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Une carte Panini de LeBron James vendue 2,4 millions de dollars : à ce prix-là, autant louer le vrai pour une journée

LeBron James card

C’est vrai qu’elle est plutôt classe.

Source image : montage TrashTalk via NBA League Pass

À la question « Une carte Panini peut-elle valoir plus qu’une année de salaire de Jordan Poole », la réponse est oui. Ce dimanche, sur le site Goldin – place de marché n°1 pour les objets de collection type pop-culture et sport – une carte Panini de LeBron James est partie à un prix record. Débrief.

Nous sommes le dimanche le 26 juin, il est 4h du mat’.

Sur le site Goldin, une vente XXL – lancée le 9 juin – est en cours : après 24 enchères, la barre est à 1,9 millions de dollars. Mais que vend-t-on ? Une table du Château de Versailles sur laquelle mangeait le Roi-Soleil ? Un maillot porté par Michael Jordan lors des Finales 93 ? Le mot de passe du compte Twitter d’Adrian Wojnarowski ? Non, rien de tout cela. L’objet en question est une carte Panini de LeBron James, sortie l’année dernière : la « Triple Logoman » du King, édition 2020-21. Certifiée authentique par PSA – société de notation des cartes à collectionner – on retrouve dessus trois logos de la NBA, correspondant à trois époques différentes de la carrière de LeBron James. L’un est brodé, vieilli sur les contours, pour les premières années du King à Cleveland. Le second est lui aussi brodé, cette fois jusqu’aux contours, pour la période Heat de LeBron. Le troisième et dernier logo est imprimé, d’une qualité parfaite, en référence à sa période Lakers.

Il est 4h19 du mat’.

Une ultime enchère vient clore cette vente : un potentiel acheteur propose 2 millions de dollars, et devient ainsi acheteur tout court. Avec la taxe de 20% imposée par le site, l’acquéreur débourse au total 2,4 millions de dollars pour la carte Panini. Pourquoi un tel prix ? Cette version est unique au monde, en témoigne la mention « One of one » inscrite à la verticale. Sa vente est donc l’une des plus importantes jamais réalisées dans l’histoire des cartes à collectionner.

« Généralement, ce sont les cartes vintage, plus anciennes, qui ont beaucoup de valeur. Mais il n’y a jamais vraiment eu de carte aussi populaire que celle-ci avant même d’être tirée d’un paquet » – Ken Goldin, fondateur de Goldin et responsable de la vente aux enchères

À ce sujet, l’on vous conseille l’excellent papier de Darren Rovell – reporter sportif pour Action – qui a retapé l’histoire des trois potes ayant trouvé cette carte. Un grand coup de bol dont ils ne mesurent toujours pas les retombées. Mais bien que le commun des mortels – fans de basket y compris – qualifieraient ce prix de « disproportionné », ce n’est pas le record de vente pour une carte à collectionner. Avant sa mise en vente, les estimations donnaient pourtant cette « Triple Logoman » bien au-delà des 6,6 millions de dollars récoltés en août 2021 sur la vente de la « T-206 Honus Wagner », une carte de baseball à l’histoire rocambolesque. Cette dernière a été distribuée de 1909 à 1911, et tirée entre seulement 50 et 200 exemplaires. Pourquoi ? À l’époque, le joueur de baseball Honus Wagner s’oppose à la production et à la diffusion de cette carte, parce qu’il ne veut pas que les enfants achètent des cigarettes pour l’obtenir. Eh oui, la série de cartes T-206 est alors propriété de l’American Tobacco Company qui glisse des cartes à collectionner dans ses paquets de tabac. Sur demande d’Honus Wagner donc, la production de cette carte est arrêtée, et sa rareté est faite.

La « Triple Logoman » du King n’a pas non plus battu le record de vente pour une carte de basket-ball, détenu par la « Exquisite Rookie Patch » de… LeBron James (encore oit fumier). En avril 2021, cette carte de la saison 2003-04 est partie pour la modique somme de 5,2 millions de dollars, soit 52 millions de sucettes tâche-langue, une année de contrat de Bobby Portis, ou encore 104 000 sapins « Nordmann », histoire de se dresser une petite forêt finlandaise dans le jardin.

Bien insouciants nous étions, à coller la carte de Grégory Coupet de traviole sur l’emplacement des gardiens de l’Olympique Lyonnais. Ces histoires de cartes à collectionner sont toujours sympas, et quand de si grosses sommes d’argent s’en mêlent, l’on a tout de suite envie d’aller rouvrir quelques albums de notre enfance. Et pas pour la nostalgie, si vous voyez ce que l’on veut dire.

Source texte : Associated Press

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