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Nic Claxton entre dans l’histoire : 1/11 aux lancers dans le Game 4, il y a de meilleures façons de marcher dans les traces de Shaq

Nic Claxton

Lunaire. Cette image est lunaire.

Source image : NBA League Pass

Et ça fait bim, bam, boum, ça fait clink et clank et POUM ! Croyez-le ou non, ce n’est pas Jayson Tatum qui a passé le meilleur lundi soir. Depuis quelques heures, les fabricants de plexiglass dans le quartier de Brooklyn voient leur chiffre d’affaire grimper en flèche. On dit merci qui ? Merci Nic the Brick.

Si on lui avait dit que lors d’un Game 4 de premier tour de Playoffs face aux Celtics, sous les projos d’un Barclays Center plein à craquer, il allait briser un record de Shaquille O’Neal, Nic Claxton ne l’aurait sûrement pas cru. Et pour cause ! Quelle page de l’histoire du Shaq pourrait-il réécrire en 2022, lui qui ne rivalise en aucun point – pas même sur la balance – avec la légende des Lakers ? Peut-être sonnera-t-il la révolte des siens en envoyant plus de 41 points et 17 rebonds dans cette quatrième manche, comme l’a fait le Shaq face à Sacramento en 2002. On vous la donne dans le mille : pas du tout. L’exploit réussi par Nic Claxton n’est autre qu’un incroyable 1/11 aux lancers-francs, marqué par une série de dix manqués consécutifs. Il brise ainsi le record du Shaq du plus grand nombre de lancers manqués pour commencer un match de Playoffs. Bon, « pour commencer un match de Playoffs », ça fait encore pas mal de conditions pour souligner que c’est un record. Mais assimiler une stat à la référence dans le domaine est toujours plus parlant. Et là, ce 1/11 mérite de faire le tour du globe. Il doit être évoqué au milieu de repas de famille beaucoup trop politisés par les temps qui courent. Il scandalisera votre oncle, intraitable avec l’adresse alors que lui-même tire à deux mains en disant : « T’as vu, tonton tire mieux que Janisse Antetopouko ». Ce 1/11 est désormais la propriété du débat public. Le dernier truc qu’Elon Musk ne peut pas acheter. Quoiqu’avec les NFT maintenant, on préfère se taire.

La plus grosse bronca du Barclays Center en Playoffs cette saison aura été pour un lancer-franc de Nic Claxton. Mais ce lancer est tombé à point nommé, au moment où les Celtics commençaient à pratiquer le « hack-a-Nic ». Pour laisser sa place à Marcus Smart, Payton Pritchard n’a pas hésité à faire faute sur Nic Claxton, alors sans ballon et complètement isolé du danger. Et le plus paradoxal, c’est que l’intérieur de 23 ans termine la partie à 13 points, 6 rebonds, 2 assists, 3 blocks et 2 interceptions à… 100% au tir. Ce type est mal-adroit. Si l’on veut continuer avec les comparaisons statistiques un peu follasses, Nic Claxton détient maintenant – à égalité avec Wilt Chamberlain – le pire pourcentage aux lancers sur un match de Playoffs (9,1%). Eh, aussi malheureux soit le record de Nic the Brick, il n’y a que des grands noms à ses côtés. On en déduit donc que les lancers foirés sont un peu comme la mauvaise écriture, une faiblesse mise de côté par les génies durant leur apprentissage. Allez, pour boucler ce papier sur un ton FFL, sachez que dans toute l’histoire des Playoffs, les Nets sont les premiers à se faire éliminer en tirant à 50% dont 40% du parking sur la série. Excellents dans la débâcle, c’est un concept.

En cette postseason, Nic Claxton espérait sûrement mieux que la (re)naissance du surnom Nic the Brick. Il connaît désormais l’une de ses grosses marges de progression, et devra revenir en octobre prochain sans ce handicap qui pénalise grandement les Nets.

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