Suns

Les Suns, référence ultime dans le money time cette saison : conseil d’ami, évitez les matchs serrés avec Phoenix

Chuuuuuuuut !

Source image : NBA League Pass

En l’emportant sur le parquet des Mavs la nuit dernière, les Suns ont non seulement bouclé leur road-trip en beauté face à l’une des équipes en forme du moment, mais ils ont également été fidèles à leur réputation d’équipe la plus clutch de la NBA. Nouvelle masterclass dans le quatrième quart, décidément c’est une spécialité à Phoenix.

L’affiche était belle. La meilleure équipe NBA d’un côté, des Mavs en feu de l’autre, ça nous promettait un sacré duel au pays de Dirk Nowitzki. Et gros duel on a eu, les deux équipes se battant jusque dans le dernier quart-temps pour tenter d’arracher la win. Mais au final, comme si souvent cette saison, le quatrième quart fut l’instant choisi par les Suns pour jouer leur meilleur basket. Menés de huit points à l’entame de l’ultime période, Chris Paul et ses copains ont véritablement montré qui était le patron : 35-19 dans les douze dernières minutes, et surtout un 22-6 dans les sept dernières de la rencontre pour faire passer le score de 95-87 pour Dallas à 109-101 pour Phoenix. Violent ! Encore plus quand on sait que la bande à Luka Doncic restait sur dix victoires en onze matchs et que les Suns ont évolué sans leur pivot titulaire Deandre Ayton, toujours à l’infirmerie. Et si vous kiffez vraiment les chiffres, sachez aussi que les Cactus n’ont perdu qu’un seul ballon dans le dernier quart, contre six pour Dallas, le tout pour un avantage de 13-0 au niveau des points marqués sur balles perdues. Forcément, ça fait très mal. Alors certes, les hommes de Jason Kidd étaient en back-to-back et Luka avait visiblement bobo au niveau de la nuque, mais cela n’enlève absolument rien à la nouvelle démonstration de force réalisée par les Cactus.

Une démonstration de force symbolisée par un Chris Paul en mode Point God (20 points dont dix dans le dernier quart, 5 rebonds, 11 caviars) et auteur du dagger à 3-points à 25 secondes de la fin. Une démonstration symbolisée également par un Bismack Biyombo hyperactif en l’absence d’Ayton, ou encore par un Mikal Bridges omniprésent au moment de faire la différence. Et comment ne pas citer ce gros block de Devin Booker sur Dorian Finney-Smith, initialement sanctionné par une faute mais finalement overturned suite à un challenge bien utilisé par le coach Monty Williams. Des symboles, on pourrait en trouver plein tellement ça contribue de partout et surtout des deux côtés du terrain. Cameron Payne, Cameron Johnson, Jae Crowder… ces gars-là ont également bien fait le taf contre Dallas. Et c’est bien ça qui fait la force des Suns aujourd’hui. Car si CP3 et Booker représentent peut-être ce qu’il y a de mieux quand on parle de duo de closers sur le backcourt, l’exécution collective en attaque comme en défense est la première raison du succès de Phoenix. Une exécution qui ressemble à une petite merveille, où absolument tout le monde est concerné en même temps. Quand il faut sortir les barbelés, quand il faut vraiment serrer la vis, quand il faut profiter des faiblesses des adversaires pour appuyer là où ça fait mal, aucune équipe NBA n’est plus forte que les Suns aujourd’hui.

« L’expérience. Notre run en Playoffs l’année dernière nous aide aujourd’hui au niveau de l’alchimie. Nous ne sommes jamais perturbés dans ce genre de situation, on se base sur notre défense, on essaye de rendre les choses difficiles pour l’équipe adverse et souvent, ça paye. »

– Devin Booker, après la victoire à Dallas

Parfois, les chiffres mentent mais pas dans le cas de Phoenix. Quand on jette un œil aux stats des équipes NBA dans le clutch time, qui correspond aux cinq dernières minutes d’un match avec un écart de cinq points ou moins, ils veulent tout dire : d’après le site officiel de la Ligue, quand on prend le bilan des équipes dans les matchs serrés, les Suns ont remporté 15 rencontres sur 18, c’est-à-dire le meilleur de toute la NBA, bien loin devant la concu. Et si on creuse encore un peu, on voit à quel point cette domination est folle. Dans le clutch time de ces 18 rencontres, les Suns ont une efficacité offensive de 133,6 points pour 100 possessions ! Juste pour info, l’attaque la plus efficace de la NBA cette année sur 48 minutes est de 116,1 (Utah), tandis que Phoenix est à 112. Cela montre que les Cactus step-up de façon hyper spectaculaire pendant que certains tremblent dans les dernières minutes. De l’autre côté du terrain ? Spoiler, c’est tout aussi impressionnant. L’efficacité défensive des Suns dans le clutch time est de 90,8, deuxième meilleure marque de la Ligue derrière les… Wizards (what ?). Cette année, Phoenix possède globalement le deuxième meilleur defensive rating derrière Golden State (102,4 pour les Warriors, 104,2 pour les Suns), et on voit encore une fois que les hommes de Monty Williams atteignent un niveau supérieur dans les dernières minutes quand ils s’agit de faire des stops. Enfin, quand on checke la différence entre l’efficacité offensive et défensive dans le clutch time, on tombe sur un net rating de… +42,7. La deuxième meilleure équipe NBA dans cette catégorie statistique ? Washington avec +25,8. Autant dire que les Suns évoluent sur une autre planète.

Sur cinq victoires consécutives, les Suns sortent d’un road-trip tout simplement parfait et viennent de solidifier un peu plus leur place au sommet de la NBA. Et tant qu’ils seront aussi redoutables dans le money time, on voit mal qui pourrait aller les chercher, en saison régulière mais aussi sur une série de Playoffs en sept matchs. 

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