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Poignet droit fracturé et deux mois d’absence pour Alex Caruso : officiel, Grayson Allen est devenu l’ennemi public n°1 à Chicago

Alex Caruso 23 janvier 2022

Grayson Allen a encore dépassé les bornes, et cette fois c’est Alex Caruso qui a pris cher. Pauvres Bulls, une fois de plus…

Source image : NBA League Pass

Ce qui n’était qu’un fait de jeu parmi d’autres, bien que violent, s’est donc transformé en mini affaire d’état entre les Bulls et les Bucks. On connaissait la réputation de dirty player de Grayson Allen, construite lors de ses années universitaires avec Duke, et pas sûr que les derniers évènements en date ne changent ladite réputation, notamment du côté de Chicago…

Remettons les évènements dans l’ordre. Vendredi soir à Milwaukee, les Bulls tentent de survivre et sont les auteurs d’un très bon match sur le parquet du champion en titre. Score serré, match âpre, et sur une contre-attaque initiée par Ayon Dosunmu le revenant Alex Caruso (deuxième match après une absence d’un mois) monte tranquillement au cercle pour finir le taf. Débarque alors un Grayson Allen qui applique sa maxime préféré, « pas de panier facile », et le 3 and D des Bucks découpe littéralement le bonze en lui accrochant tout d’abord un bras avant de le descendre violemment en lui empoignant l’autre. Ça va vite, dans le feu de l’action ça peut se comprendre… STOOOOP, ceci est une faute de vilain, ceci est une faute violente, la chute de Carouze est rude et Grayson Allen est d’ailleurs éjecté suite à la séquence revue par les refs. Le vandale ne finira donc pas le match, Caruso non plus d’ailleurs, et hier ce qui aurait pu s’arrêter à un chapitre de plus du livre « Les victimes de Grayson Allen se comptent par dizaines » a pris une ampleur plus grave puisque l’on a appris par l’intermédiaire d’Adrian Wojnarowski que le poignet du Krilin des Bulls était salement touché et qu’il devrait passer prochainement sur le billard, ce qui occasionnera au moins six à huit semaines d’indisponibilité.

Cette fois-ci la violence de l’acte trouve en écho une blessure sérieuse, et très rapidement les débats se sont envenimés entre les différentes fanbases quand la franchise du Wisconsin a trouvé bon (non) d’utiliser l’agresseur comme principale pancarte publicitaire du match du soir, tweet jugé très limite par de nombreux observateurs, et notamment par les Bulls eux-mêmes, avant que la provocation (volontaire ou non) ne soi d’ailleurs supprimée par les Bucks.

Ce qu’on peut dire ce matin ? Déjà que la date du 5 mars est désormais stabilotée en rouge sang par les Bulls, date à laquelle l’assaillant Allen sera présent en ville et date à laquelle il devrait recevoir quelques mots d’amour si ce n’est plus en provenance des travées du United Center. Ce qu’on peut dire aussi c’est que les Bulls ne comptent apparemment pas en rester là et espèrent – comme beaucoup – une sanction assez exemplaire pour Grayson Allen, les antécédents violents du garçon étant la goutte de rage qui fait déborder le vase ce matin. Pauvres Bulls d’ailleurs, absolument tabassés par les blessures cette saison (Pat Williams, Lonzo Ball, Derrick Jones Jr., Zach LaVine, Michael Jordan, Barack Obama) et qui devront donc faire sans leurs trois meilleurs défenseurs pour de nombreuse semaines, au cœur d’une saison pour l’instant réussie mais pas sans remous ni bâtons jetés dans la roue du vélo.

Pas forcément dans le Top 10 des golden boys de NBA, Grayson Allen vient donc d’entrer avec fracas sur le podium des têtes mises à prix dans la Grande Ligue, on vous laisse compléter le podium. Ce genre de comportement n’a juste pas sa place en NBA, point, à la ligne.

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