Grizzlies

Personne n’arrête les Grizzlies : 10ème victoire de suite, la 20ème win en 24 matchs, Golden State au tapis face à Ja Morant et sa compagnie !

Ja Morant

En ce moment, jouer les Grizzlies c’est une défaite quasi assurée !

Source image : nba league pass

C’était la grosse affiche de cette nuit, et pour une raison évidente. Les Warriors, en haut de la Conférence Ouest, face aux Grizzlies, 4èmes du classement et sur la meilleure série de victoires de toute la NBA. Fin de parcours pour Memphis ? Certainement pas. À domicile, les potes de Ja Morant ont encore fait le travail pour faire chuter Golden State (116-108). Décidément, jouer les oursons n’est pas bon signe en ce moment.

Autant ne pas tourner davantage autour du pot.

En ce moment, le talk de toute la planète NBA tourne autour des Grizzlies.

Il y a Ja Morant, certes, avec ses actions athlétiques extraordinaires et son leadership renversant, mais pas seulement. Dans un collectif léché, qui a une énorme confiance en son sein et des ambitions démesurées, les résultats sont excellents et le match de cette nuit n’était qu’une confirmation du phénomène Memphis qui chamboule la planète basket en ce moment. Tout le monde parle des boys du Tennessee, et quand ce n’est pas un contre stratosphérique du meneur c’est Jaren Jackson Jr qui fait un move d’alien, Desmond Bane qui prend feu ou encore Tyus Jones qui régale. On en parlait d’ailleurs, en détail, dans l’Apéro du jour. Avec une question un peu provocante certes mais à la hauteur de la motivation qui transpire en ce moment à Memphis, est-ce qu’on parle d’une belle petite histoire qui va bientôt s’arrêter ou la construction d’un vrai contender ? Pour s’offrir davantage de confiance et émettre un début de réponse au grand public, rien ne vaut la réception des Warriors à domicile. Orphelins de Draymond Green mais avec le retour de Klay Thompson et la présence de Stephen Curry, les garçons de Golden State avaient eux aussi bien envie de montrer qui est le patron. Ce match était, évidemment, immanquable. Pour le contexte actuel comme dit en intro, mais aussi pour le play-in de l’année dernière, pour Andre Iguodala vs Memphis, pour Ja et Curry, pour tout un tas de choses.

Et on peut dire qu’on a pas été déçus, au point d’en vouloir 4 à 7 de plus, si possible en Playoffs.

Un match qui démarrait fort pour Morant et ses coéquipiers, profitant de l’excellent boulot de Ziaire Williams sur les ailes (17 points à 3/7 de loin) et des finitions assassines du meneur bientôt All-Star. Typiquement, on voyait la fournaise du FedEx Forum appuyer bien fort sur des Warriors blasés par l’absence de Draymond, mais la pire chose à faire était d’enterrer les Dubs. Car, forcément, loi de l’humanité oblige, le troisième quart-temps pointait son nez. Et la magie de Steve Kerr, comme si souvent, opérait : 39 points pour Golden State dans la période, un match retourné par les banderilles de tout le monde et le mouvement de balle si propre aux Californiens, soudainement l’ambiance était bien différente dans les rangées du Tennessee. On sentait l’arrivée du patron, qui demandait au petiot de rester sagement assis car c’était désormais l’heure des adultes. Problème pour les Warriors, et pour le reste de la NBA en ce moment ? Les darons ont moins de 25 ans et jouent bien aux Grizzlies. Dans une atmosphère électrique et un match qui aurait très bien pu glisser des mains des hôtes, c’est comme si souvent le groupe tout entier qui a su élever son niveau de jeu pour faire chuter la bande à Looney dans le money-time. Une énorme défense de Jaren Jackson Jr, refusant le moindre lay-up dans sa raquette. Un immense Tyus Jones, assassinant le banc de Golden State avec des banderilles sciantes au finish. Les efforts de Brandon Clarke, les envolées de Ziaire, bref dès que vous êtes nés entre 1996 et 2001 et que vous jouez à Memphis apparemment il n’y a pas de problème d’inexpérience.

Et lorsqu’il a fallu finir le game ? Forcément, la balle retrouvait les mains du numéro 12.

Bien gêné par Gary Payton II qui s’investissait dans la mission de son début d’année, c’est-à-dire tenter de ralentir le double-Joueur de la semaine en titre en NBA et un des joueurs les plus explosifs du circuit actuellement, Ja Morant mettait le couvercle sur la rencontre comme lui seul sait certainement faire. C’est-à-dire ? Face aux tirs extérieurs loupés de Golden State, le phénomène décidait de tout régler à l’intérieur. Avec un floater plein de légèreté pour donner de l’air aux siens d’abord, et avec un and-one derrickrosesque histoire d’y mettre la touche finale. Devant son public, devant Stephen Curry, devant les caméras de NBA TV, Ja Morant faisait ce qu’il sait faire de mieux, c’est-à-dire élever son niveau de jeu quand la pression est la plus importante. Et prenant bien le relais de ses coéquipiers, le patron finissait le job pour une 10ème victoire consécutive des Grizzlies, la plus longue série en cours de l’histoire de la franchise.

Qui peut arrêter Memphis ? L’avenir nous le dira. Mais ce ne sont pas les Warriors qui ont su s’y prendre, obligés de rendre leurs armes chez ces gamins remplis d’ambition. En ce moment, ne pas regarder les Warriors c’est louper une merveille de basket, avec efficacité, style et vista. Rendez-vous jeudi soir contre Minnesota, samedi soir contre Dallas et lundi soir à 21h30 face aux Bulls, pour confirmer la hype qui explose actuellement.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top