Paolo Banchero de l’ombre à la lumière : le patron d’Orlando retrouve sa magie
Le 01 janv. 2026 à 19:43 par Hisham Grégoire

Deux fins de match, deux ambiances : tir de la gagne raté à Toronto, puis panier décisif à Indiana. Entre les deux, Paolo Banchero traîne une saison brouillonne, pleine de doutes et de pourcentages pas très beaux. Sauf que là, au moins, ça recommence à ressembler à quelque chose.
À Indianapolis, Paolo Banchero a fait ce qu’on attend d’un franchise player : prendre ses responsabilités, attaquer le cercle, et finir l’action qui compte. Un layup à 7,5 secondes de la fin pour passer devant, victoire 112-110, et le Magic peut souffler. Il termine la rencontre à 29 points et 10 rebonds, avec le panier qui change l’humeur d’une semaine.
PAOLO BANCHERO WINS IT FOR ORLANDO 🔥
Faces up.
Powers through contact.
BUCKET. pic.twitter.com/DB7hnPbQqA
— NBA (@NBA) December 31, 2025
Parce que ce tir-là n’arrive pas dans le vide. Sur ses deux derniers matchs, Banchero est sur du lourd : 26 points, 12,5 rebonds, 7 passes de moyenne, et surtout 21/40 au tir (52,5%). Le rythme revient, la confiance aussi, et Orlando retrouve des possessions où Paolo dicte la loi au lieu de subir le scénario.
Paolo Banchero over the last two games:
26.0 PPG
12.5 RPG
7.0 APG
2.0 BPG
52.5% FG
40.0% 3P
36.4 MPG https://t.co/XndQLthAM6 pic.twitter.com/tuoJgRTUzZ
— Hoop Central (@TheHoopCentral) December 31, 2025
Il y a deux jours à Toronto, Orlando menait de 21 points, puis se fait grignoter… jusqu’au hold-up final. Banchero sort un triple-double (23-15-10), et se retrouve avec le tir pour gagner au buzzer : un step-back à 3 points… qui ne rentre pas. Résultat : défaite 107-106, et cette sensation horrible de match dominé… mais match perdu.
Paolo Banchero misses the game-winner.
He has the lowest clutch FG% in the NBA (min. 25 FGA).pic.twitter.com/XXGCKrVfYW
— Underdog NBA (@UnderdogNBA) December 30, 2025
Le truc, c’est que Toronto n’est pas juste un accident de passage. Dans le clutch Banchero vit une saison compliquée : 7/30 au tir (23,3%), 0/7 à 3-points, et son pourcentage est le pire de la ligue (sur au moins 25 tentatives). Le contraste est violent avec l’an dernier, où il tournait à 46,8% (22/47) dans ces mêmes moments.
Quand on compare, on comprends pourquoi ça grinçait des dents. Cette saison, Banchero tourne à 20,3 points, 8,5 rebonds, 4,6 passes, avec une adresse perfectible (44,2%)… mais un tir extérieur qui s’est effondré : 23,5% à 3-points (et 75,5% aux lancers). L’an dernier, c’était une autre histoire : 25,9 points, 7,5 rebonds, 4,8 passes, avec 32% à 3-points. Plus de points, plus de menace, plus d’espace créé pour tout le monde. Ajoute à ça une blessure à l’aine qui l’a tenu à l’écart 10 matchs : forcément, ça hache le rythme et ça casse la continuité.
Le game-winner d’Indiana ne gomme pas tout : les soucis d’adresse, les soirs où ça force, les fins de match où ça patine… tout ça existe encore. Mais il fait un truc essentiel : il casse la boucle. Après Toronto, le récit était tout trouvé (« pas clutch », « ça tremble »), et Orlando aurait pu s’enfermer là-dedans. Là, tu as une réponse immédiate, concrète, et une base pour repartir. À Banchero de transformer ce tir-là en série… et au Magic de retrouver, un leader qui met de la magie quand le match devient moche.
Source : NBA.com
