Timberwolves

Minnesota Timberwolves, le bilan 2021-22 : les Playoffs font leur retour à Minneapolis, avec Anthony Edwards en chef de meute

Jacob à côté de ça, un lapin.

Source : NBA League Pass

Vous avez des envies d’évasion ? On exauce votre vœu, direction les grandes forêts du nord des États-Unis pour aller tirer le bilan de la saison des Wolves. On les pensait presque condamnés à regarder les Playoffs à la télévision, mais c’était sans compter sur un Anthony Edwards aux canines déjà bien formées. Le basket printanier s’est offert aux Loups au terme d’une saison encourageante. Allez, enfilez des vêtements chaud et on y va !

Ce que TrashTalk avait prédit 

Après une saison bien estampillée – et donc forcément pleine de rebondissements – les Wolves revenaient cette année avec l’objectif d’aller en Playoffs. On est à Minneapolis et donc dans l’un des cirques les plus reconnus de NBA. Rien ne va aller comme sur des roulettes, et vous pouvez rajouter à ça le fait que les Loups évoluent dans la Conférence Ouest, aka la mer la plus tempétueuse de la planète basket. Bref, on se retrouve au début du printemps avec un bilan de 32 victoires pour 50 défaites dixit Alex et Bastien en direct des poufs les plus confort de France, DOM-TOM compris. « Onzième, c’est la place du con ». 

Ce qu’il s’est réellement passé

Métro, boulot, dodo. Telle est la routine classique des habitants de Paris. Victoire, défaite, défaite, défaite. Là on est sur le train de vie des Wolves depuis une bonne décennie, 2018 étant l’exception qui confirme la règle. Oh comme c’est étrange, c’est exactement sur ce schéma que s’engage la saison des Loups. Allez, on est mauvaise langue : il y a eu trois victoires en quatre matchs, de quoi filer de l’espoir aux fans de la franchise à l’heure de la tombée des premiers flocons à Minneapolis. On a quand même parlé de défaites, on y arrive. Quoi de mieux que six revers de suite pour mettre une torgnole à la petite hype qui s’était installée lors des dix premiers jours de compétition ? En à peine trois semaines, les Wolves nous ont offert toute la complexité qu’exprime leur basket. Victoire en patron chez les Bucks champions en titre, et défaite dans la foulée contre Orlando à la maison. On vous avait annoncé du WTF, vous êtes servis… et ce n’est que le mois de novembre. Dans cette sorte de marasme ambiant, il y a quand même des motifs de satisfaction, et le nier serait malhonnête. Anthony Edwards est déjà chaud, très chaud. Au détour d’une défaite à San Francisco, le sophomore plante 48 points. Eh, on ne serait pas en train d’assister à la naissance d’un grand joueur là ? Déjà leader du scoring à plusieurs reprises, Ant Man veut s’imposer comme l’option numéro uno en attaque. Vous nous direz : « Oui mais KAT est là », et l’on vous répondra que vous avez raison. La régulière sera pliée à 24,6 points, 9,8 rebonds, 3,6 passes et 1.1 contres, ça reste tout à fait honnête lorsqu’on est fan de mathématiques. Seulement, c’est comme toujours avec le géant en matière de jeu. Tantôt chat tout mignon, tantôt tigre du Bengale. Impossible de compter tous les soirs sur le bonhomme, notamment lorsque son équipe est en difficulté. Il y a des soirées à 20 points, et d’autres qui tutoient les sommets, comme celle de son record en carrière, 60 pions face aux Spurs, vous avez bien lu. Bien sûr, la perfection n’existe pas et il est impossible de répondre tout le temps présent, faut pas déconner non plus. Problème, il est quand même demandé à quelqu’un qui incarne une franchise NBA de faire preuve d’une constance correcte, ce que Charles Antoine à encore du mal à assumer, malgré le fait qu’il soit dominant sous le cercle comme peut l’ont été et le sont actuellement dans la ligue.

Et c’est bien là que l’évolution d’Anthony Edwards est essentielle. Capable de prendre la gonfle quand c’est nécessaire et de carrément tout embraser quand le feeling est bon, les soirées un peu moins solides de KAT et D’Angelo sont comblées par le niveau de jeu carrément canon du plus prometteurs des Loups. Grâce à cela, Minny peut enfin passer ce cap et enchaîner régulièrement les victoires, ce qui n’était pas une habitude lors des saisons passées. Cinq succès consécutifs par ci, quatre par là… et le bilan qui penchait du mauvais côté depuis mi novembre commence à retrouver un équilibre. Le 10 janvier 2022 est une date importante, car c’est après une déculottée infligée aux Rockets que les Wolves comptent enfin autant de victoires que défaites. Au delà d’une simple symbolique des chiffres, tout ça semble enfin montrer qu’on pourrait compter sur la bande de Chris Finch pour autre chose qu’une commande collective de Piña Colada du côté de Cancun mi-avril. La résilience de ce groupe est enfin visible, une grande avancée pour le basket dans le Minnesota. Les victoires sont mêmes plus nombreuses que les défaites à compter de cette fameuse date. Il y a du succès contre les Nuggets, les Grizzlies… et doucement, ceux qui passaient leurs saisons à se foutre de la tronche des Wolves ne rigolent plus. Comme les équipes qui voyaient la qualification en Playoffs comme une chose logique. Clippers, Pelicans, Lakers, tout ce p’tit monde est bien embêté de voir Minny gagner des matchs, parce que plus le temps avance, plus les choses se corsent. Les Blazers ont lâché l’affaire entre temps, laissant une place de plus aux Louveteaux. Malik Beasley assure dans son rôle de second couteau, Pat’ Bev’ est là pour parler très fort et mettre sa ‘tite dizaine de points, ça régale et la franchise prend le bon virage. Dédicace aussi à Jaden McDaniels, les petites bombinettes fréquentes depuis la tanière ont fait beaucoup de bien. Bref, vous captez que tous les adversaires en dessous au classement passent de sales quarts d’heure. On pense forcément à San Antonio qui subit la colère d’Anthony Édouard, ça veut dire quoi ? 49 points net d’impôts, vous pouvez régler par carte mais on ne prend pas les chèques. À la fin du mois d’avril, les Wolves sont 7e à l’Ouest, avec 46 victoires pour 36 défaites. Ça sent bon le basket printanier cette histoire. En reconnaissance pour les services rendu et le bon boulot, la direction de la franchise prolonge Chris Finch, l’architecte de cette belle saison et probablement de celles à venir.

Oui mais voilà, vous savez que depuis deux ans, les deux dernières places qualificatives pour les Playoffs sont accessibles aux 9e et 10e de chaque conférence via le play-in. Minny n’y échappe pas, et ce sont les Clippers qui se dressent sur leur chemin en qualité de huitièmes du Wild Wild West. Match à la maison, température de la salle inversement proportionnelle à celle de l’extérieur, vous avez capté que c’est bouillant. Edwards affirme son statut de leader dans un match décisif, il est définitivement l’avenir de la meute. La victoire est assurée, direction la postseason. Ce sera Memphis pour le premier tour des Playoffs. On a tous déjà entendu parler de l’interminable débat de qui gagnerait une baston entre un tigre et un gorille, mettons ça temporairement de côté pour regarder ce duel un peu plus nordique entre Grizzlies et Loups. Et mazette, Minneapolis n’est pas passé loin. Enfin si, ils sont passés à une série réussie de D’Lo. KAT a été en demi teinte, mais avec un Toto Douadouard en patron, ça aurait presque pu le faire. On vous parlait de D’Angelo Russell, le bonhomme à sans mentir du sang sur les mains. Les six matchs sont dégueulasses à souhait, alors qu’en face Ja Morant était aux abonnés absents. Il y avait de la place, Edwards à tout fait pour porter le navire, mais la loi des Playoffs est implacable. Sans meneur en confiance, impossible de prétendre à vouloir poursuivre l’aventure. À la fin, ça ne suffit donc malheureusement pas, car le jeune chef des Grizz’ s’est réveillé au bon moment pour tuer la confrontation dans sa globalité. L’essentiel est bien là, Minny est de retour en Playoffs, mais ce retour est terni par une pointe de frustration, car on aurait bien imaginé ces Wolves renverser les dauphins de la Conférence s’ils avaient tous répondu présent en temps voulu.

L’image de la saison

Wolves 13 avril 2022

Le retour officiel des Wolves en Playoffs, quatre ans après leur dernière participation. Le match contre les Clippers n’a pas été simple car les Voiliers avaient la ferme intention de ne pas céder la priorité malgré leur position inférieur au classement de régulière. Les Loups sont sous pression, mais leur collectif si chèrement acquis au terme d’une belle saison ne tremblera pas. Les images sont belles, on assiste à une véritable communion entre un public conquis et des joueurs transcendés. Il s’agit bien évidemment d’une délivrance pour ces derniers, car une saison si encourageante sans récompense au bout aurait sans doute laissé un paquet de plaies difficiles à refermer. On s’en fiche à ce moment là, personne n’y pense et le seul objectif est bien de profiter à fond, logique.

Il a cartonné : Anthony Edwards

Monsieur Anthony Edwards. On tient notre franchise player des Wolves. En deux saisons, il s’est affirmé comme l’égal de Karl-Anthony. Dis donc, ça paye de s’appeler Anthony dans cette bourgade. La saison est celle d’un patron de franchise et celle futur grand : 21,3 points, 4,8 rebonds et 3,8 passes, on appelle ça une machine à scorer dans le jargon. Des pointes à pas loin de 50 pions, rappelons juste que le gars à 20 piges, et qu’au moment où nous autres avions la tête dans nos partiels de psycho et de médecine, le gars concassait les Clippers pour emmener sa bande en Playoffs. D’ailleurs, parlons de la courte épopée printanière d’Ant Man. Vous prenez la moyenne de points au dessus, et vous lui appliquez un bon coup de dopamine. 25,3 unités de moyenne sur les six matchs face aux Grizzlies. Anthony Edwards est l’avenir de cette franchise. Sans lui, il n’est pas imaginable d’aller où que ce soit. Il faudra faire accepter les choses à tout le monde dans le Minnesota, mais il a prouvé qu’il avait les épaules, et largement.

Anthony Edwards

La déception de la saison : D’Angelo Russell

D’Angelo Russell, c’est à votre tour de comparaître. Sa régulière très correcte – sans pour autant être éclatante – a été entravé par une adresse moyenne : 18.1 points à 41% au tir dont 34% de loin, 3,3 rebonds, 7,1 passes d’octobre à avril. On attendait D’Loading au tournant en Playoffs, il est encore en chargement à l’heure actuelle : 12 points, 2.5 rebonds et 6.7 passes, ça schlingue fort. Six matchs, aucune chose à retenir, c’est fort. Où est donc passé le meneur star de Brooklyn qui mettait de la glace dans le verre de ses adversaires à chaque fois que la situation le demandait ? On ne sait pas, et Minny non plus. Vous nous direz qu’il a refroidi la salle de Minnesota et vous avez raison, le souci est dans quel sens ? Attention aux mouvements cet été pour entourer Anthony Edwards. Même si Dilo est le poto sûr de Karl-Anthony Towns, nul doute que ce dernier appuiera sur le bouton du siège éjectable en cas de besoin. La recherche de performance prime, et c’est plutôt logique.

La suite ?

La suite pour les Wolves, c’est d’abord de se poser. Prendre des vacances, apprécier la saison qu’ils viennent de poser, déjouant les pronostics – le notre en tête de liste – pour se frayer un chemin entièrement mérité vers le mois d’avril. Il faut profiter, prendre des vacances et remettre les esprits à zéro. Bien sûr, il faudra faire la part du travail et ne pas prendre cette qualification en Playoffs comme un acquis pour la saison à venir. Une fois les vacaciones terminées, retour au gymnase pour bosser dur, et revenir avec les mêmes intentions la saison prochaine. Côté management en revanche, la saison est loin d’être terminée. On en parlait juste au dessus, la sale fin de saison de D’Angelo Russell pourrait lui coûter cher à l’heure de la revue des troupes. Pas exclu qu’il soit échangé si une offre est posée sur la table. C’est le seul dossier chaud, et une fois réglé, la franchise de Minneapolis pourra passer en mode sous marin pour temporiser et revenir la tête légère mais bien déterminée à l’automne prochain.

Les Wolves ont surpris beaucoup de monde, et montré à la planète basket qu’il faudra compter sur eux pour être dans la bataille des Playoffs l’année prochaine. Anthony Edwards est un prince aux allures de roi, Karl-Anthony Towns doit être aux anges. Les loups ont sorti les crocs, ne reste plus qu’à les aiguiser pour… croquer dans la NBA et marquer leur territoire. 

Source : ESPN

 

 

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