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Michael Jordan et Scottie Pippen ne se parlent plus : « Je crois que c’est fini » confie Charles Oakley

Pippen MJ

Ned Stark en veut à Robert Baratheon.

source image : montage TrashTalk via YouTube

« Les garçons… » dirait Hermione Granger. Berceuse de toute une génération orange, la liaison entre Scottie Pippen et Michael Jordan semble aujourd’hui au point mort. Quand ces deux-là ne se parlent plus, les États du monde entier stoppent leurs pourparlers, le dialogue est brisé. Larme à l’œil, on débrief. 

Non, Michael Jordan n’était pas le coéquipier idéal. Oui, Scottie Pippen a mal vécu certains maux qu’un rôle de l’ombre inflige. Une dynastie est un peu comme une centrale nucléaire. En surface, beaucoup de résultats qu’une alternative ne peut pas offrir, mais sous quelques cartons, un poisson à trois yeux qui parle couramment le hongrois. Les traces laissées par le succès sont irréversibles, dans un sens comme parfois dans l’autre. Les six bannières de champion remportées par Chicago – toutes sous l’ère du binôme Michael Jordan & Scottie Pippen – flottent en haut de l’United Center. Elles ne bougeront pas. Le sens commun que l’on attribue à l’époque des Bulls 90’s déborde de nostalgie, comme si les victoires sportives n’avaient enfanté que de bons moments. Une vingtaine d’années plus tard, la relation entre Michael Jordan et Scottie Pippen déconstruit cette idée. Leurs récents désaccords quant à la narration de The Last Dance ont complètement brisé ce lien noué par le succès. Invité sur le podcast de Bill Simmons, Charles Oakley a partagé le vestiaire des deux hommes pendant la saison 1987-88. Il est aujourd’hui très ami avec l’un comme l’autre. À la question « Est-ce que tu penses qu’ils parlent encore ou pas ? » posée par Bill Simmons, l’ancien des Bulls a répondu « non, je pense que c’est fini ».

« Non, je pense que c’est fini. Ce n’était pas génial dès le départ. » – Charles Oakley, sur la relation entre Scottie Pippen et Michael Jordan

La seule certitude dans cette affaire, c’est que Pippen n’envisage probablement pas d’intégrer le front office des Hornets, sur le court comme le très long terme. Comme le révèle Charles Oakley, lorsque ce jeune poste 3 a débarqué dans l’Illinois à l’été 87, tout n’était pas rose entre lui et Michael Jordan. Des années plus tard, le sujet de discorde est tout autre. La narration de The Last Dance – très centrée sur le personnage de Michael Jordan – n’a pas plu à Scottie Pippen. Exemple tout bête, le docu’ ne mentionne pas sa punchline sur Karl Malone lors du match 1 des Finales 97. « Le facteur ne passe pas le dimanche » glissé à l’oreille de celui qu’on appellera désormais le Mailman. Déstabilisé – ou peut-être simplement maladroit, mais l’histoire est plus jolie ainsi – Karl Malone manque ses deux lancers-francs (82-82). Une passe décisive indirecte pour Michael Jordan qui, sur l’action suivante, envoie ce fameux buzzer en partant sur sa gauche. Ce genre d’anecdote fait partie intégrante de l’histoire de la franchise. Précieux dans l’ombre, Scottie Pippen pensait enfin obtenir la reconnaissance qui lui était due avec The Last Dance. Il n’en fut – selon lui – rien. Tout au long de son interview chez Bill Simmons, Charles Oakley mentionne cette dimension altruiste de Scottie.

« J’ai demandé à Mike qui de Scottie ou Magic Johnson était… Il a dit qu’il gagnerait plus de bagues avec Scottie car Scottie peut faire plus que Magic. Et il a toujours fait l’éloge de Scottie. Toujours. Il n’a jamais mal parlé de lui, mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé depuis The Last Dance. » – Charles Oakley

Eh oui, depuis The Last Dance, Scottie a balancé pas mal de petits tacles dans les gambettes de sa majesté. Tacles restés sans réponses. « À ce moment-là, il va juste continuer à faire ce qu’il fait : jouer au golf, aller à la pêche, se reposer et fumer des cigares » confie Charles Oakley. Laver son linge sale dans la presse ? Ce n’est effectivement pas le genre de Michael. À moins que Scottie nous ponde un « The True Last Dance » donc, le contenu et la forme de leurs embrouilles resteront tus. Simple guerre d’egos, ou sujet en profondeur dont nous n’avons pas les tenants ? Comme quoi, les belles histoire ne se façonnent pas toutes dans l’euphorie façon Adil Rami et l’extincteur. Si un extincteur débarque dans cette histoire, il servira seulement à éteindre l’allumette craquée par Scottie au fond du jardin de Michael. Coup de vice punitif pour Jojo, qui avait saboté la tondeuse à gazon de Pippen la veille.

Quand on est né dans les années 60, pas de blocages sur Insta, on ne se parle tout simplement plus. Ceci dit, il vaut mieux ça qu’une embrouille qui prend le monopole de la presse avec chaque jour une punch’ sur fond d’alcool. « Ouai je suis sûr de moi ouai, Michael tournerait à 14 points par match aujourd’hui. Un Lonnie Walker bis. ». Tout doux, Scottie.

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