Spurs : quels ajustements offensifs pour Victor Wembanyama au Game 2 ?

Le 06 mai 2026 à 18:04 par Nicolas Meichel

victor wembanyama spurs
Source image : NBA League Pass

Malgré son match défensif historique au Game 1 face aux Wolves, Victor Wembanyama n’a pas pesé comme il l’aurait voulu en attaque. Seulement 11 points à 5/17 au tir (0/8 à 3-points) et 1/2 aux lancers-francs, c’est loin de ses standards habituels. Comment Wemby et les Spurs peuvent-ils rebondir ce soir ?

« En attaque, j’ai dépensé trop d’énergie pour des choses qui n’ont pas vraiment aidé notre équipe. Je n’ai pas fait un bon match. »

Après la défaite du Game 1, Victor Wembanyama n’a pas hésité à se montrer critique sur sa performance offensive, ajoutant qu’il devra être bien meilleur par la suite en tant que leader de l’équipe. Clairement, Wemby n’était pas dans un bon soir en attaque.

Donnons d’abord du crédit aux Wolves, qui ont réussi à gêner Victor à travers leur impact physique, leur longueur en défense, et la polyvalence de leur escouade défensive. Avec Rudy Gobert et Julius Randle, mais aussi Jaden McDaniels et Naz Reid, on savait que Minnesota avait du matos pour sortir Victor de sa zone de confort. On l’avait souligné dans la preview, cela s’est confirmé dans le Game 1. L’Alien n’avait pas ses spots habituels et ses tentatives ont très souvent été bien contestées (14 contests sur 17 tentatives).

Comme un symbole : Wembanyama n’a pas su conclure la moindre action sur alley-oop ou sur un service direct de l’un de ses coéquipiers, montrant la capacité des Wolves à contrer la menace aérienne que représente Wemby, mais aussi à couper la relation avec les créateurs sur la ligne arrière (notamment Stephon Castle et De’Aaron Fox).

Zero alley-oops/lobs for Wemby last night. Wolves did a great job of closing off his airspace near the rim with efforts like this: pic.twitter.com/4pmf8Cfrtt

— Jackson Frank (@jackfrank_jjf) May 5, 2026

Les Spurs ont tenté d’utiliser Victor Wembanyama dans le périmètre / espace extérieur, afin de profiter de son avantage de vitesse et de mobilité sur Rudy Gobert balle en main. Autre avantage de cette stratégie : éloigner Gobert du cercle afin de permettre aux Castle, Fox, Harper et Cie d’aller chercher des points à l’intérieur. Parfois, cela a porté ses fruits mais globalement, ça n’a pas payé.

Le revers de la médaille, c’est que cela a éloigné Victor de la raquette et on a trop souvent eu des possessions où Wemby n’était pas assez impliqué en attaque. Il a quasiment tenté autant de shoots à 3-points (8) qu’à 2-points (9) et a terminé avec seulement deux lancers-francs tentés. Résultat, il n’était pas en rythme, il hésitait sur ses certains choix offensifs et parfois il s’est précipité, tout cela provoquant une maladresse au tir qui n’est pas caractéristique du bonhomme. L’impact physique et certaines aides bien senties des Wolves quand il posait le ballon ont aussi perturbé Victor, auteur de trois pertes de balle sur le Game 1.

« Je crois avoir joué les 16 dernières minutes du match, et elles sont passées en un claquement de doigts pour moi. Ce n’est pas bon. Cela montre que je n’avais pas la maîtrise du jeu. » – Victor Wembanyama

La question qui se pose désormais : comment permettre à Victor de retrouver l’impact offensif qu’il possède habituellement ?

L’objectif numéro 1 des Spurs, ce sera de réactiver la relation entre Wemby et ses arrières. De mieux utiliser la menace offensive qu’est le phénomène français. Comment ? En proposant plus de pick-and-roll par exemple, et en essayant de maximiser le spacing en mettant par séquences trois vrais shooteurs (Devin Vassell, Julian Champagnie, et un peu d’Harrison Barnes) aux côtés de Victor et Stephon Castle / De’Aaron Fox. Cela peut aider à déboucher la zone autour de la ligne des lancers-francs et du panier, pour permettre à Wembanyama d’avoir plus de liberté pour sanctionner.

Ce qu’on aimerait voir, c’est non seulement un Wembanyama qui se rapproche du cercle, mais surtout qui soit servi dans de bonnes conditions pour aller scorer plutôt que de s’empaler sur la défense physique des Wolves. Le coach Mitch Johnson doit trouver le moyen de faciliter la vie à Victor. Et cela passera aussi par un Fox plus inspiré dans ses choix offensifs, et un Castle qui évite de se retrouver en foul trouble.

« Je n’ai aucun doute que Victor Wembanyama et De’Aaron Fox seront meilleurs. Et on sera meilleurs pour eux. En matière d’exécution, il y a des choses que l’on peut faire beaucoup mieux. » – Mitch Johnson, coach des Spurs après le Game 1

Get ready for a lot more of this during Game 2 and beyond.

It’s not rocket science. The T-Wolves have a clear blueprint to counter Wemby’s otherworldly length: Pure frontcourt muscle. 🐺💪🏽

Minnesota is using Randle and Naz’s bruising physical strength to push back against… https://t.co/Wtbne0Ku94 pic.twitter.com/V4f46XzfvW

— SpursRΞPORTΞR (@SpursReporter) May 6, 2026

De son côté, ce sera de la responsabilité de Victor d’attaquer avec plus d’autorité, d’être plus agressif, plus méchant, notamment pour provoquer des fautes face à l’intensité défensive que veulent mettre les Wolves. Il devra s’imposer dans les prises de position face au challenge physique proposé par Minnesota. Et quand il y a un match-up direct plus favorable (bon il n’y en a pas énormément aux Wolves hein…), sanctionner direct !

Quant à l’adresse extérieure, on sait que ça vient et ça repart, et on ne s’attend pas à ce qu’il termine à 0/8 au Game 2. Mais il faudra être moins hésitant : dégainer quand il y a une position ouverte (la plupart de ses tentatives extérieures étaient plutôt bonnes au Game 1), ou profiter des close-outs pour poser la balle et créer les différences.

Au final, on n’attend pas une révolution du jeu offensif des Spurs et de l’utilisation de Victor Wembanyama. Pour rappel, ils n’ont perdu que de deux points sur un shoot au buzzer raté. Par contre, certains ajustements sont nécessaires pour permettre à Victor et ses copains de retrouver la formule gagnante sur le plan offensif.

Rendez-vous cette nuit à 3h30 pour voir ce que le staff des Spurs a préparé au cours des 48 dernières heures.


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