Bucks

Les Bucks plient Chicago en deux, 111-81 : 2-1, les Bulls n’ont jamais vu le jour, ce revers risque de laisser des traces

Bucks - Bulls

Fin de saison régulière ? Ah non, Playoffs.

Source image : NBA League Pass

La violence. Pourtant orphelins de Khris Middleton, les Bucks ont voyagé dans l’Illinois pour y torpiller des Bulls possiblement sous substance. L’escouade de Mike Budenholzer n’a jamais laissé l’adversaire y croire, signant une copie de patron sur ce Game 3, aussi frustrante pour le spectateur que satisfaisante pour l’amateur de joga bonito. Débrief.

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Le contexte était pourtant génial, propice à l’éclate. Cela faisait 1820 jours – soit presque cinq ans – que les Bulls n’avaient plus disputé un match de Playoffs à la maison. Au terme de cette réception des Bucks, la stat semble toujours intacte. Combien de temps les hommes de Billy Donovan y ont-ils cru ? Une minute et 55 secondes, avant que Brook Lopez ne porte le score à 5-3. Une avance d’ores et déjà définitive. Autre humiliation chiffrée, aucun gars de Milwaukee n’a joué plus de 30 minutes. En plein match couperet – l’un des plus importants de sa saison – Mike Budenholzer a jugé assez prudent d’envoyer les Luca Vildoza, Rayjon Tucker et Thanasis Antetokounmpo disputer le dernier quart-temps. On n’ose imaginer la déception des spectateurs venus assister à l’histoire, repartis avec des images d’alley-oops foirés entre Jevon Carter et Frank Hassell. T’es là, ça fait une demi-décennie que ta franchise de cœur n’a plus disputé un match de Playoffs à la maison, et tu te retrouves à partir deux minutes avant la fin pour éviter les bouchons. La faute à ? La faute à une entame de match XXL signée Bobby Portis, auteur de 8 points, 5 rebonds et 1 assist dans le 1er quart-temps. Plus globalement, les Bucks ont inscrit 17 points en quatre minutes et 30 secondes. Selon les calculs du département statistique de TrashTalk, si une équipe tient ce rythme sur toute une rencontre, alors elle termine à 190 points. Ce ne fut pas le cas. Un vilain relâchement coupable.

Mais qu’est-ce qui a foiré à Chicago ? Comment manger une telle rouste quand Giannis Antetokounmpo envoie « seulement » 18 points, 7 rebonds et 9 assists, à 58% au tir ? Il faut dire qu’en face, chacun a fait son job rapidement, sans même prendre le temps de se mouiller la nuque. La mention très honorable est d’ailleurs attribuée à Jrue Holiday, le papa de DeMar DeRozan. Le meneur de Milwaukee n’avait jusqu’à présent pas encore défendu l’ancien Spurs sur cette série. Pour sa première, il l’a limité à 11 points, avec un pourcentage très symbolique de 4/9 au tir. Quand on regarde ça du côté des Taureaux, il est juste inconcevable qu’une pointure comme DeMar DeRozan ne prenne que neuf tirs dans l’une des rencontres les plus importantes de sa carrière. Il n’a cependant pas menti lorsqu’il a promis dimanche dernier de ne plus jamais retirer à 6/25. Mais après son carton à 41 points sur le Game 2, il aurait pu se permettre de s’invisibiliser pour contourner le système défensif de Milwaukee et laisser les partenaires alimenter le scoring. Sauf que quand Patrick Williams décide de tirer à 0/9 en 30 minutes de jeu, la notion de « contourner le système défensif » devient problématique. On parle quand même du gars qui a dit à propos de Giannis : « Il met son pantalon de la même façon que moi. Il est bon mais pas un dieu ». Le plus marrant ? Cette nuit, Patrick Williams s’est fait poster par Antetokounmpo. Thanasis Antetokounmpo. Un joli symbole de ce duel des role players remporté haut la main par les seconds couteaux des Daims : Grayson Allen à 22 points dont 5/7 du parking, Bobby Portis à 18 points et 16 rebonds, Coby White à 2/9 au tir. Elle est là la différence.

Si l’on avait su qu’on allait kiffer sur Luca Vildoza et Jordan Nwora, on aurait peut-être engrangé un peu de sommeil pour la quatrième manche du Celtics – Nets de ce samedi. M’enfin, ce revers étant la plus lourde défaite de l’histoire des Bulls à domicile en Playoffs, les bouquins d’histoire ne nous ont pas totalement abandonnés.

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