Bucks

Giannis Antetokounmpo fait trembler Philly : 40 points et le contre de la gagne sur Joel Embiid, cette phrase n’a aucun sens

Giannis Antetokounmpo

Playoffesque.

Source image : NBA League Pass

L’Est du pays a tremblé. À Philly, l’expression « faire bon hôte » a été appliquée au pied de la lettre. Venu sans intention de paix, Giannis Antetokounmpo leur a tout pris : le match, la clé pour le haut de tableau, les récompenses individuelles. Le passage du Grec en Pennsylvanie vient de redistribuer toutes les cartes, ce grâce à un block ô combien décisif. On débrief.

Pour la jolie boxscore maison, c’est par ICI !

La loi du plus fort à rendu son verdict, Giannis Antetokounmpo l’a aidée : 40 points, 14 rebonds, 6 assists, 3 blocks et 1 interceptions à 67% au tir. Quelle générosité du Grec envers le stagiaire qui doit atteindre les 400 mots avant de faire valider son article au rédac’ chef. Tous les secteurs du jeu sont chiffrés, le freak ne laisse aucune case vide. Mais que représentent les stats sans la victoire finale ? À sa feuille de match, Giannis Antetokounmpo a ajouté la manière avec ce sublime contre sur Joel Embiid, à deux secondes du gong. Le trio arbitral accorde d’abord le panier de Joel Embiid pour un soi disant « contre illégal » du Greek Freak. Mais une courte minute de vidéo suffi aux hommes en gris pour déjuger et ainsi valider la victoire de Milwaukee. Woah, gagner un match sur une gifle d’un double MVP à un autre un prétendant pour la statuette de cette saison, le geste est fort. Il montre aussi qu’Embiid a beau être plus vieux qu’Antetokounmpo, le Camerounais est encore à des années lumières de peser autant que son homologue sur l’issue d’une rencontre. Et outre ce concours de taille de marteaux, ce block permet surtout aux Bucks de s’emparer de la 2e place de la Conférence Est. Il réhausse – avec la perf’ du Grec dans sa globalité – Giannis dans la course au trophée de MVP. A contrario, il discrédite la candidature de Joel Embiid, bon dans ce match jusqu’à manger la gaufre. Et si Antetokounmpo ne parvient pas à s’emparer de la statuette pour la troisième fois de sa carrière, il pourra sans doute se consoler avec celle de Défenseur de l’année. Parce que scotcher l’un des meilleurs attaquants de NBA, de surcroît pour sécuriser la victoire, est l’idée que l’on se fait d’un DPOY. C’est ce type d’action qui manque au CV de Rudy Gobert cette saison. C’est aussi ce type d’action qui fait de Giannis Antetokounmpo, le nouveau favori pour ce trophée.

C’est là qu’on voit toute la progression de Giannis Antetokounmpo depuis 2019 et son premier trophée de MVP. Ses highlights – joints en bas de papier – sont lunaires. Il est capable de remonter tout le terrain en trois dribbles, puis de finir en fouettant l’arceau. Mais les premières places du Top 10 matinal ne lui suffisent plus. Le Grec désarment aujourd’hui ceux qui à l’époque, critiquaient son jeu. Souvenez-vous, lors de la sélection des équipes pour le All-Star Game 2020, Giannis avait préféré Kemba Walker à James Harden, glissant une balle ô combien gratuite au Barbudo : « Je veux quelqu’un qui sait faire des passes ». Vexé comme un puceron, Harden avait réagi en enfant grognon : « J’aimerais bien pouvoir faire plus de 2 mètres 10, et courir et me contenter de dunker. Pas besoin de talent particulier. Mais j’ai dû apprendre à jouer au basket et travailler sur la manière d’améliorer mes compétences ». Ce mardi, Giannis Antetokounmpo a montré qu’il avait quand même « un talent particulier » en plus de ses centimètres. Malgré les 32 points, 5 rebonds, 9 assists et 1 block à 53% au tir de James Harden – une vraie belle perf’ de l’arrière – les Sixers n’ont pas résisté au Vincent Pourchot athénien. Un monstre de facilité qui ne doit cependant pas faire trop d’ombre aux excellentes prestations de Brook Lopez et Khris Middleton, ainsi qu’au quasi triple-double de Jrue Holiday (18 points, 8 rebonds et 10 assists). Il ne sont pas grand-chose sans lui, l’inverse fonctionne aussi.

Un match qui donne un bel avant-goût des Playoffs. Les Bucks ont l’expérience de ces matchs qui filent au bout de la nuit, la relation entre Giannis et ses lieutenants est l’une des plus saines de NBA et – même si parfois critiqué – Mike Budenholzer compose comme un chef.

4 Commentaires

4 Comments

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top