Los Angeles Clippers

John Wall était « furieux » de sa mise à l’écart chez les Rockets : libérée, délivrée, la parole de Jean Mur commence à se délier

John Wall 26 octobre 2022

« Moi, tu ne me parles pas de placard »

Source image : Montage via YouTube

Après une très longue année à prendre la poussière, John Wall a quitté le placard du Texas pour le soleil de Californie. Comme un poisson dans l’eau depuis son arrivée chez les Clippers, l’ancien meneur des Wizards se lâche et il a clarifié certaines choses : il voulait jouer au basket lors de la dernière saison.

Un magicien qui se retrouve dans un placard, car personne ne veut de lui, tiens ça nous rappelle presque quelque chose… C’est en tout cas la situation vécue par John Wall lors de la saison 2021-22. Rappelez-vous, en début de saison, les Rockets proposent deux solutions au numéro uno de la Draft 2010 : soit il accepte de jouer une dizaine de minutes par match en laissant la place aux jeunots, soit il reste en slip chez lui en attendant un transfert ou un départ. À l’époque, tout le monde s’accorde sur la deuxième proposition et Jean Mur devient l’homme au foyer le mieux payé du pays (44 millions). La franchise fait donc une croix sur le meneur qui sort alors d’un exercice 2020-21 correct, où il avait conduit la fusée le tank des Rockets avec 40 matchs pour 20,6 pions, 3,2 rebonds et 6,9 offrandes. Un rôle de mentor que l’ancien dragster aurait bien continué, d’après ses dires. Il n’était pas d’accord pour chômer toute l’année, et légèrement irrité comme il l’a confié à Sam Amick de The Athletic :

« J’étais furieux. Je voulais jouer au basket. Lors de la dernière réunion que j’ai eue là-bas, ils m’ont dit : ‘Oh, tu sors d’une excellente année. Nous sommes impatients de te voir l’année prochaine. Construis sur cette base et essaye d’aider les jeunes ». Je pensais donc que j’allais avoir le même rôle que la saison précédente. »

Certaines portes ont dû vaciller sur le passage de John Wall après cette réunion et la suite a été plus que compliquée pour le quintuple All-Star. Loin des terrains, le dragster s’est laissé gagner par des idées noires. Blessures, deuils familiaux, il faut dire que le bonhomme a vécu trois dernières années délicates, mais il est bel et bien de retour sur les parquets sous les couleurs d’une équipe prétendante. Pour l’instant son acclimatation se passe plutôt bien. Monsieur Mur fait le taf en sortie de banc avec 14,7 points, 2,3 rebonds et 3,7 assists de moyenne. John Wall doit encore retrouver du rythme et des repères, normal pour un joueur dont la dernière saison complète remonte à la cuvée 2016-17. Mais son arrivée à Los Angeles lui a redonné le sourire et le sens de la punchline, en atteste ce tacle non maîtrisé sur les lancers du Shaq.

Quoi qu’il en soit, l’ancien de Kentucky est de retour en NBA et il n’hésite pas à dire ce qu’il pense. Visiblement le bougre ne voulait pas passer 12 mois au placard dans la base aéronautique, mais ses dirigeants en ont décidé autrement. On a pu avoir accès à son calendrier – pas du tout – et deux rencontres sont entourées en rouge vif, précisément le 31 octobre et le 2 novembre. Spoiler, l’adversaire des Clippers ces soirs-là commence par « Hous » et fini par « Ton ». La vengeance est un plat qui se mange froid et John Wall pourrait bien sortir le lance-roquettes.

Au milieu des araignées et des balais, John Wall n’a pas kiffé sa dernière année chez les Rockets. Le meneur n’était d’ailleurs pas d’accord avec cette mise à l’écart et assez énervé contre la direction des Fusées. Mais cette histoire est du passé et quoi de mieux que le terrain pour se rappeler au bon souvenir de ceux qui lui ont fait prendre la poussière ? 

Source Texte : The Athletic, Farbod Esnaashari

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