6ème Homme

NBA 6MOY Ranking 2021-22 : Tyler Herro toujours seul au monde, c’est Tom Hanks qui va être jaloux

Tyler Herro Heat 28 décembre 2021 ranking Sixième Homme

Et si Tyler Herro avait déjà… tué le suspense ?

Source image : Youtube

Ils sont l’étincelle du banc, ils font trembler la second unit adverse et ils peuvent retourner un match à eux seuls. Vous l’aurez compris, c’est l’heure de parler des meilleurs remplaçants de toute la Ligue : les candidats au fameux Sixth Man Of the Year. Un mois après notre premier ranking, c’est déjà l’heure de faire une update. 

Statistiques arrêtées au 28 décembre

NB : comme toujours quand il s’agit d’un ranking, les avis s’opposent et il est compliqué, voire impossible, de sortir un Top 10 qui convaincra tout le monde. Pour classer les uns et les autres on s’est basé sur les stats, le bilan collectif mais aussi le ressenti, car les chiffres ne font pas tout dans la vie. Comme toujours, quelques petites mentions pour ne pas oublier les copains méritants et puis on se jette à l’eau. 

Mentions honorables : Carmelo Anthony qui frappe très fort à la porte et on compte sur les Lakers pour le push en janvier, Dennis Schröder et son gros salaire hehe, Luke Kennard et Terance Mann mais ils vont finir la saison titulaire, Derrick Rose en direct de l’infirmerie, Devin Vassell en direct de la pouponnière, Malik Beasley qui préchauffe

#10 – Jordan Clarkson (-2)

On avait déjà annoncé la couleur lors du premier ranking mais la tendance se confirme pour Jordan Clarkson. Certes, on a encore une quinzaine de points de moyenne en sortie de banc mais le Sixième Homme de l’Année 2021 continue de sortir des performances en montagnes russes et son impact n’a rien à voir avec celui de la saison dernière. Un contraste qui n’aide pas à lui donner du crédit car on sait de quoi il est capable. Pas de quoi inquiéter la fanbase vu les récents résultats et la solidité du collectif d’Utah mais notre vieux copain JC, loin de faire des miracles, n’a jamais semblé aussi loin d’un back-to-back sur le trône des rois du banc. À ce rythme, on a plus de chance de le retrouver parmi les mentions juste au-dessus d’ici quelques semaines.

Statistiques : 14,7 points, 3,5 rebonds, 2,4 passes, 38% au tir dont 31% de loin et 81% sur la ligne.

#9 – JaVale McGee

Il faisait partie des mentions honorables il y a un mois et on a cette fois décidé de faire de la place pour JaVale McGee (spoiler, les fans de Carmelo Anthony peuvent quitter cet article), une aussi grosse que celle qu’il occupe dans la raquette de Phoenix. Recruté pour offrir une doublure de choix à Deandre Ayton, l’ancienne icone du Shaqtin’ a Fool n’a pas déçu et il enchaîne les belles performances. Travailleur sans relâche au rebond, capable d’apporter de la protection de cercle, JaVale fait son chemin dans l’Arizona et nos amis les Cactus ne doivent pas regretter d’avoir misé sur lui lors de la dernière intersaison. 10 points, plus de 7 rebonds et 1,5 contre en seulement 16 minutes sur le parquet, McGee sait rentabiliser son temps de jeu et le banc des Suns s’est trouvé un nouveau joker de luxe pour accompagner les Cam Brothers.

Statistiques : 10,3 points, 7,3 rebonds, 1,5 contre, à 66% au tir et 70% sur la ligne.

#8 – Montrezl Harrell (-5)

Le début de saison de Washington avait agréablement surpris tous les observateurs mais, depuis un mois, la capitale fédérale est clairement dans le dur. L’effet magique du pull rose de Kyle Kuzma ? Impossible à dire mais toujours est-il que les résultats ont piqué du nez et plusieurs belles stories du mois de novembre sont rentrées dans le rang. C’est notamment le cas de Montrezl Harrell. Intenable lors des premières semaines, le pitbull des Wizards manque désormais de mordant pour sanctionner les second units adverses. Alors qu’il n’était descendu qu’une seule fois sous les dix points entre le 20 octobre et la fin novembre, il l’a déjà fait à 5 reprises sur ce seul mois de décembre. Une attaque moins efficace, une défense toujours aussi suspecte, ça donne une belle descente dans notre classement.

Statistiques : 14,5 points, 7,3 rebonds, 65% au tir et 74% sur la ligne.

#7 – Buddy Hield (-3)

Encore une saison compliquée pour Sacramento, encore une année difficile à vivre pour les fans. Englués dans le ventre mou, les Kings continuent de rêver des Playoffs mais les prestations sur le terrain sont loin d’être à la hauteur. Si la grisaille continue de faire son nid au-dessus de Sactown, on voit parfois quelques rayons de soleil percer le ciel et l’un d’entre eux s’appelle Buddy Hield. Malgré un statut de remplaçant, l’arrière bahaméen continue de faire le boulot qui lui est demandé : mettre le ballon dans le cercle. Toujours aussi productif malgré un temps de jeu en baisse, le leader du banc de Sacramento pourrait bien voir quelques équipes s’intéresser à son cas à la deadline, surtout si Monte McNair décide de faire sauter tout l’édifice (trade de Fox ?).

Statistiques : 15,6 points, 3,9 rebonds, 38% au tir, 37% de loin et 86% sur la ligne. 

#6 – Ricky Rubio (+3)

Là aussi on avait annoncé la couleur : si Ricky Rubio gardait le même impact sur son équipe, on lui ferait monter quelques marches au classement. Mission accomplie pour le meneur de poche espagnol qui poursuit sa résurrection dans l’Ohio. On peut toujours regretter une adresse bien irrégulière pour un joueur de ce calibre mais l’Ibère se montre indispensable pour relayer le chef d’orchestre Darius Garland, voire en complément de la jeune pépite des Cavs. Expérience, gestion, vista, défense, capable de prendre le lead dans les moments chauds, Rubio a sa part de responsabilité dans le renouveau de Cleveland et on sent surtout un gars qui a retrouvé le plaisir de jouer. De quoi le pousser à prolonger l’aventure chez les Cavs en juillet prochain ? Ça reste à voir, d’autant plus que le pauvre Rick semble bien s’être fait un énorme bobo cette nuit…

Statistiques : 12,7 points, 6,5 passes, 3,9 rebonds, 1,4 interception, 36% au tir dont 34% de loin et 85% sur la ligne.

#5 – Kelly Oubre Jr. (+2)

En voilà un autre qui fait bien plaisir depuis la reprise. Déjà présent dans notre dernier ranking, Kelly Oubre Jr. a encore step-up depuis un mois. Touchés de plein fouet par le COVID (comme tout le monde en fait), les Hornets s’en sont remis à l’ailier et celui-ci s’est improvisé franchise player pendant une bonne dizaine de jours, enchaînant les coups de chaud et les tirs clutchs. Une montée en puissance qui n’a malheureusement pas toujours été récompensée au tableau d’affichage mais qui aura au moins eu le mérite de marquer les esprits et c’est donc fort logiquement qu’il intègre le Top 5 au moment d’attaquer 2022. Une belle revanche pour mister fashion après sa saison ratée du côté de Golden State. Ironie de la situation, il donne raison à Steve Kerr qui le voyait davantage comme un sixième homme.

Statistiques : 16,5 points, 4 rebonds, 1,2 interception, 45% au tir, 37% de loin et 68% sur la ligne.

#4 – Patty Mills (+6)

La dernière fois, il gardait la porte de ce classement et le voilà désormais en videur derrière le podium. C’est dire le chemin parcouru par Patty Mills depuis un mois. Avec l’hécatombe au sein de l’effectif de Brooklyn, le meneur australien s’est retrouvé catapulté titulaire et bras droit de Kevin Durant en un instant. Pas de quoi impressionner l’expérimenté capitaine des Boomers, lequel a ressorti sa cape FIBA du placard. Des perfs de qualité, des gros shoots pour sauver les Nets à plus d’une reprise, Mills a logiquement pu gonfler ses stats depuis quelques semaines. De quoi lui permettre de monter en flèche dans ce classement mais attention à ne pas trop s’habituer au cinq de départ, sous peine de vite devenir inéligible pour cette catégorie (18 matchs débutés sur 32).

Statistiques : 14,4 points, 2,6 passes, 2,1 rebonds, 45% au tir dont 44% de loin et 90% sur la ligne.

#3 – Alex Caruso (+3)

Les amoureux des chiffres diront peut-être qu’il ne vend pas du rêve au scoring mais Alex Caruso est bien plus qu’un simple joueur de stats. Si l’ancien pote de LeBron plaît autant, c’est qu’il donne tout et qu’il impacte énormément le jeu des siens. Intelligent, facilitateur, glue guy par excellence, joueur de devoir, teigne défensive, Carushow n’en finit plus de briller et c’est le United Center qui en profite soir après soir. Il n’a peut-être pas les skills de Zach LaVine, DeMar DeRozan, Lonzo Ball ou Nikola Vucevic mais les Bulls ne seraient sans doute pas si haut à l’Est sans l’homme au bandeau. On comprend mieux pourquoi les fans des Lakers chialent toutes les larmes de leurs corps. Ça sera sans doute short pour aller remporter la statuette mais Alex Caruso mérite les honneurs.

Statistiques : 8,4 points, 4 passes, 3,7 rebonds, 2 interceptions, 45% au tir dont 36% de loin et 83% sur la ligne. 

#2 – Jalen Brunson (=)

Statu quo pour Jalen Brunson qui conserve sa place de dauphin dans ce classement. Encore un mois très solide pour l’ancien de Villanova, lequel a dû relayer à plus d’une reprise un Luka Doncic qui enchaine les pépins physiques depuis quelques semaines. Pendant que le Slovène grimace et avale des cachets, le combo guard sort du bois pour tenter de maintenir le navire Mavs à flot. De la même manière que Patty Mills, Brunson a joué pas mal de matchs dans le cinq récemment et il faudra donc surveiller de près où se situe son rôle dans les prochains mois. Une période qui s’annonce capitale dans l’optique de son futur (gros) contrat. Qui dit second tour de draft dit unrestricted free agent au bout de la troisième année et donc beaucoup d’équipes vont faire les yeux doux à Jalen Brunson cet été. Attention Dallas, il va falloir sortir les billets pour garder un tel talent.

Statistiques : 15,8 points, 5,5 passes, 3,8 rebonds, 49% au tir dont 33% du parking et 77% sur la ligne. 

#1 – Tyler Herro (=)

“I need a hero” chantait Bonnie Tyler et on serait bien curieux de savoir qui n’aurait pas besoin d’un Herro cette saison en NBA. Après une année sophomore bien timide et empruntée, Tyler Herro a fait table rase du passé et ça lui réussit plutôt bien jusqu’à présent. Généralement quand les titulaires sortent, l’équipe adverse se dit qu’elle gagne quelques minutes de répit. À South Beach, c’est à ce moment-là que le cauchemar commence. Véritable patron de la seconde unit, Tyler a le feu vert d’Erik Spoelstra pour attaquer à tout va et il se fait bien plaisir. Intouchable dans ce classement sur les deux premiers mois, l’allumette préférée de Pat Riley semble avoir une bonne grosse ligne droite d’avance sur la concurrence et on souhaite bien du courage à ceux qui pensent pouvoir lui piquer la récompense en fin de saison. Pour la petite anecdote, le dernier arrière qui a remporté le titre de Sixth Man Of the Year au cours de sa troisième année s’appelait… James Harden. À croire que ces deux-là ne se quittent plus.

Statistiques : 20,2 points, 4,9 rebonds, 3,9 passes, 44% au tir dont 40% de loin et 86% sur la ligne.

Pas mal de mouvement dans le peloton, quelques belles surprises et des déceptions mais un leader qui continue de mettre tout le monde d’accord sur la hiérarchie actuelle en NBA. C’est clair, c’est net : il y a Tyler Herro et il y a les autres.

Source texte : BasketBall Reference

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