Cavaliers

Flashback – Game 5 des Finales NBA 2016 : il y a six ans, LeBron James et Kyrie Irving écrivaient la première ligne d’une formidable histoire

Kyrie Irving et LeBron James

Inoubliable.

Source image : NBA League Pass

Il faudrait bien plus qu’un oubliette d’Hermione Granger pour nous retirer ce souvenir. Il y a six ans, le 13 juin 2016, Kyrie Irving et LeBron James enclenchaient l’une des plus belles remontées de l’histoire du sport. Entre Floria Gueï, Sergi Roberto et le braqueur du siècle Steven Bradbury, le binôme des Cleveland Cavaliers édition 2015-16 mérite plus qu’une simple mention. Et comme TrashTalk est un site de basket-ball, bah on parle de basket-ball.

Pour le condensé de ce Game 5, c’est par ICI !

Deux monstres du jeu. L’un dans le débat du GOAT, l’autre dans celui de la carrière la plus controversée de l’histoire. Deux gueules, actrices phares d’un thriller devenu légende. Si le basket-ball était un livre, les Finales 2016 en seraient la couverture. Tout y était : l’intensité, le style, la poésie. Un scénario de Christopher Nolan, passé entre les mains de Sergio Leone et relu par Hayao Miyazaki. Six ans plus tard, on n’a toujours pas refait mieux que cette série entre Warriors et Cavaliers. Menés 3-1, les petits gars de l’Ohio ont fait mentir l’histoire devant la meilleure équipe que la saison régulière ait connue. Le déclic ? Ce Game 5 à Oakland, en terre ennemie, dos au fossé, lors duquel Kyrie Irving et LeBron James ont compilé 82 points. Plus en détails, Uncle Drew a envoyé 41 points à 17/24 au tir dont 5/7 du parking, 3 rebonds, 6 assists, 2 interceptions et 1 contre. L’autre fumier d’Akron est venu compléter cette performance avec 41 points à 53% au tir dont 4/8 à 3-points, 16 rebonds, 7 assists, 3 interceptions et 3 blocks. Le résultat ? Des Warriors noyés en début de troisième quart-temps, qui s’inclinent finalement 112-97 devant leur public. Pour la troupe de Steve Kerr, cette occasion de conclure l’excellent boulot déployé en début de série, est manquée. Pire encore, la domination a changé de camp. Le langage corporel des Warriors s’éteint à petit feu, étouffé par des séquences qui se répéteront jusqu’au terme de la série. Un exemple ? Sur une contre-attaque au début du second quart-temps, LeBron James gifle un lay-up de Stephen Curry contre le parquet. Le début des emmerdes pour l’un, le réveil de l’autre.

Si l’on se penche davantage sur la feuille de match, ce Game 5 est stupéfiant. Le reste de l’effectif des Cavaliers n’a inscrit que 30 points à 12/29 au tir. Le reste de l’effectif, c’est Kevin Love (2), Tristan Thompson (6), J.R. Smith (10), Iman Shumpert (4), Richard Jefferson (8) et Matthew Dellavedova (0). Comment expliquer ce step-up de LeBron James et Kyrie Irving au plus important des moments ? L’une des premières raisons n’est autre que Draymond Green, auteur d’une caresse dans les bijoux de LeBron au Game 4, et ainsi suspendu pour cette cinquième manche. Rouage essentiel de ces Dubs 2015-16, il incarnait l’impact physique des Warriors. Cette suspension, c’est un peu comme si l’on retirait ses dents à un morse. Tu passes d’une bête de guerre préhistorique à un testicule grossi x500. Ce n’est ensuite que de la logique, entremêlée d’actions devenues des grandes lignes de l’histoire : les Warriors se déplacent à Cleveland après avoir pris une rouste, en prennent une nouvelle – LeBron James remet d’ailleurs 41 points – et laissent ainsi le doute s’installer avant un Game 7 qu’il ne suffit pas de qualifier de « tiptop ». On a assisté à l’apogée du basket-ball moderne. Pas forcément dans son efficacité, mais dans la passion qu’il déchaîne.

T’es là, mené 3-1 en Finales NBA par une équipe à 73 victoires sur la saison régulière écoulée, et tu décides de dire non à la logique. On ne revivra pas un match – et plus globalement une série – de la sorte avant plusieurs années, voire décennies, et c’est tant mieux. L’unicité fait le charme de ces moments.

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