Nets

Ben Simmons a fait ses grands débuts avec les Nets : il est costaud, il est altruiste et il envoie des briques au lancer, bref il n’a pas changé

Parmi les quelques cracks qui faisaient cette nuit leur retour après un long – voire très long – repos forcé, Ben Simmons avait logiquement une belle gueule de tête d’affiche. Pas forcément le plus talentueux de la bande, mais en tout cas celui qui cristallisait le plus l’attention, du fait de son absence donc, longue de 470 jours, mais également de son “dossier”, celui d’un mec partir fâcher des Sixers et qui retrouvait donc cette nuit les parquets et les… Sixers, mais sous le maillot des Nets.

Les statistiques de cette moitié de match de basket c’est juste ici

Qui dit Nets dit éternels seconds à New York évidemment Kevin Durant et Kyrie Irving, et c’est donc une lineup aussi nouvelle qu’excitante que nous avait proposé Steve Nash cette nuit. Kyrie à la mène, Joe Harris poste 2, KD dans l’aile, Nic Claxton dans la raquette et Ben Simmons dans un rôle de point forward, poste 4 mais bien souvent responsabilisé à la mène, on y vient. La dernière fois que Benny avait joué au basket ? Une élimination sans gloire, pour rester poli, face aux Hawks en demi-finale de conférence, et notamment un shoot que le meneur des Sixers avait refusé de prendre dans le money time qui lui avait valu mille punchlines et qui avait surtout fait couler beaucoup d’encre dans une ville de l’amour fraternel qui n’en avait du coup plus que le nom. 470 jours plus tard revoici donc Ben Simmons, lui qui nous a offert des dizaines d’outfit intéressants la saison passée sur le banc de Brooklyn mais lui que l’on préfère tout de même en short. Les débuts de BS avec sa nouvelle franchise ? Du Ben Simmons dans le texte, comme pour nous envoyer ce premier message : moi non plus je n’ai pas changé.

Des caviars trouvés pour ces messieurs Durant ou Harris, de la bonne grosse coupe dans la raquette pour finir seul au dessus du cercle, les responsabilités prises en attaque en annonçant les premiers systèmes, souvent avec Claxton à la finition, une grosse présence en défense, quel corps quand même, et ces skills qu’on lui connait depuis toujours mais qu’on était à deux doigts d’oublier. Une no-look pass par-ci, un sourire par là et un trailer qui déboule, Ben Simmons is back et il est de retour avec ses qualités et ses défauts. Des défauts qui eux non plus non donc pas changé. Julio Iglesias, Jacques Villeret et Ben Simmons même combat, on parle d’un mec sous le panier qui décide de s’en écarter pour tenter un hook main droite en reculant, du genre de ceux qui ont du faire vomir Kareem Abdul-Jabbar. On parle d’un 0/2 au lancer car ça n’a jamais été son fort, et globalement d’un des mecs ayant le potentiel pour être l’un des meilleurs joueurs de la Ligue mais qui devient aussi utile qu’un verre d’eau à Ibiza quand il est à plus de trois mètres du cercle.

On ne le refera pas, on ne va pas non plus passer à mille ans à analyser le match d’un mec qu’on va de toute façon regarder des dizaines de fois cette saison, alors il est l’heure de vous dire que le Kangoo a finalement cumulé 6 points, 4 rebonds et 5 passes en 19 minutes avant de s’assoir durant toute la deuxième mi-temps, tout comme Kevin Durant et Kyrie Irving notamment car c’est ce qui était prévu. Ah oui, du coup on a bien failli oublier de vous parler de ce match, même si très honnêtement on s’en fout un peu, mais sachez que côté Sixers James Harden, P.J. Tucker et Joel Embiid étaient absents, et que par conséquent Tyrese Maxey s’est occupé de saigner la première mi-temps avec les 10 premiers points de son équipe et 20 au total. Des Sixers qui ont très vote mené de 20 pions mais qui furent rejoints avant la pause suite à un gros run initié par Kyrie et KD, parait qu’ils ne sont pas mauvais quand ils veulent bien jouer au basket, et en deuxième mi-temps on a donc eu droit, comme prévu, à un genre de foire à la saucisse présidée par Yuta Watanabe, Paul Reed, Cam Thomas, le revenant Edmond Sumner ou encore Justin Champagnie et Furkan Korkmaz. Autant vous dire qu’on a absolument pas regardé la deuxième moitié du match, d’autant plus que dans le même temps Jamal Murray envoyait des buckets et Ja Morant des 360.

Ce qu’il faut retenir donc de ce premier match de Ben Simmons après 470 jours de disette ? Que lui non plus n’a pas changé, qu’il est toujours celui qu’on a aimé. Vivement la suite, sauf aux lancers.

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