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Tracy McGrady pense qu’il n’a pas eu le supporting cast pour gagner un titre NBA : Yao Ming appréciera sans doute cette décla

Hop, ça c’est dit.

Source image : NBA League Pass

Faisant partie de l’élite NBA au début des années 2000, Tracy McGrady représentait l’une des machines offensives les plus redoutables de sa génération. Cependant, il fait partie de ces grands talents qui n’ont jamais remporté la moindre bague. La principale raison selon lui ? Il n’avait pas les bonnes pièces autour de lui.

Tracy McGrady ne fait pas partie de ceux qui pensent qu’un titre NBA valide la greatness d’un joueur. Pas vraiment étonnant sachant qu’il n’est jamais arrivé au bout, mais dans le même temps les vrais savent à quel point T-Mac faisait du sale dans son prime. De son arrivée à Orlando en 2000 jusqu’à ses dernières années à Houston vers 2007-2008, McGrady a enchaîné les saisons XXL. Sept participations consécutives au All-Star Game, sept fois dans l’une des trois All-NBA Teams de la saison dont deux fois dans la première, deux titres de meilleur scoreur et une fois MIP, bref le mec était tout simplement inarrêtable. Quand un certain Kobe Bryant disait de vous que vous étiez « le joueur le plus difficile à défendre », ça pèse quand même. Quand vous arrivez à planter 13 points en 33 secondes ou 62 pions dans un match NBA, ça pèse aussi. Et si vous avez besoin de chiffres supplémentaires, sachez que l’ailier de 2m05 au talent absolument incroyable tournait à plus de 26 points – 6 rebonds – 5 passes de moyenne sur l’ensemble de son prime, avec une pointe à 32 unités sous le maillot du Magic en 2003. Quelque part, T-Mac était un peu Kevin Durant avant Kevin Durant, tout aussi facile avec la gonfle même si moins efficace. Vous comprenez donc pourquoi il est archi respecté au pays des hoopers, lui qui est d’ailleurs rentré au Hall of Fame en 2017.

Mais comme dit au-dessus, McGrady possède donc un palmarès collectif quasiment vierge, ce qui fait toujours un peu tache par rapport à d’autres légendes qui ont brillé en Playoffs. Présent sur le podcast de Draymond Green, T-Mac a donné son avis sur son manque de succès collectif au cours de ses grandes années en NBA. Morceaux choisis.

« Il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en compte pour espérer gagner un titre. Avec mon jeu, vous ne pensez pas que si j’avais eu les bonnes pièces autour de moi, j’aurais pu gagner un titre ?

J’étais l’un des meilleurs joueurs de la ligue, je n’avais tout simplement pas les bonnes pièces autour de moi. »

Sympa pour Yao Ming ça dis donc, « l’un des big men les plus skilled » selon les propos de Tracy lui-même. Clairement, quand T-Mac scorait à tout-va du côté d’Orlando, il était bien esseulé. Il devait former un pur duo avec Grant Hill, et Tim Duncan a même failli débarquer en 2000. Mais le premier avait pris un abonnement à l’infirmerie tandis que le second était resté aux Spurs pour construire une dynastie. Dans le même temps, McGrady a dû se débrouiller avec Mike Miller, Darrell Armstrong et Pat Garrity. No disrespect mais difficile de faire quoi que ce soit en Playoffs avec ce supporting cast, même si le Magic est passé à deux doigts d’éliminer Detroit en 2003 après avoir mené 3-1 au premier tour. Une fois à Houston après son transfert à l’été 2004, T-Mac a continué d’enchaîner les éliminations prématurées, et ce malgré la présence du géant Yao à ses côtés. Trois saisons à plus de 50 victoires pour McGrady et Houston, mais toujours incapable de gagner la moindre série. On se rappelle de cette défaite en 7 contre les Mavericks en 2005 alors que les Rockets avaient remporté les deux premiers matchs à l’extérieur. On se rappelle aussi de ce revers lors d’un Game 7 à la maison face au Jazz en 2007, provoquant carrément des larmes chez Tracy en conférence de presse. Et lors de la saison suivante, encore une défaite contre Utah au premier tour alors que McGrady avait réussi à guider les Fusées vers une incroyable série de 22 succès consécutifs en régulière, sans Yao blessé.

Au final, T-Mac a des arguments quand il dit qu’il ne possédait pas les bonnes pièces pour gagner. Et il a aussi eu pas mal de petits pépins physiques qui n’ont évidemment rien arrangé. Mais ce qui fait désordre sur son CV, c’est qu’il n’a jamais réussi à passer le moindre tour de Playoffs avant une apparition anecdotique en Finales NBA avec les Spurs en 2013, quand il était devenu un mec du bout du banc. Des grands joueurs qui n’ont pas de titre, y’en a plein, ce qui prouve effectivement qu’un alignement des planètes est nécessaire pour remporter une bague de champion. Sauf que pour un mec de son talent, ne pas gagner la moindre série de Playoffs dans son prime, ça reste un point noir, quoi qu’on en dise.

Des circonstances atténuantes, il en a, mais Tracy McGrady n’a jamais vraiment été réputé pour son leadership ou son éthique de travail extraordinaire. Et au final, sans doute que ça explique aussi son manque de succès en Playoffs, tout comme le niveau de ses coéquipiers. 

Source texte : podcast Draymond Green

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