Spurs

Les Spurs ne perdent pas le Nord : 8 défaites de rang, virage à 180°, cap sur Victor Wembanyama

Spurs reconstruction Popovich

Silence, ça bosse.

Montage TT via iStock

Versez de la bière bien trop rapidement dans une chope et vous n’obtiendrez que de la mousse. « Mais c’est pas possible ! Elle n’a pas pu disparaître cette bière ?! Je n’ai que de la mousse ! ». Il suffit d’attendre un peu et la mousse disparaîtra au profit du liquide ambré que vous pleuriez quelques secondes plus tôt affalé au comptoir. Les masques finissent toujours par tomber.

Un chapô qui ne donnent pas envie de débuter la semaine, et des Spurs qui ont enfin lancé une série de défaites synonyme d’ambitions Wembanyamesques. À San Antonio, on n’oublie pas d’où l’on vient et encore moins où l’on va : huit défaites consécutives, la dernière samedi soir face aux Lakers, et une 14e place à l’Ouest réparatrice d’un début de saison trop engagé. Les cadres ont levé le pied, à l’image d’un Keldon Johnson bien dégeu sur cette série, à seulement 38/124 au tir, soit 31% au tir sur les huit dernières rencontres. Les Texans avaient pourtant débuté la saison en surfant la vague d’un candidat aux Playoffs : cinq victoires pour deux revers, des joueurs impliqués, Jakob Poeltl parmi les meilleurs intérieurs de la Ligue (on force le trait). Ils se sont finalement souvenus – bien aidé par le Stats Center de Betclic Élite en ce moment – qu’un Victor Wembanyama ne passait qu’une fois tous les X années. Et si l’on met « X », c’est pour ne pas avoir à sortir un nombre que l’on jugerait beaucoup trop bas, et dont d’autres se serviraient pour dénoncer notre présomption : « Wé TrashTalk, il a encore rien prouver Victor Wembalaga ».

Doit-on s’attendre à ce que les Spurs redressent la barre et jouent encore le Top 10 comme si leurs vies en dépendaient ? Clairement pas. L’histoire semble close, le rideau de la compétition est tiré, San Antonio ne quittera plus les tréfonds de la Conférence Ouest. Un déplacement dans l’Oklahoma mercredi soir, puis la réception des Pelicans et des Suns ce week-end. La franchise texane représente désormais un simple levier à activer sur le calendrier de ses adversaires. « Celle-là, on doit la prendre sans forcer et en mettant des joueurs au repos ». Peut-être sommes-nous un poil rapide dans notre interprétation de cette dynamique faiblarde. La potentielle récompense au bout du calvaire nous fait dire que non.

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