Draft NBA

C’était il y a un an : la cérémonie de la Draft 2021, et une cuvée que l’on peut déjà considérer comme « riche en potentiel »

Avengers

Si la brigade du talent passe, ils prennent perpète.

Source image : montage TrashTalk via Avengers

L’été 2021 restera à jamais gravé dans nos mémoires de fans. Pourquoi ? Car le flirt entre juillet et août nous aura offert quasiment dans le même temps les Finales NBA, la Free Agency, les Jeux Olympiques, la Draft et la Summer League. Are you serious ? Oh que oui. Les stigmates de cette folle période sont encore là, un an après, tant et si bien qu’on a décidé, sur quelques jours, de vous rappeler certains de ces souvenirs encore présents. 2021 en intra-veineuse. Aujourd’hui ? On revient sur la cérémonie de la Draft 2021, une cuvée pas franchement des plus infâmes.

Pour le replay de cette cérémonie aux côtés de TrashTalk, c’est juste ICI !

Quand tous les autres papiers « C’était il y a un an » reflètent une forme d’unicité, celui-ci transpire la boucle temporelle. On pourra le refaire dans un an, puis dans deux, et ensuite dans trois. La Draft NBA est un évènement cyclique. Pourtant, en profondeur, elle ne l’est absolument pas. Soixante joueurs sont appelés par Adam Silver et Mark Tatum. Soixante personnalités. Soixante potentiels. L’un n’est jamais comme l’autre. C’est même la base de la nature humaine que de cultiver nos différences pour gravir les échelons en société. Bon, on déraille un peu vers de la philo, donc on s’arrête avant de louper la bretelle de sortie vers notre chère Draft 2021. Nous sommes le 29 juillet 2021. Avant même de débuter, la soirée qui s’annonce est déjà une soirée réussie. Un an auparavant, la cérémonie de la Draft 2020 s’était déroulée via Zoom, avec des prospects appelés depuis le salon familial. Cette année, NBA retrouve le Barclays Center et toute la magie qui l’accompagne. Que disent les mocks draft ? Peu d’incertitudes autour des 1er, 2ème et 3ème choix, que seront respectivement Cade Cunningham, Jalen Green et Evan Mobley. Un seul Français est dans les petits papiers des GM : Juhann Begarin, arrière bien dragster, bien testostérone du Paris Basket. Il ne tombera cependant qu’en 45e position de cette cuvée. Les faits marquants de la cérémonie ? Primo, le trade de Russell Westbrook à Los Angeles, en échange de Kuzma, Harrell, Caldwell-Pope et du 22e choix de cette draft. Deuzio, l’hommage à Terrence Clarke, grand espoir de Boston décédé dans un accident de voiture, trois mois avant l’évènement qui aurait dû changer sa vie. Grand grand moment d’émotion.


Un an après, quel constat tirer des premiers pas de cette cuvée 2021 en NBA ? Les franchises qui ont sélectionné dans le top 10 ne se sont, pour la grande majorité, pas trompées. La triplette Cade Cunningham – Scottie Barnes – Evan Mobley s’est foutue sur la tronche pour le trophée de Rookie de l’année, finalement revenu au seul Canadien du lot. Le 2e choix, Jalen Green, a montré d’excellentes choses en fin de saison. On ne retient pas ses vieux pourcentages au tir – ni son concours de dunk – qui ne sont que l’engrais d’une jeune pousse. La production statistique est là, à lui de l’épurer jusqu’à devenir le joueur qu’il doit être pour Houston : un leader. Plus bas, à la 6e et 8e position, Josh Giddey et Franz Wagner complètement joliment ce panel de futurs grands. Un ton en-dessous, Jalen Suggs (5e), Jonathan Kuminga (7e) et Davion Mitchell (9e) restent de bons rookies. Ils ont tous les trois de belles qualités à développer, même si le futur de Kuminga – de par sa situation en franchise et le rôle qu’il est amené à occuper – semble nettement plus doré que celui de ses deux homologues. Et puis, à seulement 19 berges, le bonhomme est déjà champion NBA : belle illustration de l’expression : « naitre poussin dans un poulailler ». Vous n’avez jamais entendu ça ? Possible ouai, en attendant, de jolis noms figurent même hors du top 10 : Chris Duarte (13e), Alperen Sengun (16e), Tre Mann (18e) ou encore Aaron Wiggins (55e). Il est encore trop tôt pour apposer un qualificatif à cette Draft 2021, mais dans un monde où les conclusions hâtives sont bien accueillies, l’on aurait probablement parlé d’une cuvée « très complète ». On se dit à dans 20 piges pour compter les Hall of Famers.

Une soirée classique, sur le coup, pas franchement des plus amusantes/enivrantes. Il y a eu ce bel hommage au regretté Terrence Clarke, la confirmation du trade de Westbrook – déjà dans les bacs depuis un bout de temps – et puis plus grand-chose. Le meilleur moment de cette draft, c’étaient clairement les mois de compétition qui ont suivi.

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