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Julius Erving, LeBron James, Mario Chalmers, Hamidou Diallo : qui sont les meilleurs numéros 6 de l’histoire de la NBA ?

Julius Erving Rock The baby Dunk

En ce moment le 23 c’est has-been.

Source image : NBA League Pass

Ce jeudi, la NBA a décidé d’immortaliser l’histoire comme elle ne l’avait jamais fait auparavant en retirant le numéro 6 des 30 franchises qui la composent. Un puissant hommage à la carrière de Bill Russell, très largement sortie des limites du terrain, qui passe au second plan tous les autres noms ayant écrit une belle histoire avec ce numéro floqué dans le dos. Coup d’œil sur « les autres 6 ».

« Eh mais LeBron a porté le numéro 23 toute sa carrière, le 6 c’est que depuis son arrivée aux Lakers ». Pour les mioches nés après la honte et le savoir, LeBron James est sans aucun doute le deuxième joueur le plus influent à avoir porté le 6. Loin de nous l’idée d’aller démarrer une comparaison bien douteuse entre deux garçons qui n’ont absolument rien à voir, tant sur l’époque que sur le storytelling qui les entoure. Par « deuxième joueur le plus influent », on entend bien évidemment que c’est lui qui, après Bill Russell, a offert ses meilleures heures à ce numéro. Quand ? De 2010 à 2014, sur sa période « Heatles » (numéro 6 récupéré à Mario Chalmers) lors de laquelle LeBron a disputé 294 matchs et remporté deux titres NBA avec le 6 floqué dans le dos. Une honte de le faire passer devant Julius Erving ? Un peu de tenue. On parle de l’un des deux meilleurs joueurs de tous les temps – sans pour autant prendre le temps de le classer – contre un gars dont le style a marqué son époque, qui a certes remporté un championnat, mais dont l’influence à travers le monde, les communautés et les époques a fracturé bien moins de barrières. On positionne cependant Julius Erving en 3e position dans cette course au « C’est moi qui ai le plus honoré le 6 ». Les OG lisent et attendent toujours le nom de Walter Davis, sextuple All-Star qui a joué pour les Suns de 77 à 88. Pas franchement la moins glorieuse des périodes de Phoenix puisque la franchise d’Arizona a atteint les Finales NBA à deux reprises, en 79 et 84. Une présence étoilée dans les grands moments de son équipe, ça valait bien une mention.

Ça fait 45 minutes qu’un fan des Spurs, furieux, met des grands coups de crâne dans la porte de l’appartement du rédacteur. Parlons donc d’Avery Johnson avant qu’elle ne cède. Dix saisons de bons et loyaux services à San Antonio, et un titre en 99 pour boucler la boucle. Il n’est pas le joueur le plus talentueux de l’histoire texane mais, à l’instar d’un John Starks à New York, son sens du sacrifice lui a octroyé une place sur mesure dans le cœur des fans. On ne connaît pas beaucoup de meneurs qui ont leur numéro retiré avec un pourcentage de 14,5% à 3-points en carrière (27/186). L’idylle fut si forte qu’elle en a fait oublier les lacunes offensives du joueur. On ne lui doit pas directement la dynastie Spurs, mais il serait hypocrite de l’en dissocier : Avery Johnson a vu Gregg Popovich débarquer à San Antonio, puis Tim Duncan, et a été de ces éléments importantissimes pour assurer la bonne transition entre son époque, celle d’un groupe talentueux mais pas victorieux, et la suivante, relatée dans tous les livres d’histoire. Un beau numéro 6 dans le ciel de l’AT&T Center.

Pour ceux qui ont déjà serré la main de René Coty et pris un café avec Léon Blum, on y arrive : Neil Johnston a été l’un des tout meilleurs à honorer le numéro 6. Huit saisons chez les Philadelphia Warriors pour des moyennes de 19.4 points et 11.3 rebonds à 44% au tir, malgré les adversaires en Timberland et les lattes du parquet qui sautent plus que les joueurs, ça se mentionne sans broncher. Ellipse dans le calendrier grégorien, on revient dans les années 2010 avec Lance Stephenson qui a réussi ce que Jérôme Moïso avait essayé de faire dix ans avant lui, à savoir animer le numéro 6 de son enthousiasme. Pour les plus jeunes lecteurs, Lance n’est pas qu’un clown qui souffle dans l’oreille de LeBron et secoue les épaules après chaque mi-distance. Fut un temps, il apportait de la fraîcheur dans un effectif des Pacers en manque de caractère. Comme il en faut pour tous les goûts, on glisse le nom de trois poids lourds ayant fait bonne figure avec ce numéro 6 : Kenyon Martin (2001 à 2007), Tyson Chandler, sur neuf saisons dont son année de DPOY à New York, et DeAndre Jordan qui l’a porté pendant l’époque « Lob City ».

« Le nom fait parfois le prestige, plus que les actes ». Passons à ces gars bien référencés qui ont déjà porté le numéro 6, sans pour autant le marquer de leur empreinte. De 2009 à 2012, en toute fin de course, Ben Wallace a doublé son numéro 3 et hérité du 6. Qu’en retiendra-t-on ? Des highlights d’un trentenaire enfoncé dans le sable auquel on pouvait, dans ses plus grandes œuvres aériennes, tout juste glisser une carte bancaire sous les pieds. Dans la catégorie « moins cuit mais cuit quand même », le Jermaine O’Neal des Raptors (2008-09) portait lui aussi le numéro 6. Sachant qu’il n’y a disputé que 41 matchs, il faudrait environ quarante-trois vies pour trouver ce maillot en brocante. Dans la même lignée, Joel Przybilla des Bucks – auquel on a récemment consacré un beau petit dossier – a porté le numéro 6, tout comme Larry Nance sur l’exercice 1987-88 et Andrew Bogut en dehors de ses années Warriors. « Mais TrashTalk, vous n’avez mentionné aucun joueur des Pelicans, du Magic et des Kings, alors que dans ces trois franchises, le numéro 6 était déjà retiré avant le décès de Bill Russell ». Remarque très pertinente ! Faute de légendes, ces trois équipes ont retiré le 6 en hommage à leurs fans qu’ils considèrent comme leur 6ème homme. Un peu nanard.

Celui dont un lecteur a fait remarquer l’absence et que par souci de sincérité, on ne joint pas dans le corps de texte : Eddie Jones. Plates excuses.

Toutes ces petites « légendes » du numéro 6 passées en revue, une question nous vient à l’esprit : « Comment la NBA va-t-elle faire cohabiter sa décision de retirer le numéro 6 partout, avec les numéros 6 déjà retirés dans certaines franchises ? ». Nul doute qu’Adam Silver et ses sbires sont déjà sur le coup pour que de ce super hommage ne découle aucune controverse.

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