Grizzlies

Ja Morant, tout simplement : 52 points, record en carrière, record de franchise, soirée en apesanteur pour lui… et pour nous

Grizzlies 1er mars 2022

Quand le groupe vit bien.

Source image : NBA League Pass

Il avait le flow, m’a rendu accroc, je voyais déjà, l’avenir dans ses bras. Sheryfa Luna ne le savait pas encore mais les paroles de son tube pas du tout interplanétaire allaient résonner dans nos têtes quinze ans plus tard, à chacune des apparitions sur le parquet de Ja Morant. Cette nuit ? Le meneur des Grizzlies a mis un peu de tout de ce qu’il sait le mieux faire et il l’a multiplié par quinze, il l’a multiplié par 52. Et nous ? On est sous le charme, sous le charme de cet énergumène all-time, sous le charme de cette équipe de joyeux lurons athlétiques et talentueux. Allez, ces quelques lignes vous sont offertes par nos cœurs de fans enjoués.

Les stats maison de ce bonbon à la fois doux et acidulé c’est juste ici !

Connaissez-vous le point commun entre Calogero et Thomas Pesquet ? Promis après on arrête nos références claquées. Eh bien ce sont les deux seules personnes qui ont passé plus de temps en apesanteur que Ja Morant ces derniers mois. Ja Morant. Ja Morant… Par quoi commencer, si ce n’est par dire que cette nuit encore, cette nuit encore plus qu’une autre même, le meneur des Oursons nous a mis dans tous nos états, et avec lui toute son équipe d’ailleurs, qui n’en finit plus de bombarder les défenses avec un swag sans commune mesure. Taylor Jenkins le coach des Ours qui ressemble de plus en plus… à un vrai ours, Steven Adams et Kyle Anderson pour servir de frein à main quand ça va trop vite, et pour le reste… beh ça va vite, ça va trop vite, ça va beaucoup trop vite et ça va beaucoup trop haut.

Pour Ja Morant ? Les premières pages de chacun de ses chapitres commencent à devenir de véritables best-sellers. Il y avait eu ce poster loupé de peu sur Kevin Love, là on s’échauffait, puis ce play-in tournament et cette série de Playoffs face au Jazz en 2021, bienvenue chez les grands. Puis, indépendamment de ses masterclass chiffrées et artistiques quasiment quotidiennes cette saison, qui lui ont valu au passage une première étoile de – titulaire – au All-Star Game, il y avait eu ce match le 9 janvier dernier à Los Angeles, face aux Lakers, lors duquel le gamin avait définitivement validé sa place parmi les martiens all-time avec un contre inhumain. Au global ? Cette saison Ja Morant c’est 27/6/7 de moyenne environ, un trophée de MIP qui lui échappera uniquement s’il va chercher celui de… MVP, ah d’accord, et des Grizzlies intenables et bien installés à la troisième place de l’Est avec un petit 43-20 des familles. Allez, on parle du match de la nuit ? Allez, on parle du match de la nuit.

52 points à 22/30 dont un poster de chacal sur Jakob Poeltl et un buzzer beater phéno à la mi-temps, 4/4 du parking dont 1/1 à dix mètres, 7 rebonds et 2 passes en 34 minutes. 52 points. En 34 minutes.

On l’a senti très vite, Ja Morant avait fait de cette match-up avec les Spurs un objectif personnel, un peu comme quand vous vous pointez au buffet à volonté avec la ferme intention d’y rester quatre heures, de ne rien y laisser et de partir en rampant avant de dormir sur le dos. Tout pareil du coup, enfin presque car Ja Morant, lui, est reparti du FedEx Forum la tête fièrement dressée sur ses épaules en V, avant de refaire le V de la victoire et de tenter de faire un 52 avec ses mains sur l’une des photos d’équipe les plus stylées de ces dernières années. Preuve que ce groupe vit bien même si cette phrase est terriblement bateau, mais les sourires ne trompent pas et on sentait en fin de match un groupe à l’unisson pour fêter la nouvelle perf incroyable de son leader. On ne parle pas ici de Steven Adams, qui a néanmoins fait décoller un Jakob Poeltl qui croit encore avoir croisé un Hakeem Olajuwon à queue de cheval mais bien de Temetrius Jamel Morant, qui a donc battu cette nuit son propre record en carrière et par la même occasion le record de franchise des Grizzlies au scoring, avec une facilité aussi déconcertante que son hang time.

Deux actions qui symbolisent parfaitement l’état de grâce dans lequel Jaja se trouve cette saison ? 140 secondes avant la mi-temps, foufou doit bien avoir dépassé la vingtaine de points déjà et il s’élève en contre-attaque, escalade un Jakob Poeltl décidément dans tous les bons coups, prend le temps de prévenir les photographes du monde entier et même de lire le Figaro en l’air avant d’écraser un énorme poster sur toute l’Autriche. Semi-poster c’est vrai mais foutez-nous la paix et laissez-nous frissonner, d’autant plus que deux minutes plus tard et sur une douceur de passe d’un Steven Adams décidément dans tous les bons coups… l’autre malade nous envoie un trick shot complètement lunaire au buzzer, tellement lunaire qu’à 5h35 on ne sait toujours pas comment appeler ce tir.

On tient nos deux highlights de la soirée, les plus fous car il y en a d’autres, et pour boucler la boucle mettez-donc vous bien en tête que Ja Morant a rentré face aux Spurs VINGT autres tirs, et pour la plupart pas de simples lay-ups. 46 points dimanche soir face aux Bulls, 52 cette nuit contre les Spurs, on serait les Celtics qu’on hésiterait carrément à déclarer forfait pour demain soir.

Un Ja Morant fêté comme il se doit en fin de match par toute sa bande et on en place une pour Xavier Tillman et sa tête de meilleur ami parfait, un Ja Morant record, un Ja Morant sur une autre planète, un Ja Morant qui fait naître en nous certains sentiments fragiles, un Ja Morant dont vous devez vous rendre compte à quel point nous sommes chanceux d’assister à son envol. Ja Morant, tout simplement.

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