Mavericks

L’usage rate de Luka Doncic atteint des records cette saison : logique on a envie de dire, mais attention à ne pas se cramer avant Noël

Luka Doncic

Quand on demande à Luka de sortir.

Source image : NBA League Pass

Défaits à Orlando puis à Washington dans la foulée, les Mavs n’ont pas montré un visage très rassurant sur les deux derniers matchs. C’est simple, quand Luka Doncic n’y arrive pas, Dallas se casse la binette. Une dépendance qui se traduit par un usage rate record, mais qui peut rapidement devenir inquiétante.

Usage rate : estimation du pourcentage de possessions qu’une équipe met dans les mains d’un joueur lorsqu’il est sur le terrain. Vous l’aurez compris, celui de Luka est démentiel.

Luka Doncic a enchaîné neuf matchs à plus de 30 points lors des neuf premiers matchs de la saison. Le matador évoluait alors sur une planète bien éloignée, mais la redescente fait mal depuis quelques jours. Sur les deux derniers matchs des Mavs – qui se sont terminés par deux défaites – le Slovène tourne à 23 points de moyenne sans oublier 7,5 rebonds et 6 offrandes. Une ligne de stats que tous les humains souhaitent atteindre un jour. Sauf que Luka Doncic est un extraterrestre et que ces moyennes-là soulignent peut-être un petit coup de fatigue qui se confirme quand on zieute les pourcentages au tir du wonder boy : 34,5% en tout et 27,7% de la buvette.

Une lunette bien réglée dépend principalement d’un bon rythme, forcément quand la fatigue commence à se faire ressentir la précision en prend un coup. Loin de nous l’idée de dresser des constats médicinaux – on n’a pas de blouse en plus – mais lorsqu’un joueur possède un usage rate de 39,1% (numéro 1 en NBA, record pour lui), on veut bien avancer le fait que son organisme en prend un coup. Pas besoin d’étudier les chiffres, il suffit juste de s’asseoir devant un match de Dallas pour voir que l’ancien de la Casa Blanca a presque tous les ballons en attaque. Pas de problèmes quand Luka Doncic est en forme comme sur le début de saison, mais lorsqu’il a mangé trois hamburgers la veille un coup de pompe, Dallas tremble. Cette surutilisation inquiète forcément Jason Kidd qui a été questionné sur le sujet après la défaite à Washington :

“Tout le monde va dire qu’il n’a que 23 ans, mais il est humain. Lorsque tous les soirs les adversaires s’en prennent à vous sur le plan défensif et qu’on vous demande de tout faire en attaque… une usure finira par se faire ressentir au bout de 25 matchs. Je dirais que c’est aux alentours de Noël que cela se verra.”

Lulu cramé pour le réveillon de Noël ? C’est un scénario possible quand on voit un usage rate si excessif. Seul James Harden en 2019 (40,5%) et Russell Westbrook en 2017 (41,7%) ont connu un ratio plus élevé. Pas forcément une bonne nouvelle pour les fans de Dallas quand on regarde la réussite de ces franchises ces années-là (élimination au deuxième et au premier tour des Playoffs).

Cette saison, il n’y a que Giannis Antetokounmpo qui arrive à suivre Doncic avec 38,1%. La différence, c’est que le Grec ne doit pas créer autant que le Slovène avec notamment Jrue Holiday à la mène et que Milwaukee peut s’appuyer sur la meilleure défense NBA pour gagner. Si Jalen Brunson soutenait Doncic l’année dernière, depuis son départ le costume de numéro dos n’est pas franchement endossé. Spencer Dinwiddie semble s’y acclimater sur les deux dernières rencontres, mais il doit enfin devenir plus régulier à Dallas. Christian Wood peut aussi jouer ce rôle lorsqu’il sera rétabli de son bobo au genou mais il reste un intérieur.

En attendant, Luka Doncic est au four et au moulin, une tactique payante lorsqu’il est en rythme, mais qui impacte aussi le joueur sur le long terme. Si Jason Kidd est inquiet de l’usage rate de son prodige, il l’est aussi des coups reçus par le natif de Ljubljana. “Le parquet gagne toujours quand vous tombez”, une belle analyse de la part d’un coach qui va devoir trouver des solutions autour de Luka pour espérer briller sur le long terme.

Luka Doncic est un franchise player hors du commun qui porte Dallas sur ses épaules. Mais attention, Lulu peut être vite rattrapé par la fatigue si son équipe continue de ne compter que sur sa réussite. Jason Kidd va devoir réaliser quelques ajustements pour ne pas cramer son Slovène joufflu. 

Source texte : David Aldridge, Mavs.com, Basketball Reference.

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