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NBA Flashback 2021-22 : quand Ja Morant claquait 200 points en… 5 rencontres

Ja Morant 27 février 2022 Grizzlies

Pas de quoi sourire.

Source image : NBA League Pass

Période creuse oblige, TrashTalk a pris l’habitude chaque été de vous faire revivre avec émotion les plus grands moments de la saison écoulée. Même en 2021 d’ailleurs, malgré un été qui avait alors mis l’ensemble de nos forces vives en PLS, mais ça c’est une autre histoire. On reprend donc notre bonne vieille formule, on recule de quelques pas, de quelques mois, et on se souvient que cette saison 2021-22 fut folle, du premier au dernier jour. Aujourd’hui ? On revient sur l’apogée de Ja Morant

Retour un peu moins d’un an en arrière, quand à un mois de l’ouverture de la saison 2021-22, Ja Morant échauffait sa langue. Des paroles finalement assez lambdas dans une période où les perchistes tendent des perches à des grandes gueules qui n’attendent que ça. Mais l’intéressement des tabloïds est éphémère et s’il n’en découle aucun acte, l’orage peut très vite dissiper la lumière. En d’autres mots, moins triés : ceux qui l’ouvrent ont grand intérêt à assumer.

« À quel rang vous situez-vous parmi les meilleurs meneurs de la Ligue ? »

« Top 5. »

« Si vous êtes Top 5, quels sont les autres joueurs avec vous ? »

« Stephen Curry. Puis je suis un grand fan de Chris Paul. Et je dirais Damian Lillard et Russell Westbrook. Dur dur, le poste de meneur est assez blindé, tu dois forcément laisser des mecs de côté »

Fumier de chez fumier. On en a vu des garçons confiants, mais alors lâcher ça en septembre dernier, alors que tu sors d’une saison sophomore à 19 points de moyenne – ce qui est très bon sans être exceptionnel – c’est vouloir progresser avant de progresser. À l’époque, on s’était même fait plaisir en balançant tous les noms des meneurs susceptibles d’être meilleurs que Ja Morant, parmi lesquels des garçons comme Kyle Lowry, Jamal Murray, Ben Simmons, De’Aaron Fox, Axel Julien ou encore Kemba Walker. Presque un an après sa décla, Ja Morant a passé, sur le plan de la dynamique actuelle, tous ces blazes dans son rétroviseur. Élu MIP dès sa première saison d’éligibilité, la nouvelle gueule des Grizzlies s’est donnée les moyens de faire respecter ses punchlines sans qu’en découlent des « Eh, il se prend pour qui lui ? », parce qu’il ne se prend pour personne d’autre que Ja Morant.

À la question « À quel moment avez-vous commencé à considérer Ja Morant comme légitime dans la course au MVP ? », la réponse la plus adéquate est une date. Le 25 février dernier, Ja Morant cale 20 points à 7/25 au tir, 8 rebonds et 4 assists dans une défaite à Minneapolis. Ce n’est franchement pas un motif pour casser trois pattes à un caneton. Mais quand beaucoup voient une ligne statistique de croqueur, faite de pourcentages bien en deçà de ceux qui devraient guider les soirées d’un meneur du top 5, les fans de Marvel discernent le point de départ d’une « Vilain Story ». C’est-à-dire ? C’est-à-dire que sur les trois matchs qui suivirent ce revers – contre Bulls, Spurs et Celtics – Ja Morant a inscrit 46, 52 et 38 points à 50/87 au tir. En une semaine, le 2e choix de la Draft 2019 a claqué plus de points que Frank Ntilikina en une saison. Le plus fou dans tout ça ? C’est qu’une grosse semaine avant son raté à 20 points – le All-Star Weekend s’étant glissé entretemps – Ja Morant restait sur une rencontre à 44 points pour la réception des Blazers. Dans le bagage final du leader des Grizzlies donc, 200 points tout pile en cinq rencontres. Assomant.

Cinq mois plus tard, cette période reste comme le passeport de Ja Morant vers le niveau de considération supérieur. Il n’est plus un bambin. Est-il un meneur du top 5 ? Probablement. Est-ce que l’on s’attendait à cela ? Oui, mais pas aussi tôt. À seulement 22 ans – 23 très exactement après-demain – Ja Morant est devenu l’un des visages marketing de la NBA. Il a sexifié le jeu, dix ans après le prime de Derrick Rose, à l’effet de popularité semblable. Il suffit de zieuter les highlights du Grizzlie face aux Spurs – glissés ci-dessous – pour comprendre comment l’ancien de Murray State s’est fait sa place en aussi peu de temps parmi les candidats au trophée de MVP. Point intéressant à soulever, c’était déjà sa façon de faire à l’université quand à l’aube de sa dernière saison, personne ne le pronostiquait sur le podium de sa draft. Vint cet exercice à 24 points de moyenne. Une fulgurance, faite de highlights sponsorisés par Boeing, hors de portée du commun des mortels. Douter de Ja Morant c’est le nourrir. S’il n’a pas de monnaie sur lui pour se payer un casse-dalle, il n’a qu’à demander à un passant de le critiquer. Rien ne lui donne plus d’énergie que le mépris ou l’incertitude des autres vis-à-vis de son profil de joueur. C’est en cela, qu’il est spécial.

200 points en cinq matchs, avec n’importe quel autre joueur, l’on aurait appelé ça un bon gros surrégime. Mais quand c’est Ja Morant qui lâche une telle prouesse statistique, de surcroît en début de carrière, on ne regarde pas derrière mais bien devant. Le jeune Grizzlie est capable de faire encore mieux, c’est aussi certain que flippant.

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