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Detroit Pistons, le bilan 2021-22 : la jeunesse prend des vacances bien méritées, on se dit à la saison prochaine pour tout casser

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« On pourra passer par le Gois ? »

Source image : montage TrashTalk via YouTube

Et une place de grignotée au classement, une ! Bons derniers de la Conférence Est la saison passée, les Pistons ont réussi l’exploit de bondir à la 14e place. C’est génial. À ce rythme-là, ils retrouveront le Top 8 d’ici 2028. Mais non, on chambre, bien sûr que le bilan « Process » est plutôt satisfaisant avec d’excellentes notes pour la jeunesse. On vous promet, ça valait le détour.

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

Deux collègues unanimes et des Pistons qui ont presque respecté ce que l’on s’était dit, avec seulement deux succès de plus que les 21 victoires annoncées. Boarf, cette équipe de Detroit n’était pas la plus difficile à pronostiquer, et en dépit du bilan comptable toujours tangible, la jeunesse du Michigan nous a fait extrêmement plaisir. On dissèque ça en-dessous.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

Une attraction et ses potes de lycée. Cette phrase résume à elle seule notre état d’esprit à l’aube de cette saison 2021-22. Qu’attendre d’autre des Pistons si ce n’est que les nouveau-nés craquent leurs coquilles ? Inutile de parler de play-in, les Pistons ne fréquentent pas ces gens-là, mais on espère que l’escouade de Dwane Casey sera l’une de celles qui chaque année, utilise l’un des spots dédiés au tanking avec la ferme intention de produire du joga bonito. Quitte à craquer les 25 victoires hein, mais juste histoire de ne pas tout laisser à la médiocrité. Et pour la petite touche patriotique, forcément, l’on attend une belle saison de Killian Hayes, lui qui a raté une quarantaine de matchs sur son exercice rookie à cause d’une déchirure à la hanche. Il n’est pas encore l’heure de décoller, simplement d’aménager le cockpit.

Chaque année, deux ou trois équipes prennent nos pronostics à contrepied. De belles surprises desquelles émergent des joueurs que l’on n’attendait pas du tout. C’est d’ailleurs comme ça qu’elles amorcent une reconstruction bien plus rapide que la moyenne, en craquant les portes du Top 10, puis celles du Top 8, et quelques saisons plus tard ça s’éclate dans les hautes sphères. Bref, tout ça pour dire que les Pistons n’ont pas fait partie de ces équipes surprises en enclenchant l’exercice 2021-22 par une série de quatre revers consécutifs. Saddiq Bey et Jerami Grant sont géniaux mais peinent à faire oublier un backcourt Cade Cunningham – Killian Hayes encore trop timide. Par contre, on a notre spectacle ! Le 21 novembre, en pleine réception des Lakers, Isaiah Stewart reçoit un coup de coude de LeBron James au visage. La suite ? Le jeune intérieur déboulonne à tout bout de champ, Russell Westbrook tient la garde de l’année et l’ombre de Malice at the Palace plane au-dessus de la Little Caesars Arena. Au passage, ce match se termine par une défaite, la deuxième d’une série de quatorze qui plonge Detroit dans les basfonds de la Conférence Est.

Le All-Star Break ? L’occasion pour Isaiah Stewart, Saddiq Bey et Cade Cunningham de se faire plaisir au Rising Star Challenge. Le first pick 2021 remporte le match des minots avec la Team Barry – équipe de la légende Rick Barry – et se met en confiance pour la suite de la saison. Il est encore dans les rétroviseurs de Scottie Barnes, Evan Mobley et Franz Wagner pour le trophée de Rookie de l’année, mais va griller l’Allemand en posant un mois de mars de très haut niveau. Et devinez quoi ? Sa réussite inspire Killian Hayes qui se met lui aussi à performer. Les Pistons séduisent et arrachent même quelques victoires à de grosses écuries (Boston, Cleveland et Philly, entre autres). Mais attention, il ne faut pas dépasser les objectifs fixés. Des garçons comme Saddiq Bey sortent grandis de cette régulière, mais le bilan doit rester en-dessous des 25 victoires. Un nouveau prospect à l’été ? Personne ne dit non.

LA SAISON DES PISTONS EN QUELQUES ARTICLES

L’IMAGE DE LA SAISON

Saddiq Bey 18 mars 2022

Un bout de mâche dans les cheveux et une performance à 51 points, la 5e plus importante dans l’histoire de la franchise. C’est super symbolique pour Saddiq Bey, cet ailier-fort de 23 ans sélectionné en 19e choix de la Draft 2020. On ne l’attendait pas à ce niveau. Son impact a redressé toute la colonne vertébrale de Detroit. Les Pistons n’ont plus cette étiquette morose, récoltée sur les dix dernières années, et croient désormais en un avenir brillant. Cette ville grise, industrielle et motorisée est revitalisée par une nouvelle génération de basketteurs. On adore.

L’IMAGE DE LA SAISON SELON NOUS

Killian Hayes

Oh qu’elle fait plaisir cette image ! Si Killian n’a pas step-up d’un point de vue statistique, il aurait carrément chuté de douze mètres sans une bonne fin de saison régulière. Le mois de mars du Français ? 8 points, 4,2 rebonds, 4,4 assists et 1,5 interception à 43% au tir dont 27% du parking. Ce n’est pas encore tiptop, mais c’est mieux, et surtout bien plus cohérent balle en main. Il a même récupéré son poste de titulaire sur les dernières rencontres. En espérant qu’il l’ait toujours en octobre prochain.

IL A CARTONNÉ : CADE CUNNINGHAM

C’est ce qu’on appelle un diesel. Lancé à basse allure, Cade Cunningham a attendu la deuxième partie de saison pour justifier son statut de first pick. Sur le mois de mars, il a envoyé des moyennes de 22,9 points, 5,9 rebonds, 7 assists et 1,4 interception à 48% au tir dont 32% à 3-points. Une fabuleuse ligne statistique qui exercée sur toute une saison, lui aurait tranquillement valu le titre de Rookie de l’année. Mais voilà, Cade n’est qu’un 2001 et aura 21 ans en septembre prochain. Balle en main, sa sérénité est déjà exceptionnelle et bien qu’il soit un grand scoreur, quand il faut se décider entre filer au cercle ou caviardiser un pote, Cade fait rarement le mauvais choix. Il ne semble pas penser statistique, mais plutôt efficacité. C’est bieng.

Cade Cunningham

ON L’ATTENDAIT ET ON L’ATTEND TOUJOURS : KILLIAN HAYES

Mais oui, on sait, vous vous dites : « Ils l’ont félicité un peu plus haut et le crament plus bas ». Sauf qu’on ne peut pas se contenter d’une saison sophomore à 6,9 points, 3,2 rebonds, 4,2 assists et 1,2 interception à 38% au tir dont 26% du parking. Il y a du mieux, notamment dans la prise de décision, mais on attend désormais qu’il step-up avec constance et fasse d’un match à 10 points, une simple « journée de plus au boulot ». Il lui faut conserver cet appétit pour le caviar et continuer à développer son jeu de un contre un. Voilà tout pour les conseils du coach. Même si on aurait pu mettre un Kelly Olynyk à sa place, il est – à nos yeux – plus important que Kiki progresse.

Killian Hayes

LA SUITE

Qu’est-ce que ça donne quand on ajoute un prospect à un groupe de prospects ? Un groupe de prospects encore plus gros. Avec 52,1% de chance d’obtenir un choix du Top 4 à la loterie et 14% de chance de toper le first pick, Detroit peut envisager de passer une prochaine saison plus… compétitive. On ne sait pas s’ils joueront quoique ce soit, mais les ambitions du groupe de Dwane Casey seront sans nul doute conditionnées par la loterie du 17 mai prochain. En espérant que ça n’aille pas chercher un nom qui repousse Killian Hayes loin dans la rotation. L’idéal étant un poste 3 (coucou A.J. Griffin).

Comme les Rockets, les Pistons ont réussi leur back-to-back de la honte mais avec le sourire. Il s’agit maintenant de progresser en envisageant de jouer la bonne partie du tableau.

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