Hawks

Les Hawks avancent leur premier pion, 111-110 : 2-1, le Heat tombe sur un os, attention à ne pas réveiller l’esprit géorgien

Atlanta Hawks

Avec le cœur.

Source image : NBA League Pass

Il nous fallait à tout prix prendre goût à cette série. Sortis du play-in en éclipsant la belle saison de Cleveland, les Hawks étaient pour l’instant quarante-douze classes en-dessous de leurs adversaires. Ce vendredi, grâce à une belle réaction collective, la crainte du sweep est finalement écartée. Débrief.

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L’une des rares séries qui ne met pas en difficulté son favori. Le Heat mène 2-0 et espère se rapprocher du sweep grâce à une victoire en terre géorgienne. Nous sommes partagés. Partagés entre l’espoir d’une belle confrontation, portée par la chaleur d’une State Farm Arena passionnée, et le respect de la continuité, avec un nouveau succès floridien. Pour la petite note d’espoir, les Faucons ont gagné 19 de leurs 22 derniers matchs à la maison. C’était de la saison régulière, ça ne veut pas dire grand-chose, mais la stat a le mérite d’exister.

Match repoussé de 30 minutes à cause d’un « suspicious package » déposé dans un couloir de la salle, sur lequel les autorités compétentes « enquêtent activement ». Traduction ? « suspicious package » équivaut à « Lloyd Pierce venu en spectateur », et « enquêtent » signifie « plaqué au sol puis dégagé par Bernard et Sébiche de la sécu (Philippe étant d’astreinte) ». Bref, ça a mis longtemps à commencer, pour un résultat pas immédiatement convaincant. Une entame pleine de hustle et de frottements virils, à l’adresse plus qu’aléatoire : le Heat bombarde à 6/23 à 3-points en première période, contre un plus joli (mais toujours dégeu) 5/14 côté Atlanta. Pour répondre à la question que tout le monde se pose : oui, Trae Young est toujours ligoté dans la cave de Julian Newman. Aucun des tirs du double All-Star n’est équilibré/ouvert, le bulldog P.J. Tucker lui gâche la vie. On apprécie l’opposition entre Tyler Herro et Bogdan Bogdanovic – les deux maîtres à jouer de leurs équipes respectives – ainsi que l’énergie de Dewayne Dedmon, qui se bat comme un pirate lâché parmi les corsaires. Les Floridiens installent tranquillement un premier écart de dix points, défait en deux temps trois mouvements par l’escouade Danilo Gallinari, Kevin Huerter, Bogdan Bogdanovic et Delon Wright. C’est de toute manière aux locaux de faire le jeu s’ils veulent éviter de réveiller le rouleau compresseur en deuxième mi-temps. Une avance de sept points ne suffira pas (Atlanta Hawks 61 – 54 Miami Heat).

La grosse frayeur de la première période ? Jimmy Butler savaté par John Collins. Il va bien.

Un retour aux affaires tellement prévisible. En ce début de seconde période, le Heat n’a plus d’état d’âme et désintègre Atlanta devant les familles des joueurs. Tout en maîtrise, les Tyler Herro, Jimmy Butler et Max Strus placent un 20-0 sur des Faucons démunis, privés de leur lucidité, étouffés par un bataillon à l’état d’esprit militaire. Seul Bam Adebayo est offensivement un ton en-dessous. Un peu soft, moins dalleux qu’en saison régulière. Mais à quoi bon pointer du doigt un élément quand le tout fonctionne ? Sauf qu’après avoir gagné le 3e quart-temps (16-31), la formation d’Erik Spoelstra lève le pied au plus important des moments. Les Hawks grapillent les unités à coups de fléchettes dans le corner et de secondes chances offertes par un Onyeka Okongwu qui, dans sa dépense d’énergie, n’est pas au compte-gouttes (Onyeka au compte-gouttes, c’est marrant). À trois minutes du terme, les spectateurs se redressent. Quelque chose d’important se joue ici. Une séquence, trois actions, et la State Farm Arena s’enflamme : Bogdan Bogdanovic pose une première bombinette, Tyler Herro lui répond, puis Bogi remet ça à 45°. Le Serbe récoltera finalement une belle amende de 50.000$ pour avoir rayé le parquet de la salle en y laissant traîner son énorme paire. Les Hawks mènent alors 109-107. Mais d’une chaleur extrême, la salle passe au blizzard arctique quand P.J. Tucker décoche ce qui ressemble fortement à un dagger depuis le corner : 110-109 Miami, il reste neuf secondes à jouer. Trae Young ne prend pas de temps mort et remonte le terrain à fond les ballons. Une foulée bien ambitieuse, ponctuée par un floater sur la tronche de Jimmy Butler. C’est dedans (Atlanta Hawks 111 – 110 Miami Heat).


Ah, c’est bien beau de contracter les biscotos en Floride, mais à 1000 kilomètres de chez soi, le Heat n’en mène pas large. Il faudra bien plus aux hommes d’Erik Spoelstra que ce vulgaire 4e quart-temps façon reposage sur ses lauriers. Ah, et un jour on parlera des dernières possessions de Jimmy Butler dans notre bouquin. Non parce que depuis ses deux, trois réussites chez les Sixers, il est devenu Cristiano Ronaldo avec les coups francs.

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