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Myles Turner et Buddy Hield aux Pacers, ça va durer jusqu’à quand ?

Pas mal dans les rumeurs, Myles Turner et Buddy Hield sont toujours à Indiana. Reste à voir jusqu’à quand…

Source image : Montage YouTube

Se débarrassant de Caris LeVert, Domantas Sabonis et Malcolm Brogdon en l’espace de quelques mois, les Pacers ont changé de direction pour privilégier une reconstruction autour des jeunots et notamment la pépite Tyrese Haliburton. Mais quid de Myles Turner et Buddy Hield, les deux « anciens » du groupe de Rick Carlisle ? 

Tyrese Haliburton, deux années d’expérience en NBA. Bennedict Mathurin, rookie. Chris Duarte, sophomore. Le présent et l’avenir des Pacers, il se construit avant tout autour de ces gars-là. Se rendant compte qu’ils n’allaient nulle part, les Pacers viennent de tourner une vraie page et on se demande logiquement si Myles Turner et Buddy Hield – pas vraiment sur la même timeline que les mecs cités juste au-dessus – vont également emprunter le chemin de la sortie, comme LeVert, Sabonis et Brogdon. Le pivot et le sniper ont effectivement été cités dans plusieurs rumeurs cet été, et pourraient apporter une contribution précieuse à des équipes ambitieuses cherchant à combler certains points faibles spécifiques.

Le cas Myles Turner

Myles Turner et les rumeurs de transfert, on a l’habitude. Chaque été, chaque trade deadline, on retrouve son nom parmi les potentiels candidats à un trade. Et vu sa situation contractuelle, ce n’est pas près de s’arrêter. En effet, le pivot de 26 ans est sur le point d’entrer dans la dernière année de son deal de 80 millions de dollars sur quatre ans signé en octobre 2018. Et qui dit dernière année de contrat dit décision à prendre pour Indiana si la franchise veut éviter le risque de le perdre contre peanuts à la Free Agency 2023. Plutôt prolongation de contrat* ou transfert à venir ? Là est toute la question. D’après certaines rumeurs balancées par l’insider Marc Stein au cours de l’intersaison, la franchise d’Indianapolis pencherait plus vers la première option, le transfert de Domantas Sabonis permettant notamment de libérer de la place dans la raquette pour Turner. On vient d’ailleurs d’avoir la confirmation qu’il ne serait pas tradé avant le début de la régulière. Cependant, à cause des problèmes de blessure du pivot en deuxième partie de saison dernière, les Pacers n’ont toujours pas eu le moindre aperçu de Myles au sein de la nouvelle configuration de l’équipe. Cela pourrait refroidir un peu les dirigeants d’Indy au moment de proposer une belle somme à leur joueur, et n’oublions pas qu’il existe aussi un scénario où Turner décide de tester le marché l’an prochain plutôt que de prolonger dans la franchise qui l’a drafté en 2015. Dans ce cas-là, on voit mal comment on ne pourrait pas assister à un transfert avant la prochaine trade deadline…

*Pour info, Myles Turner est théoriquement éligible à une extension de 97 millions de dollars sur quatre saisons. 

Le cas Buddy Hield

Le cas Buddy Hield est radicalement différent de celui de Myles Turner, même si lui aussi fait partie des candidats pour un transfert. Le sniper est arrivé à Indiana au cours de la dernière trade deadline en compagnie de Tyrese Haliburton, dans le cadre de l’échange impliquant Domantas Sabonis. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que les Pacers ont réalisé cette transaction avant tout pour s’attacher les services d’Hali, tandis que Buddy a surtout été intégré dans le deal pour pouvoir faire matcher les salaires. Néanmoins, faut bien avouer que l’ancien des Kings s’éclate pas mal dans l’Indiana malgré les mauvais résultats des Pacers, lui qui a tourné en 18 points – 5 rebonds – 5 passes sur les 26 matchs disputés sous ses nouvelles couleurs. Montrant une belle progression au niveau du playmaking sous les ordres de Rick Carlisle, Hield a l’impression de grandir en tant que joueur à Indianapolis et peut-être qu’il voit les Pacers comme plus qu’une simple étape dans sa carrière. Ce sentiment est-il réciproque ? À voir, car Indiana a du monde à l’extérieur avec également les jeunots Chris Duarte et Bennedict Mathurin. En tout cas, contrairement à Turner, l’arrière est encore sous contrat une année après la saison qui arrive, ce qui rend la situation moins urgente que celle du pivot d’Indiana.

Rendez-vous à la prochaine trade deadline ?

Nous sommes à quelques jours du début des camps d’entraînement, et à un mois du premier match de la saison régulière 2022-23. On a entendu les noms de Myles Turner et Buddy Hield dans plusieurs rumeurs, notamment pour un potentiel transfert aux Lakers contre Russell Westbrook et des choix de premier tour de draft. Mais pour l’instant rien ne s’est matérialisé. Du coup, on se donne plutôt rendez-vous à la prochaine trade deadline pour rouvrir ces dossiers ? On sait que la deadline de février est toujours un moment à part car c’est la dernière vraie opportunité pour les franchises de se renforcer en vue de la fin de saison et des Playoffs. C’est une période où beaucoup de choses peuvent se décanter, peut-être plus que pendant l’été tout simplement car il y a déjà une demi-saison qui a été jouée, avec tous les enseignements qui vont avec.

Myles Turner et Buddy Hield, ce sont typiquement des joueurs que des équipes ambitieuses peuvent viser à la deadline. Le premier est à la fois une vraie force de dissuasion à l’intérieur à travers sa capacité à contrer tout ce qui bouge (près de 3 contres par match), et il peut en même temps écarter le terrain grâce à son adresse honorable à 3-points pour un pivot (35% en carrière). Même si Turner se voit comme un intérieur pouvant apporter bien plus que de la protection de cercle et du spacing, cette combinaison a de quoi séduire certaines franchises cherchant à se renforcer dans ces secteurs-là. L’élément qui entoure aussi le dossier Myles Turner et qui explique peut-être pourquoi ce dernier est toujours bloqué, c’est la blessure qu’il a subie la saison dernière (aucun match joué depuis le 17 janvier à cause d’une fracture de fatigue au pied) et qui met un peu tout le monde en stand-by. Mais le pivot de 26 ans assure qu’il est désormais en bonne santé et les prochaines semaines permettront de le réévaluer dans son nouveau rôle (s’il n’est pas tradé d’ici là évidemment). De quoi faire un vrai bilan en février prochain.

Quant à Hield, il possède l’une des armes les plus recherchées dans la NBA actuelle : le shoot à 3-points. Pratiquement 40% de réussite en carrière derrière l’arc et l’un des shooteurs les plus prolifiques de loin dans la Ligue, voilà ce qu’apporte Buddy Love. Comme Turner, Hield pense pouvoir faire plus que ce que dit sa réputation de scoreur/shooteur, mais on le voit bien dans une équipe cherchant à jouer les premiers rôles et à la recherche de spacing. Comme chaque année, il y aura forcément des équipes qui voudront réaliser un gros coup à la trade deadline et Buddy Hield – à travers ses qualités offensives – pourrait bien être l’un des joueurs les plus convoités du circuit à ce moment-là.

Myles Turner et Buddy Hield aux Pacers, ça va durer jusqu’à quand ? Alors qu’on les pensait plus ou moins sur le départ, les deux sont toujours à Indianapolis et l’incertitude continue de les entourer. Vous l’avez compris, il faudra particulièrement surveiller la trade deadline du mois de février 2023, car leur dossier pourrait bien se débloquer à ce moment-là. En attendant, on gardera un œil sur leur production dans cette nouvelle version des Pacers, avec Tyrese Haliburton dans le rôle de chef d’orchestre. 

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