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NBA Flashback 2021-22 : quand Chris Paul claquait 33 points à 100% au tir et évitait le piège Pelicans au premier tour des Playoffs

Chris-Paul 15 novembre 2021

Monsieur Propre.

Source image : YouTube

Période creuse oblige, TrashTalk a pris l’habitude chaque été de vous faire revivre avec émotion les plus grands moments de la saison écoulée. Même en 2021 d’ailleurs, malgré un été qui avait alors mis l’ensemble de nos forces vives en PLS, mais ça c’est une autre histoire. On reprend donc notre bonne vieille formule, on recule de quelques pas, de quelques mois, et on se souvient que cette saison 2021-22 fut folle, du premier au dernier jour. Aujourd’hui ? Retour sur la performance XXL de Chris Paul dans le Game 6 du premier tour des Playoffs 2022.

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Il existe certains soir durant lesquels un joueur semble intouchable. Des soirées qui deviendront mythiques, portées par un acteur brillant et loin, très loin au-dessus des autres. Ce soir du 28 avril 2022, Chris Paul était de ceux-là. Incandescent et d’une propreté diabolique, le Point God va faire honneur à son surnom en livrant une performance légendaire, désormais inscrite pour l’éternité dans les lignes de sa brillante histoire en NBA. Opposés à une surprenante équipe des Pelicans, les Suns de Monty Williams n’ont besoin que d’une victoire pour valider leur passage en demi-finale de la Conférence Ouest. Jusqu’à présent sans Devin Booker, blessé à l’ischio depuis le Game 2, les Soleils ont fait la majorité du taf et doivent absolument s’imposer chez les Pels pour éviter un Game 7 franchement relou. Tiens d’ailleurs, en parlant de D-Book, l’arrière est en tenue ce soir et Phoenix dispose désormais de son backcourt All-Star. De quoi envisager plus sereinement la suite. Côté NOLA, l’effectif est quasiment au complet aussi, excepté les absences Kira Lewis Jr et de Zion Williamson, Thanos étant out pour la saison. Drivée par un Brandon Ingram en feu, la bande à Willie Green dispose d’une vrai force collective, au point même d’accrocher les derniers finalistes en titre. Ce Game 6 est toutefois celui de la dernière chance, et les Pels vont devoir s’imposer à la maison pour ne pas se retrouver en vacances dès le lendemain.

La partie débute et Chris Paul commence son entreprise de démolition. Le meneur enchaîne deux mi-distance compliqués. Filoche et filoche, CP3 a déjà les doigts qui brûlent. Les Suns prennent le lead pendant quelques minutes, mais C.J. McCollum se démène pour réduire l’écart et permet même aux Pels de passer devant. Le match est serré et l’ambiance électrique, le premier quart se termine sur une parfaite égalité (28-28). Le début du second quart est au passage franchement dégueu, les deux équipes accumulant fautes et tentatives manquées. Quelques minutes plus tard, Chris Paul fait son retour sur le parquet et continue tranquillement de disséquer une défense louisianaise incapable de le stopper. Impeccable au shoot, le meneur rentre une nouvelle fois deux tirs à mi-distance, sur les tronches d’Alvarado et d’Herbert Jones. En plus de briller offensivement, Papy Paul se donne corps et âme pour son équipe, à l’image de cette action pleine de hustle où le meneur se jette au sol pour récupérer un ballon chipé par Jae Crowder. À croire que son retour dans ville qui en a fait une superstar lui a donné des ailes. Allez, trêve de supputations, Chrissou a un match à remporter. CP3 ajoute deux lancers francs dans la besace – réussis évidemment – et tout le monde rentre aux vestiaires, les Pels sont devant de dix points (58-48). À l’entame de la seconde manche, CP3 compile 10 pions à 4/4 au shoot et 2/2 sur la ligne des lancers-francs. Jusque-là rien d’extraordinaire, mais la suite s’annonce bien plus sympa.

Au retour des vestiaires, Paul remet le bleu de chauffe et envoie un troisième quart stratosphérique. Bien décidé à boucler l’affaire, le meneur des Suns joue et fait jouer, à l’image de ce caviar pour Jae Crowder qui récolte la faute et les deux points. Intenable balle en main, CP3 se faufile dans la défense des Pelicans et bombarde à mi-distance. Le mec est dans la zone et personne ne semble être en mesure de l’en sortir. Minutes après minutes, le Point God enfile les pions sans ne jamais se rater. La rencontre commence alors à basculer, et les Suns ne sont plus qu’à trois petits points avant la dernière manche (85-82). Les douze dernières minutes de Chris Paul en chiffres ? 13 points à 6/6 au shoot, 3 passes décisives et les chevilles de Brandon Ingram dans la popoche arrière. Vous avez dit propreté ? Comme si cela ne suffisait pas, CP3 s’arrache pour permettre aux siens de reprendre le lead dans le dernier quart. Trois mi-distance plus tard – décidément c’est son truc – et les Suns repassent enfin devant (101-100). Avec son crâne rasé et sa barbouse, Chris Paul est le daron de ce match. Le meneur gère le money time d’une main de maître. Tout lui réussi et même la chance semble être de son côté, comme sur ce floater qui rebondira trois fois sur le cercle avant de rentrer. Phoenix creuse peu à peu l’écart et semble se diriger vers la victoire. Cricri ajoute deux lancers francs supplémentaires et un ultime shoot à mi-distance pour parachever son œuvre. 33 points à 100% au tir (14/14 et 4/4 sur la ligne) et 8 passes décisives, c’est ce que l’on appelle une masterclass. Historique, mythique ou légendaire, choisissez le qualificatif qui vous convient, toujours est-il que Chris Paul vient de rentrer encore un peu plus dans les manuels d’histoire. Jamais un joueur n’avait marqué autant de points sans rater de tirs dans une rencontre de Playoffs. Mieux encore, saison régulière et PO compris, seul Wilt Chamberlain fait mieux. Niveau comparaison, on a déjà vu pire. Avec cette victoire 115-109, les Suns se qualifient et accèdent aux demi-finales de conférence, durant lesquelles ils retrouveront des Mavs qui finiront par en venir à bout après sept matchs.

Ce soir-là, Chris Paul a écrit encore un peu plus les lignes de sa formidable histoire en NBA. Toujours à la recherche d’un titre si convoité, le Point God pourrait bel et bien finir par rejoindre le triste club des monstres sans bagouze. Allez Chris, il reste encore quelques saisons pour tenter de faire bouger les choses. 

Source texte : Twitter

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