MVP Rankings

La Course au MVP 2022-23 : Giannis clair numéro 1, mais qui le suit dans ce premier Top 10 ?

Giannis tout en haut, Luka derrière, Spida sur le podium.

Source image : TrashTalk

Vous l’attendiez avec impatience, la voici ! Après trois semaines de compétition et une bonne dizaine de matchs joués pour chaque équipe NBA, la première édition de la Course au MVP 2022-23 sort tout juste du four. Qui a pris les devants ? Qui s’incruste dans le Top 10 ? Quelles sont les forces en présence et les surprises ? Attaquons tout ça ensemble sans plus attendre !

Stats : 24,8 points / 9,3 rebonds / 7,7 assists / 47,9% au tir
Bilan : 6 victoires – 5 défaites

Touché par une blessure aux adducteurs il y a quelques jours, Pascal Siakam a été coupé dans son élan et regardera les prochains matchs de Toronto depuis l’infirmerie. Mais impossible de ne pas l’inclure dans cette première édition de la Course au MVP tellement il a été énorme depuis la reprise. Alors que les Raptors ont dû affronter un calendrier bien épicé, Spicy P était partout pour aider les Dinos à afficher un bilan positif après une dizaine de matchs. Il affiche non seulement sa meilleure moyenne au scoring en carrière, mais il a surtout franchi un gros step en matière de playmaking pour sublimer le collectif canadien. On peut l’affirmer sans trembler : depuis la fin de la saison dernière, Siakam est dans une nouvelle dimension et à 28 ans, il semble en route pour réaliser la meilleure saison de sa carrière. S’il évite les bobos…

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Stats : 25,0 points / 6,1 rebonds / 4,6 assists / 1,7 steal / 47,6% au tir
Bilan : 6 victoires – 5 défaites

Comme les Clippers, Paul George a commencé la saison doucement. Mais depuis cinq matchs et alors que Kawhi Leonard enchaîne les trips à l’infirmerie, PG-13 cartonne. 31 points, 5,6 rebonds et 5,2 passes de moyenne sur ses cinq dernières sorties, à 55% au tir dont 45% à 3-points et des actions bien clutch, autant dire que Paulo a lancé sa campagne et ça a permis à Los Angeles de repasser dans le positif avec quatre victoires en cinq rencontres. De quoi offrir un titre de joueur de la semaine à George, qui va probablement devoir conserver ce niveau-là une bonne partie de la saison étant donné les grosses incertitudes autour de Kawhi. Peut-il garder le rythme ? Si oui et que les Clips grimpent un peu au classement, PG-13 pourrait bien se retrouver plus haut dans ce Top 10 à l’avenir.

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Stats : 32,6 points / 7,1 rebonds / 6,9 assists / 1,1 steal / 51,2% au tir (43,1% à 3-points)
Bilan : 4 victoires – 7 défaites

Les raisons pour expliquer le début de saison claqué des Warriors sont nombreuses, mais Stephen Curry n’en fait pas partie. Au contraire, sans les performances monstrueuses de Steph, sans doute que Golden State serait encore plus dans la mouise. Le MVP des dernières Finales a repris là où il s’était arrêté en juin, traduction il est tout simplement injouable. Demandez donc aux Kings, qui viennent de se prendre 47 pions de la part de Curry lundi soir alors qu’ils rêvaient d’aller chercher un gros succès sur le parquet du champion en titre. Bref il est parti sur des bases exceptionnelles et même si son bilan collectif joue forcément contre lui, on ne pouvait tout simplement pas l’ignorer.

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Stats : 30,8 points / 4,6 rebonds / 5,8 assists / 1,4 contre / 2,1 steals / 53,9% au tir
Bilan : 4 victoires – 6 défaites

Perturbé dans sa prépa à cause d’un bobo au genou, Shai Gilgeous-Alexander n’a pas connu de retard à l’allumage. Au contraire, l’arrière est sur tous les fronts soir après soir et permet à un Thunder forcément limité d’être plus que respectable en ce début de saison. Tellement crafty, tellement talentueux, tellement malin et fort balle en main, SGA joue tout simplement le meilleur basket de sa carrière. Sa performance XXL dans le comeback d’Oklahoma City à Dallas fin octobre reste encore dans nos têtes (38 points, 9 passes), tout comme ses prestations face à son ancienne équipe des Clippers qu’il a battue à deux reprises. Une première nomination au All-Star Game l’attend s’il continue sur cette voie, on espère juste que le plan tanking du Thunder ne va pas forcer Shai à aller sur la touche. Parce que ce qu’il nous montre cette année, c’est juste énorme.

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Stats : 27,1 points / 4,2 rebonds / 5,1 assists / 48,5% au tir
Bilan : 7 victoires – 3 défaites

L’intersaison des Suns a été tumultueuse, et on pouvait se demander si Phoenix allait véritablement rester dans l’élite de l’Ouest vu les vibes pas tip-top qui entouraient la franchise. Mais après dix matchs de régulière, les Cactus sont toujours là avec un bilan de sept victoires pour trois défaites synonyme de deuxième place de la Conférence. Raison numéro 1 à ce bon départ : Devin Booker. L’arrière All-Star a démarré très fort pour porter les siens : 28 points dans une revanche face aux Mavericks, 35 contre les Clippers, 34 face aux Warriors (coucou Klay Thompson), bref il fait du Devin Booker. Et peut-être qu’il devra en faire encore plus sachant que Cam Johnson est out pour plusieurs semaines, que Jae Crowder est toujours en instance de départ, et que le duo Chris Paul – Deandre Ayton connaît des petits bobos. Zone potentiellement dangereuse donc pour Phoenix, mais belle opportunité pour Booker de solidifier encore plus son dossier.

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Stats : 28,5 points / 5,7 rebonds / 7,1 assists / 47,5% au tir (45,7% à 3-points)
Bilan : 7 victoires – 4 défaites

Ja Morant a changé de dimension la saison dernière et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Même si les Grizzlies souffrent défensivement en l’absence de Jaren Jackson Jr., Ja enchaîne grosses perfs et highlights comme on pouvait s’y attendre. Signe hyper positif en ce début de saison même si c’est sur un échantillon limité : sa grosse adresse à 3-points, qui jusque-là représentait son « point faible ». On ne s’attend pas à ce qu’il reste à plus de 45% sur la saison mais s’il peut tourner autour des 40, attention la concu car le phénomène pourrait bien devenir encore plus redoutable qu’il ne l’est déjà. Outre progresser sur son tir extérieur, l’autre objectif pour Morant sera d’éviter au maximum l’infirmerie, car c’est ce qui avait plombé son dossier MVP la saison dernière. S’il peut lâcher une campagne complète, Ja sera forcément dans le mix tout au long de la saison.

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Stats : 31,2 points / 7,5 rebonds / 4,0 assists / 1,4 contre / 49,8% au tir
Bilan : 7 victoires – 3 défaites

Jayson Tatum n’a pas peur de le dire : le titre de MVP fait partie de ses gros objectifs individuels. Et il assume sur le terrain en ce début de saison. Nommé meilleur joueur de la Conférence Est après une semaine de compétition, Tatum a permis aux Celtics de commencer leur campagne sur les bons rails malgré les turbulences liées à l’affaire Ime Udoka. Sa performance claquée en Finales NBA définitivement dans le rétro, JT est reparti de plus belle à base notamment de gros cartons offensifs, avec en plus la meilleure efficacité au tir de sa carrière et une moyenne record aux lancers-francs (presque 9 par match). Son festival sur les terres de Ja Morant lundi, où il a planté 39 points tout en mettant le couvercle sur la ligne des lancers en fin de match, est symbolique de son début de saison de patron. « Je le dis toujours, je veux avoir un impact positif des deux côtés du terrain, surtout quand je joue contre d’autres grands joueurs. C’est ce que j’essaye de faire tous les soirs » a notamment déclaré JT après la victoire à Memphis. Quelque chose nous dit qu’on aura Jayson dans la conversation jusqu’en avril…

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Stats : 31,2 points / 4,1 rebonds / 6,0 assists / 1,3 steal / 50,5% au tir (45,1% à 3-points)
Bilan : 8 victoires – 2 défaites

On avait hâte de voir ce que pouvait donner le duo Donovan Mitchell – Darius Garland après l’arrivée du premier à Cleveland. On a dû attendre sept matchs étant donné que Darius s’est blessé lors de la rencontre d’ouverture, sept matchs durant lesquels Spida a véritablement car-to-nné. Replacé sur le poste 1, Donovan a pris les Cavaliers sur son dos en enchaînant les grosses perfs au scoring mais aussi dans le playmaking. Une double casquette qui a permis à Cleveland – deuxième défense NBA dans le même temps – de démarrer très fort et de s’installer juste derrière les Bucks dans la hiérarchie de la Conférence Est. Avec le retour de Garland il y a quelques jours, Mitchell va forcément devoir partager un peu plus certaines responsabilités mais à ce qu’on a pu voir depuis, les deux semblent déjà sur la même longueur d’onde. Voilà qui promet pour la suite.

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Stats : 36,0 points / 8,4 rebonds / 8,3 assists / 1,9 interception / 52,4% au tir
Bilan : 6 victoires – 3 défaites

Ces dernières saisons, Luka Doncic avait pris la mauvaise habitude de démarrer sa saison régulière en trottinant et avec quelques kilos en trop sur la balance. Cette année ? C’est tout l’inverse. Scorant minimum 30 points sur l’ensemble des neuf premiers matchs de Dallas, Luka est toujours en route pour aller menacer le record de Wilt Chamberlain, qui en avait enchaîné 23 pour commencer sa folle saison 1962-63. Mais outre ces folies statistiques, on a aussi une équipe de Dallas qui reste sur quatre victoires de suite sous l’impulsion de son génie, prenant ainsi place dans le Top 5 de la Conférence Ouest. Locked-in, Doncic semble tout simplement en mission pour porter Dallas le plus haut possible et s’il continue, on ne voit pas qui sur cette pauvre Terre pourrait l’empêcher d’aller chercher un premier titre de MVP. Enfin si, mais il vient d’une autre planète…

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Stats : 31,8 points / 12,2 rebonds / 5,3 assists / 1,4 contre / 1,1 interception / 54,2% au tir
Bilan : 9 victoires – 1 défaite

Giannis Antetokounmpo en numéro 1, on ne peut pas y échapper. Possédant déjà deux trophées de MVP dans son armoire à trophées, le Greek Freak pourrait se reposer sur ses lauriers et faire juste le nécessaire pour permettre aux Bucks de traverser la saison régulière sans trop d’encombres. Sauf que ce n’est pas du tout la mentalité du bonhomme. On joue depuis dix matchs et Giannis affiche déjà une intensité de Playoffs. Il a activé le mode rouleau compresseur dès le premier jour, portant Milwaukee vers le meilleur début de saison de son histoire avec neuf victoires en neuf rencontres, tout ça sans Khris Middleton et Pat Connaughton. Avec ses stats de folie, son énorme impact, le meilleur bilan de toute la NBA et surtout cette impression de domination rarement vu auparavant, le Freak a posé des bases très très solides pour entrer dans le cercle fermé des joueurs ayant remporté minimum trois titres de MVP de la saison régulière.

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Mentions honorables : Trae Young et Dejounte Murray (Hawks), Nikola Jokic (Nuggets), Kevin Durant (Nets), Jaylen Brown (Celtics), DeMar DeRozan (Bulls), Lauri Markkanen (Jazz), Keldon Johnson (Spurs), Zion Williamson (Pelicans), Tyrese Haliburton (Pacers).

Le MVP de la NBA au 9 novembre, pour vous c'est :

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