Spurs

Les Spurs enchaînent : 26 points dans la tronche des Wolves, ça tabasse dur à San Antonio

Gregg Popovich

Dur dur cette fin de cycle.

Source image : nba league pass

On vous en parlait dans le dernier récap des Spurs contre Orlando, il y a comme un air de démolition en ce moment du côté de San Antonio, et ce sont les malheureux Timberwolves qui sont passés par là ce vendredi.

Mais qu’est-ce qui se passe dans le Texas ? On a beau se frotter les yeux, on a beau se mettre des claques pour retrouver la réalité, on ne comprend pas vraiment ce qui se produit sur le parquet. Pas de numéro 21 dans la raquette, pas de numéro 20 en sortie de banc, pas de numéro 9 à la baguette, et pourtant l’efficacité est remarquable au AT&T Center ces derniers temps. Sacrés Spurs, qu’on enfonce régulièrement dès qu’une mince fenêtre de décès s’ouvre, et qu’on retrouve convaincants comme avant après avoir à peine tourné le regard. Il y a deux semaines, LeBron terminait DeMar DeRozan et sa bande au Staples Center, menant San Antonio à un bilan de 11 victoires pour 14 défaites. Le genre de bilan qui, chez Gregg Popovich, est plutôt rare à observer à ce moment-là de l’année. Et allez que ça se donnait sur l’absence des Spurs en Playoffs, et sur San Antonio foutu, et patati et patata. Est-ce que tout a changé en l’espace de quinze jours ? Non. Est-ce qu’on va devoir faire chaud-froid-chaud-froid en permanence avec cette équipe ? Non plus. Cependant, un vrai élan se construit en ce moment chez les Spurs, et les récentes victoires vont dans ce sens. Le collectif absent et les erreurs d’attention ont été remplacées par un enthousiasme partagé et une nouvelle envie des deux côtés du terrain. Le calendrier aussi s’y est mis, en scred, mais la manière impressionne puisqu’on retrouve le collectif huilé diffusé depuis si longtemps.

Qui ne s’est pas fait défoncer par les Spurs ? Qui veut sa branlée ? En ce moment, les victoires se font avec du talc et un fouet, ambiance BDSM chez Pop. L’adresse à distance, comme ce vendredi face aux Wolves (19/33), est remarquable et quelques têtes se font remarquer. C’est notamment le cas de Bryn Forbes, qui profite de cette belle situation pour se faire un nom encore plus marquant dans l’armée noire et blanche. En gâchette open-bar aux côtés de Derrick White, le garçon n’hésite pas et envoie du fouetté jusqu’à ce que son entraîneur lui dise de sortir. Résultat, aux côtés de joueurs comme DeRozan, Aldridge ou Gay qui vont avoir besoin de davantage de ballons pour vivre, Forbes se déplace, catch, décide, tire et fait souvent ficelle. Un mois de décembre en feu pour le petit Bryn, bien suivi par d’autres larrons qui ont la main douce en ce moment (Bertans, Belinelli). La fin d’année 2018 va justement être intéressante à San Antonio, car les prochains adversaires ne viendront pas comme des louveteaux dans la région : Rockets, Nuggets deux fois, Clippers puis Celtics ? Attention au mal de crâne, avant de recevoir… les Raptors de Kawhi Leonard. Le rendez-vous immanquable est déjà pris, et les Spurs trouvent leur rythme au meilleur moment. Si Toronto se pointe au AT&T Center et repart avec une leçon de collectif et d’attaque comme certains ont subi ce mois-ci, bonjour le message envoyé à Kawow et à la Conférence Ouest.

San Antonio continue à tabasser du monde, mais maintenant il va falloir le faire contre du très beau monde. Deux semaines de rêve en décembre, plus qu’une avant de lancer 2019 avec le retour d’un copain bien connu : allez, faut bien finir le boulot.

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