Sundiata Gaines ?). Y’a pas que Giannis ou Ardenne dans la vie, y’a les no names aussi. Les no names, mais également ces joueurs que l’on catégorisera (no – disrespect – « middle », dans la veine d’un… Jeremy Lamb. Joueur solide mais loin d’être un All-Star, joueur lambda mais loin d’être une chèvre, Jerem a les mêmes yeux que Jacques Santini et cette saison ils lui auront servi à régler la mire de manière plutôt efficace (15,3 points par match, meilleure saison en carrière). 79 matchs dont 55 en tant que titulaire, et surtout deux instants de gloire, enfin surtout un, et les deux fois face au même adversaire : les Raptors de Toronto. Parce que, oui oui, on peut être champion NBA et en même temps être la victime préférée d’un arrière longiligne aux yeux globuleux.

Acte I, l’ave maria :

Nous sommes le 24 mars 2019 et les Hornets se déplacent à Toronto, meilleure équipe de toute la Ligue et en pleine préparation pour des Playoffs qui s’avèreront historiques. A Charlotte on continue à croire à la huitième place à l’Est, et le but ce soir-là est d’enchaîner une troisième win consécutive pour continuer à espérer. Les Frelons ont d’ailleurs douze points d’avance à l’entame du dernier quart, mais pas grâce à Kemba Walker qui cumule ce soir-là un magnifique 3/17 au tir. Disons qu’en face la tête est déjà à la postseason, et pas sûr que Dwayne Bacon aurait été aussi tranquille un mois plus tard. Quoiqu’il en soit les Dinos font le taf dans le money time et reviennent sur les basques de la Charlotte, jusqu’à passer devant 114-112 à trois secondes de la fin du match. Logique respectée, on parle quand même du futur champion qui affronte à domicile la future pire équipe de NBA en 2020. Sauf que. Sauf que l’impensable va se produire, avec en conclusion le tir le plus dingue de la saison. Remise en jeu Marvin Williams devant le banc des Raptors, direction Jeremy Lamb. Pascalou Siakam ne lâche jamais son steak et va donc gêner la tête de globule jusqu’à lui faire perdre le ballon. Mais Lamb récupère la gonfle dans sa moitié de terrain et balance une ogive comme on balancerait un rap en fin de soirée. La cloche est all-time, Kemba est déjà parti signer à Boston tant il a les boules de ne pas avoir eu le tir de la gagne, le ballon redescend de Neptune, frappe la planche et… tombe dedans. 115-114, le buzzer avait sonné pendant le tour du monde du ballon, victoire Charlotte, et on attend encore de voir Kemba célebrer.

Acte II, le deuxième effet Kiss-cool

Onze jours plus tard, les deux franchises se retrouvent cette fois-ci au Spectrum Center. Kawhi et sa bande sont toujours aussi détendus, et si les Hornets ont perdu deux matchs importantissimes la semaine précédente, les revoici dans la course au huitième spot grâce à une nouvelle série de victoires. On prend les mêmes, on recommence, et direction le money time. A quinze secondes de la fin du match le futur MVP des Finales s’occupe de faire passer les siens devant, 111-110, temps-mort Abeilles. On imagine alors les mots de James Borrego : give the ball to Jerem, he got the solution. Sans blague, la suite était donc inévitable. Cette fois-ci Kemba Walker a fait un gros game, mais cette fois-ci Kemba réfléchit comme il se doit et drive avant de ressortir le ballon à… qui vous savez. Catch à 45 degrés, shoot du parking, ficelle. 113-111 Bourdons, trois secondes à jouer et Jeremy Lamb a encore frappé. la dernière possession ne donnera rien pour Toronto, Kawhi loupant un tir qu’il a sans doute préféré louper ce soir-là que quelques semaines plus tard face aux Sixers…

Deux matchs, et deux money times gérés de main de maître par Jeremy Lamb face aux Raptors. LeBronto est mort, vive Lambranto, et on suivra avec attention les prochaines rencontres entre la victime et son bourreau récidiviste. Ce sera donc lors des rencontres entre les Raptors et les… Pacers, car la Free Agency marche aussi pour les filous comme Jerème.

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