Bucks

Les Bucks ont eu chaud : victoire 103-101, il n’aura manqué qu’une petite seconde aux Celtics pour arracher la prolongation

Al Horford

La poisse.

Source image : NBA League Pass

Ce samedi, non sans trembler, les Bucks se sont imposés devant des Celtics passés à un fil de récupérer l’avantage du terrain. Une rencontre marquée par des câlins testostéronés et une certaine maladresse, que l’intensité peut toutefois excuser. Débrief. 

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Cette série a beau avoir l’allure d’un classique, cela n’exclut pas la possibilité d’une mi-temps désastreuse. Le mot est fort, mais les termes plus adaptés pour qualifier un 7/36 à 3-points ne sont pas légion. Comme souvent, ce genre de match fermé, plein de contacts et de paroles viriles glissées à l’oreille, profite à Giannis Antetokounmpo. À la pause, le Grec en est déjà à 20 points à 57% au tir, 9 rebonds, 2 assists et 1 block. Sa domination ne crève pas l’écran et pourtant, les chiffres en font l’aveu. Sur le chemin inverse, Jayson Tatum affiche seulement 6 points à 22% au tir. C’est une horreur. Et même si Jaylen Brown n’est pas transcendant, le second « Jay Brother » a au moins la décence de se remuer en défense. Mais les Celtics bâtissent leur business sur la qualité/profondeur d’effectif, et non sur une ou deux starlettes. C’est pourquoi – malgré un franchise player sous substance non tolérée dans l’arène – ils rejoignent le vestiaire avec quatre point d’avance. Le gang des Al Horford, Robert Williams III et Grant Williams n’est pas le dernier à fournir les batailles intérieures en kilolitres de hustle. Le dévouement de ces professionnels des bras roulés et tirs à mi-distance est sans nul doute l’une des clés de cette série. Si eux répondent présent, c’est quand même très couillon que le choke vienne de Jayson Tatum (Milwaukee Bucks 46 – 50 Boston Celtics).


En ce début de seconde période, rien n’a changé. Alors oui, les Bucks creusent un écart de dix points grâce à un duo Jrue Holiday – Giannis Antetokounmpo en giga forme, mais ce n’était pas à cela qu’on pensait. Les contacts sont toujours aussi rugueux. On écarquille très grand les yeux quand Wesley Matthews assène un tacle de déménageur façon Nicolas Pallois au pauvre Derrick White. Même topo cinq minutes plus tard lorsque Robert Williams III déguste un coude de Bobby Portis, involontaire mais distribué dans le mille. Si à Boston, Jayson Tatum est toujours hors-sujet, Al Horford prend les choses en main et ramène les Celtics à hauteur de Milwaukee, à deux minutes du terme. Quatre lancers de Jaylen Brown autorisent même l’espoir aux petits gars du Massachussetts, venus dans le Wisconsin pour y récupérer l’avantage du terrain, et désormais à un ou deux paniers de réussir leur mission. Mais quand il faut ponctuer, il n’y a plus personne. On cherche toujours Jayson Tatum, dont la performance a été indigeste de bout en bout. Plus globalement, on regrette ce manque de réussite des C’s, rendu évident sur une vieille gamelle de Marcus Smart à 3-points. La dernière attaque de Jrue Holiday – aussi désordonnée soit-elle – termine par un floater du champion olympique : 100-103. C’est ici que tout commence. Il ne reste qu’une grosse dizaine de secondes aux Celtics pour égaliser. Cette fois du mauvais côté de l’action, Jrue Holiday commet une faute sur Marcus Smart, alors en position de tir derrière l’arc. Les arbitres ne sont cependant pas de cet avis, sifflent une faute classique, hors tir, et – Boston étant dans le bonus – donnent deux lancers à Smart. Il convertit le premier puis surprend son monde en envoyant volontairement le second contre l’arceau, histoire de jouer les deux points. Et devinez quoi ? Il parvient à gober le rebond offensif, mais la suite est un vrai barouf. On sait juste qu’Al Horford a claqué un ballon trop tard. Les Bucks remportent le Game 3 103 à 101. C’était peu orthodoxe, mais le job est fait.

Big up à Giannis Antetokounmpo, MVP de la rencontre, qui termine à 42 points à 16/30 au tir, 12 rebonds, 8 assists, 2 contres et 2 interceptions.

« Je vais apprendre à mes gars à faire un peu plus de flopping. » – Ime Udoka, à propos de la faute sur Marcus Smart

Bon sang, qu’elle était rustre cette troisième manche. On retiendra l’envie d’avoir envie des deux équipes, la classe de Giannis Antetokounmpo et le torchon rendu par Jayson Tatum. C’est dans ces moments-là qu’il faut répondre en leader.

1 Comment

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  1. Aurélien Locatelli

    8 mai 2022 à 14 h 46 min at 14 h 46 min

    Comme l’impression que la phrase :’les c’s pourront nourrir des regrets après cette élimination en po’ va devenir aussi récurrente que :’on verra l’année prochaine quand les leaders des clippers/lakers/nets (rayer la mention inutile) joueuront plus de 10 matchs ensembles’ !

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