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Quels sont les meilleurs NBA Live de l’histoire, la saga mythique disparue d’EA Sports ?

Vince Carter NBA Live 2005 8 novembre 2022

Vince Carter, Slam Dunk Contest, NBA Live 2005, voici une suite de mots qui redonnent le sourire à ceux qui ont kiffé NBA Live à l’époque.

Source image : YouTube

Bien avant que 2K n’avale le marché des jeux vidéo de basket, une licence d’EA Sports faisait le bonheur des amateurs de la balle orange. Après une entrée pleine de promesse en 1995, NBA Live a tenu la route jusqu’au milieu des années 2000 avant de connaître une longue descente aux enfers. Petit moment nostalgie avec les 5 meilleures éditions du jeu !

“EA SPORTS it’s in the game”.

Le fameux slogan que personne n’a jamais réussi à répéter à la perfection, mais qui reste encore gravé dans la tête de ceux qui ont passé des heures sur le jeu NBA Live. Ce dernier a bercé plus d’un basketteur, mais certaines éditions ont été plus marquantes que d’autres. Et si les lignes qui vont suivre diviseront forcément, on a voulu se mouiller pour choisir notre cinq de départ des éditions NBA Live !

#1. NBA Live 2005 : rêve d’étoiles et d’All-Star Week-end

Avec Carmelo Anthony à la sauce Denver en couverture, la hype faisait déjà mouche pour fêter les dix ans de la licence. Mais une fois que la console du salon avait avalé le CD, l’aventure se révélait encore plus folle. C’est tout d’abord une soundtrack bien léchée qui venait titiller les oreilles des centaines de joueurs positionnés bien trop proches de l’écran. Will.I.Am, Joell Ortiz, The D.O.C, Lloyd Banks, Young Buck… Comme à son habitude, NBA Live balance des titres bien saillants. Le jeu reste solide, la maniabilité est toujours au rendez-vous et quelques petits ajustements permettent de s’éclater le mercredi après-midi. Mais ce qui marque le plus les fans et fait entrer l’opus 2005 dans la légende, c’est un nouveau mode instauré dans le jeu : le All-Star Weekend. Et particulièrement ses concours de dunks et à 3-points qui donnent un vent de fraîcheur au jeu. Le premier est plus que spectaculaire et on connaît un paquet de types qui ont usé leur rétine pour reproduire les plus belles figures dans l’espoir de convaincre des juges franchement coriaces. Vince Carter, Kobe Bryant, Tracy McGrady, Josh Smith… les choix sont divers et variés, mais le rendu reste assez incroyable même de nos jours. Outre le week-end étoilé qui reste dans toutes les mémoires, le gameplay continue de s’améliorer, les marques et les modèles de chaussures font enfin leurs apparitions. Bref, c’est complet, c’est fun et c’est surtout le chant du cygne d’une licence qui atteint son apogée en 2005.

 #2. NBA Live 2003 : les spin-moves existent, cette vie est folle !

En octobre 2002, les amateurs de NBA Live vont enfin comprendre pourquoi il existe un deuxième joystick sur leur manette. Les mouvements de dribble et les feintes sont au rendez-vous grâce à un freestyle contrôle qui axe l’opus sur le spectacle. Les captures de mouvements ont été travaillées et les joueurs réagissent désormais en fonction de leurs caractéristiques sur le terrain. Vitesse, tomar, cross… tout un tas de raisons qui ont fait couler des larmes dans certaines demeures à l’époque. Les joueurs sont de mieux en mieux modélisés et si vous voyez passer une torche humaine avec le maillot des Bucks ou des Sonics c’est tout simplement Ray Allen qui vient terroriser votre défense. Tout est donc au rendez-vous pour l’opus 2003, EA Sports a même ajouté les coachs sur les bancs des différentes franchises. L’ambiance sonore des matchs colle et que dire de la playlist balancée cette année-là ? Tout simplement qu’elle a terminé disque de platine, une première dans l’histoire des jeux vidéo. « Let Me Blow Ya Mind », une console qui surchauffe et des parquets terrassés par Jason Kidd version New Jersey Nets… fichue poussière dans l’œil. Le meneur est d’ailleurs en couverture et quand on regarde la tambouille, on se dit forcément que l’édition 2003 est une incontournable de l’aventure NBA Live.

#3. NBA Live 1995 : pour être le premier…

Honneur aux anciens pour compléter le podium avec l’édition 1995. Une fois la machine mise en route, on parle ici de pixels oranges, de déplacements étranges et cercles rectangulaires… Pourtant, les puristes se rappellent encore d’une édition historique. Tout d’abord, car c’est la toute première de la saga d’EA Sports qui s’attaque au basket en reprenant une technique qu’elle maîtrise déjà dans le ballon rond depuis le lancement de FIFA en 1993. Pour faire vivre ses jeux, la firme utilise la 3D isométrique qui permet de présenter un jeu en diagonale avec un effet de profondeur. Bref, tout ça pour dire que NBA Live 95 est une vraie révolution, le gameplay est plus qu’honnête pour le siècle dernier et les parquets des franchises, aux couleurs officielles, sont une dinguerie. Le réalisme est frappant avec des joueurs déjà reconnaissables, de la taille de Muggsy Bogues aux cheveux de Dennis Rodman. L’aventure est immersive, l’ambiance existe dans les salles et on se laisse vite entraîner dans le bain. En coulisse aussi, les joueurs ont le contrôle et peuvent même se prendre pour des GM en montant des trades. Que Sam Presti se calme, il n’est tout de même pas possible de choper des tours de Draft et seuls les joueurs du cinq majeur peuvent être échangés. La base est simple et solide, mais quand on regarde de plus près, on regrette l’absence d’un Michael Jordan qui s’essayait alors… au baseball. Même si visiblement, les joueurs cheatés existaient déjà.

#4. NBA Live 2000 : médaille du mérite à ceux qui ont battu Michael Jordan en 1 contre 1

Frustration : état de quelqu’un qui est frustré, empêché d’atteindre un but ou de réaliser un désir.

Cette définition aurait dû être placardée en gros sur la couverture de NBA Live 2000 en lieu et place de Tim Duncan. Combien d’heures passées, de manettes maltraitées et de crises de nerfs aura provoqué le mode 1 contre 1 de l’opus 2000 ? Certainement beaucoup trop et c’est aussi ce qui fait la légende de l’édition. Rappelez-vous, à l’époque, l’affrontement direct est une grande nouveauté et les aficionados sont alors tout contents de le découvrir en prenant le contrôle du GOAT. Le petit problème, c’est qu’il faut battre MJ pour le débloquer et c’est sûrement l’épreuve la plus dure et la plus excitante d’une génération. C’est d’ailleurs après la sortie du jeu que les gosses courent le plus vite chez eux en sortant de l’école pour se faire botter le derrière par Sa Majesté. Outre ce duel presque perdu d’avance, le jeu se développe aussi du côté historique avec l’intégration d’équipes de légendes remontant jusqu’aux années 50. La jouabilité est plus fluide, l’adversaire plus développé et les détails mieux travaillés, ce qui permet encore une fois à EA Sports de faire mouche.

#5. NBA Live 2004 : le seul jeu de basket où les Kings sont forts

L’hésitation était bien présente pour conclure ce top entre NBA Live 2004 ou 2010, mais finalement, c’est la version où Vince Carter est à l’honneur (et Tony Parker pour la version française) qui chope le dernier spot. Pour tout un tas de raison, la première ? Cet opus marque les grands débuts de LeBron James dans un jeu vidéo. C’est toute la fameuse classe de Draft 2003 qui est d’ailleurs présente sur les consoles et ça, c’est déjà un gros point fort. Ben oui, à l’époque, tout le monde rêvait de pouvoir incarner Chris Kaman ou Kendrick Perkins et peut-être un peu LeBron, Carmelo et Dwyane Wade. Une jeunesse dorée envahie alors le gameplay mais c’est toujours Tracy McGrady qui s’occupe de leur apprendre la vie. Au rayon des joueurs bien agaçants, on retrouve Peja Stojakovic et Chris Webber qui portent une belle équipe de Sacramento… fans des Kings vous savez ce qu’il vous reste à faire. Si on se base sur le jeu en lui-même, on passe d’une version orientée arcade en 2003 à une version plus axée simulation en 2004. La montée en puissance est réelle, elle aboutira sur le chef-d’œuvre de 2005 qui complètera une trilogie marquant l’apogée de la licence d’EA Sports avant sa descente aux enfers.

Voilà donc pour les incontournables de la saga NBA Live. La licence d’EA Sports était une pionnière, elle aura tenu bon plusieurs années avant de céder face au monstre NBA 2K. Sa disparition a sonné le glas d’une concurrence que l’on ne peut que regretter. Si 2K et NBA Live se tiraient encore la bourre, les opus rivaliseraient de nouveautés pour notre plus grand plaisir.

Source texte : Raw Game Opener, AuxGod, Throwback Hoops.

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