Mondial

Enfin un NBAer pour les qualifications de la Coupe du Monde avec Team USA : tranquillisez-vous, il s’agit d’Henry Ellenson

Henry Ellenson

La voilà, l’arme fatale de Team USA.

Source image : YouTube

Oh oui, Team USA ! LeBron James, Kevin Durant, Kyrie Irving, Anthony Davis, Carmelo Anthony version basketteur… On adore, on en veut, on en redemande. Sauf que pour voir l’armada de l’équipe nationale américaine assemblée, il faudra attendre la Coupe du Monde en Chine, en 2019. Nous n’en sommes qu’aux qualifications, le roster de Jeff Van Gundy n’est donc composé que de seconds (ou troisièmes) couteaux, et de joueurs de G League. Mais une exception a été faite, et pas pour n’importe qui, pour Henry Ellenson.

Comme le veut la coutume, il n’y a pas de joueurs de la Grande Ligue qui participent aux petites compétitions internationales. Ainsi, il est rare d’apercevoir une carcasse de NBAer lors des jeux Panaméricains, et encore moins lors des phases de qualifications pour la Coupe du Monde. Ainsi, alors que quelques universitaires pouvaient peupler l’équipe senior du jersey stars and stripes auparavant, le choix se porte maintenant plus sur des joueurs de « seconde zone ». Attention, ce n’est pas péjoratif, ce sont simplement des basketteurs qui n’ont pas leur place dans une des trente franchises de la plus prestigieuse Ligue. Ainsi, joueurs de G League, sans club, ou ayant exporté leurs talents dans d’autres pays sont appelés pour venir défendre la bannière ricaine. Jeff Van Gundy, l’entraîneur par intérim de Team USA en attendant l’arrivée de Gregg Popovich, pioche donc un peu de partout, jusqu’à choisir des joueurs sous two-way contract, maximum. Ainsi, l’équipe n’est pas ronflante sur le papier, même si des joueurs de qualité s’y trouvent. Les Etats-Unis ont jusqu’alors disputé six matchs de qualification pour la Coupe du Monde 2019 dans la zone Amérique, et oui, accrochez-vous bien, ils ont perdu une rencontre face au Mexique. BREAKING NEWS : LES USA ONT PERDU UN MATCH. Ouais, sauf que quand tes meilleurs scoreurs, c’est Marcus Thornton, Xavier Munford et David Stockton, ça veut dire que même les Hawks peuvent te battre, donc pourquoi pas les Mexicains de Gustavo Ayon. Bon, il n’y a pas de quoi paniquer, le bilan reste quand même de cinq victoires pour une défaite, les représentants de l’Oncle Sam se sont qualifiés au prochain tour de qualifications, dont la première fenêtre a lieu en septembre. Ils rencontreront l’Uruguay et le Panama. Vraiment, pas de quoi paniquer ? Non, a priori. Mais le Mexique n’est pas beaucoup plus fort que ces deux nations sur le papier. Donc un renforcement de l’effectif avec un joueur NBA s’impose. Et bien sûr, comme nous l’apprend Rod Beard de Detroit News via son Twitter, c’est une des têtes d’affiches de la course au MVP LVP qui a été appelée, en la personne de… rrrrroulements de tambourrrrrrs… Henry Ellenson.

C’est vrai que ça manquait vraiment de talent, et que ça va aller beaucoup mieux avec le joueur des Pistons. Blague à part, c’est peut-être un nom qui ne vous dit pas grand-chose, mais Henry Ellenson est en NBA depuis deux ans. Choisi par Detroit en dix-huitième position de la Draft 2016, l’ailier-fort de 2m11 et 111 kilos était un beau bébé prometteur. Avec son morphotype à la Mason Plumlee, le fils d’Ellen pourrait progresser à l’avenir. Pour l’instant, ça stagne un peu pour lui, qui a pris part à 38 rencontres la saison dernière, pour un temps de jeu réduit de 8,7 minutes par match et des statistiques faméliques de 4 points et 2,1 rebonds. Garbage man is in the place. Malgré tout, même s’il n’a pas encore trouvé sa place dans le Michigan, il reste prometteur à 21 ans, et se trouve à un niveau où il y a besoin de prendre de l’expérience, de se développer, et le fait de bosser avec le maillot national sous les ordres de Jeff Van Gundy, ça peut lui faire du bien. C’est sans doute pour cela que Team USA fait une exception à sa règle de sélection des joueurs de son effectif, et non pas forcément pour son grand niveau de jeu. C’est le premier joueur sous contrat garanti à jouer dans cette phase de qualifications pour la Coupe du Monde 2019 qui se déroulera en Chine. Alex Caruso et David Stockton étaient bien des NBAers la saison dernière, respectivement aux Lakers et au Jazz (comme papa) mais n’avaient pas de contrats garantis, des two-way au maximum. Quoi qu’il en soit, l’arrivée d’Henry Ellenson donne un peu plus de cachet (on ne dit pas ça pour sa blancheur) à la Team USA, qui compte quand même dans ses rangs pas mal d’anciens joueurs de NBA. Oui, il y a quand même des gars qui savent jouer un peu au ballon qui ont garni les rangs du roster de l’équipe nationale. On pense notamment à Nick Johnson, l’ancien des Rockets, Elijah Millsap passé par Utah, le routard Alonzo Gee, Semaj Christon qu’on a aperçu du côté d’OKC, ou encore Donald Sloan qui a fait deux ans à Indiana puis un à Brooklyn, sans oublier Travis Wear qui a porté le jersey purple and gold la saison dernière.

On ne sait pas si l’arrivée d’Henry Ellenson changera beaucoup le destin des Etats-Unis dans les qualifications pour la Coupe du Monde 2019 (probablement pas). Mais s’intéresser à la sélection de l’ailier-fort des Pistons permet de se rappeler aux bons souvenirs d’anciens copains de NBA, qui traînent leur peine dans la désuète G League. On est sûrs d’une chose, c’est qu’aucun de tous les joueurs cités ici n’iront en Chine l’été prochain. Enfin peut-être que si, mais ce sera pour faire du tourisme dans les rues, pendant que Team USA au complet en fera sur le parquet… Ou pas.

Source texte : Twitter/@detnewsRobBeard

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top