PUBLI-RÉDACTIONNEL Art

« Winning Time », la fiction sur la dynastie Lakers dans les 80’s : débrief des trois premiers épisodes

Winning Time Los Angeles Lakers Jerry Bus signe Magic Johnson

On a maté les trois premiers épisodes de Winning Time sur la dynastie des Los Angeles Lakers mise sur pied par Jerry Buss lors des eighties. On en parle avec vous.

Source : OCS

Après la sortie – et donc le visionnage – des trois premiers épisodes de Winning Time sur OCS, il est temps de se poser tranquillement pour faire un premier point. L’attente était importante autour de la série couvrant la dynastie des Lakers dans les années 80, donc on n’allait pas passer à côté de l’événement. Let’s go pour cette fiction tirée du livre Showtime par Jeff Pearlman (un must read) en mode sexe, drogue et basketball.

Trois premiers opus qui posent les bases de cette fabuleuse équipe des Lakers et le contexte angelino de l’époque. Certes quelques grands noms squattent déjà le Forum d’Inglewood, mais d’autres des protagonistes des fabuleuses saisons à venir ne sont pas encore dans la place. Ce sont eux qui animent le début de la série, où Jerry Buss – joué par John C. Reilly (Gangs of New York, Aviato, Les Frères Sisters…) rachète la franchise en 1979.  À travers la caméra d’Adam McKay – plutôt à la mode depuis son Don’t look up – producteur de la série et réalisateur du pilote, on voit le futur proprio des Lakers à l’oeuvre pour réaliser son kiff de détenir cette équipe de basket. Pourtant le tableau n’est pas super reluisant entre une NBA qui peine à se faire une place au soleil face aux autres ligues majeures que sont la NFL et la MLB, perçue comme trop « noire » par le grand public. Mais lui s’en fout, il veut son joujou, et surtout il veut l’emmener au sommet. Narcissique, un brin loser mais terriblement attachant, Dr. Buss est sublimé par l’interprétation de Reilly qui prend régulièrement le téléspectateur à partie et qui révèle un personnage haut en couleur.

C’est d’ailleurs un point central de Winning Time : les caractères semblent volontairement accentués, quitte parfois à clairement déformer la réalité. Certains l’ont peut-être remarqué – ou ont lu les critiques à ce sujet – Jerry West apparait comme colérique, bien loin de la personne décrite par ses proches ou anciens coéquipiers. Dépressif, mal dans sa peau certes, mais plutôt du genre à intérioriser. D’où le besoin de rappeler que si la série est basée sur une histoire réelle, elle n’en reste pas moins une fiction qui entraine quelques écarts. Dans cette galerie, il faut souligner que Quincy Isaiah joue un Magic Johnson très probant, avec le smile attachant qui a fait la renommée du meneur. Il est l’autre protagoniste de ces premiers épisodes puisque la première mesure de Buss une fois à la tête des Lakers n’est autre que de drafter l’ancien de Michigan State. La relation qui se noue entre les deux hommes se place aussi comme un élément prépondérant des premières heures de la série, tout comme celle entre Magic et (attention, spoiler pour ceux qui ne connaissent rien de Earvin Johnson) sa future femme Cookie.

Autour de tout ce beau monde gravitent d’autres noms bien connus. Sans vouloir gâcher la surprise pour ceux qui n’ont pas encore eu l’opportunité de voir ces premiers épisodes, sachez que vous apercevrez le cigare de Red Auerbach, un David Stern pas encore boss de la NBA ou encore un Kareem Abdul-Jabbar intouchable – qu’on espère voir encore plus à l’avenir. Sans oublier Jeanie Buss, la fille de Jerry, qui fait déjà ses premiers pas au sein de l’organisation Lakers ou encore un Pat Riley sosie de Christophe qu’on imagine pousser un petit Aline pour qu’elle revienne. Ainsi qu’un Donald Sterling très malaisant dans son rapport avec les joueurs de couleur – quelle surprise – dont le rôle dans l’acquisition des Lakers par Buss est souvent oublié.

Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de mater les trois premiers épisodes de Winning Time, on vous laisse rattraper votre retard et apprécier cette plongée dans l’histoire romancée des Los Angeles Lakers. Entre les images d’archives qui viennent agrémenter la série ou encore une bonne bande son – big up à My Favorite Mutiny de The Coup pour le générique – il y a de quoi se faire plaisir. On attend maintenant de voir un poil plus de basket alors que la saison va débuter pour eux, surtout si comme le dit Jerry Buss dès le début de la série, ce sport est « aussi bon que du sexe ».

Série à retrouver sur OCS

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top