6ème Homme

NBA 6MOY Ranking 2021-22 : Tyler Herro part à mille à l’heure, la concurrence n’a qu’à bien se tenir

Tyler Herro pari ranking

Si vous voyez un autre numéro un pour ce classement, alors on ne regarde pas la même Ligue.

Source image : NBA League Pass

Ils sont l’étincelle du banc, ils font trembler la second unit adverse et ils peuvent retourner un match à eux seuls. Vous l’aurez compris, c’est l’heure de parler des meilleurs remplaçants de toute la Ligue : les candidats au fameux Sixth Man Of the Year. Jordan Clarkson avait gagné la couronne en 2021, quid de cette année ? C’est parti pour le premier ranking de la saison. 

Statistiques arrêtées au 28 novembre

NB : comme toujours quand il s’agit d’un ranking, les avis s’opposent et il est compliqué, voire impossible, de sortir un Top 10 qui convaincra tout le monde. Pour classer les uns et les autres on s’est basé sur les stats, le bilan collectif mais aussi le ressenti, car les chiffres ne font pas tout dans la vie. Comme toujours, quelques petites mentions pour ne pas oublier les copains méritants et puis on se jette à l’eau. 

Mentions honorables : JaVale McGee, T.J. McConnell, Terance Mann, Derrick Rose, Devin Vassell

Mention spéciale Dennis Schröder / Bobby Portis : les deux seront sans doute des candidats légitimes d’ici la fin de saison mais, jusqu’ici, ils ont un peu trop vu le cinq de départ pour candidater à cette catégorie. Le retour prochain de Brook Lopez devrait permettre à Portis de retrouver son rôle sur le banc et on attend un peu de connaître les plans d’Ime Udoka concernant le meneur allemand. Pour ce premier ranking c’est non mais on pourrait vite les retrouver parmi les dix, surtout si les chiffres restent au même niveau.

#10 – LaMarcus Aldridge / Patty Mills

On attaque ce Top 10 avec non pas un mais deux garçons qui font grave le taf du côté de Brooklyn cette saison. Kevin Durant et James Harden peuvent souffler tranquille, l’ancien duo des Spurs fait parler son expérience et son efficacité avec la second unit. L’Australien réalise sa meilleure saison en carrière derrière une adresse diabolique (50% du parking !) alors que LMA s’est rendu tellement indispensable que Nash a décidé de le réintégrer dans le cinq au détriment d’un Blake Griffin à côté de ses pompes. Dur de vraiment désigner le sixième homme des Nets sur ce début de saison, alors on a décidé de ne pas séparer le tandem, mais le retour de l’intérieur avec les titulaires pourrait changer la donne et offrir plus de lumière à l’ancien back-up de Tony Parker.

Statistiques Mills : 12,3 points, 2,5 passes, 1,8 rebond, 46,5% au tir, 50% de loin, 90,9% sur la ligne.

Statistiques Aldridge : 13,8 points, 5,9 rebonds, 1,1 contre, 58% au tir, 37,5% de loin, 78,9% sur la ligne. 

#9 – Ricky Rubio

Difficile de parler de Ricky Rubio sans utiliser le terme résurrection. Après une saison bien triste chez ses copains les Wolves, la star de la sélection espagnole a retrouvé la lumière et le sourire avec les jeunes Cavs. Parfait joker derrière le duo Garland – Sexton (désormais à l’infirmerie), le vétéran semble kiffer sa vie sur le terrain et il est l’une des raisons majeures du début de saison prometteur des hommes de J.B. Bickerstaff. Il y a quelques trous d’air au tir et des ballons perdus un peu bêtement mais aussi une vraie magie quand l’ancien ado de la NBA se met en marche. On a aussi vu un peu plus le Ricky mode FIBA cette année, c’est-à-dire plus le petit meneur gestionnaire en 10-10 mais bien un gars capable d’aller planter ses 25, 30 voire 35 points pour porter l’équipe tout en faisant jouer les copains. On le met “seulement” neuvième pour attaquer ce ranking mais pas impossible qu’il chope quelques places s’il continue sur sa lancée.

Statistiques : 14,6 points, 6,3 passes, 3,9 rebonds, 3,1 turnovers, 36,6% au tir, 35,6% de loin, 86,4% sur la ligne.

#8 – Jordan Clarkson

Et voilà le champion ! Après avoir carbonisé tous les bancs adverses, le Sixième Homme de l’Année 2021 remet son titre en jeu et il part de loin pour réaliser le back-to-back. On a encore une quinzaine de points en sortie de banc au sein d’une équipe qui a le quatrième bilan mais on a un impact qui est clairement un ton en-dessous par rapport à l’an passé et des pourcentages qui font froid dans le dos. Il y a toujours cette capacité à prendre chaud sur un quart-temps, une mi-temps pour retourner un match (les Hawks peuvent en témoigner) mais ça reste encore trop inconstant. On aurait pu le mettre plus bas, ça n’aurait pas forcément été un scandale, mais on mise sur un retard à l’allumage et sur le fait que son adresse finira bien par revenir à des standards plus en adéquation avec son niveau de l’an dernier. On est fin novembre, le JC des Mormons a encore largement le temps d’inverser la tendance.

Statistiques : 15 points, 3,1 rebonds, 2,1 passes, 37,5% au tir, 28,2% de loin, 83,7% sur la ligne. 

#7 – Kelly Oubre Jr.

Comme Rubio, Kelly Oubre Jr. avait besoin d’un nouveau départ à l’intersaison et il s’est trouvé un nid douillet en Caroline du Nord, ou plutôt une ruche douillette. Agacé par les propos de Steve Kerr qui le voyait davantage comme un sixième homme, KOJ s’est pourtant bien adapté à ce nouveau rôle chez les Hornets. Le début de saison a été un peu sous le signe des montagnes russes mais il commence à se montrer plus consistant sur les derniers matchs, s’offrant quelques gros coups de chaud contre les Grizzlies mais aussi les Wolves. Comme attendu, le fit avec les jeunes de Charlotte est impeccable et on sent un joueur qui retrouve le plaisir de jouer au ballon orange au sein d’une équipe qui se débrouille bien. On n’arrive pas à le mettre plus haut au classement mais son retour en forme méritait un peu de lumière.

Statistiques : 14,7 points, 4 rebonds, 43,9% au tir, 37% de loin, 69% sur la ligne.  

#6 – Alex Caruso

Si vous vous baladez aux alentours du Staples Center et que vous voyez un fan chialer, dites-vous qu’il ne peut y avoir que deux raisons : le début de saison pourri des Lakers et le départ vers Chicago d’Alex Caruso. L’homme au bandeau a fait ses valises cet été et on doute que les Bulls regrettent d’avoir misé sur lui à l’intersaison. Parfait joueur d’équipe, gros chieur défensif (leader de la Ligue aux interceptions alors qu’il est remplaçant !), intelligent, combatif, glue guy trop utile pour cimenter un collectif, le Carushow n’a pas mis longtemps à s’emparer du United Center. Typiquement le type de joueur qui prouve que l’impact ne se limite pas à quelques chiffres et qu’un mec avec 8 points de moyenne peut être plus valuable qu’un autre qui en plante 15. Il part un peu de loin pour la victoire finale mais c’est un nom qu’il faudra garder en tête, surtout si Chicago reste une des places fortes à l’Est.

Statistiques : 8,5 points, 4,1 passes, 3,8 rebonds, 2,3 interceptions, 43,4% au tir, 33,9% de loin, 90,2% sur la ligne.

#5 – Carmelo Anthony

Au milieu du début de saison poussif des Lakers, il y a quelques éclaircies et la plus lumineuse porte un hoodie. Alors que le collectif patauge et que les leaders ont du mal à se trouver, Melo nous fait dans le vintage et il s’impose comme la belle surprise de ce premier mois du côté de L.A. Insolent d’adresse, capable d’enchaîner les buckets comme si l’arceau faisait la taille d’une piscine, l’ailier All-Star a sauvé les fesses des Purple and Gold à plusieurs reprises et on a longtemps parlé de lui comme étant la troisième lame du trident local. No disrespect Russell Westbrook. Est-ce que voir Anthony avec cette étiquette est une bonne nouvelle pour l’équipe ? Non. Est-ce qu’on est contents de voir le grand pote de LeBron à ce niveau ? Carrément.

Statistiques : 15 points, 3,8 rebonds, 44,8% au tir, 43,9% de loin, 81,3% sur la ligne. 

#4 – Buddy Hield

L’éclosion de Tyrese Haliburton lui promettait une place sur le banc et Buddy Hield ne s’est pas dégonflé sur ces premières semaines de compétition. On se souvient du cirque qu’il nous avait fait la dernière fois qu’on lui avait demandé de sortir du banc mais, pour le moment, Buddy accepte parfaitement sa situation. Alors que De’Aaron Fox et Tyrese Haliburton sont un peu dans le dur, l’arrière bahaméen fait ce qu’il fait de mieux : planter. Troisième meilleur marqueur de son équipe, il a même réussi à augmenter sa moyenne de points (17,5 contre 16,6) malgré cinq minutes de moins sur le parquet chaque soir. Les Kings sont toujours loin des Playoffs et vous remarquerez qu’on n’a pas parlé défense dans ce para, mais on peut enfin mettre Buddy Hield et Sixth Man Of the Year dans la même phrase sans donner l’impression de faire une mauvaise vanne.

Statistiques : 17,5 points, 4,4 rebonds, 2,2 passes, 40,3% au tir, 38,9% de loin, 81,6% sur la ligne. 

#3 – Montrezl Harrell

On l’avait laissé sur le banc des Lakers, avec la jauge de seum au max et quelques scuds en réserve pour son coach, on le retrouve à D.C. à faire du sale. Mesdames et Messieurs, revoilà Montrezl Harrell. Bazardé par L.A. dans l’opération Russell Westbrook, Trez’ est en train de se racheter une grosse réputation (et un futur beau contrat ?) dans la capitale fédérale. Les ingrédients, on les connaît : une énergie de tous les instants, de belles qualités au rebond malgré un déficit de taille (2m01) et cette impression qu’il peut se transformer en force de la nature en trois minutes dès qu’il appuie sur le bouton ON. Son scoring est un poil en-dessous de ce qu’il faisait aux Clippers mais Harrell est en train de rappeler à tout le monde qu’il a déjà remporté la petite statuette. On l’oublierait presque mais c’était il y a un an seulement !

Statistiques : 16,7 points, 8,5 rebonds, 2,1 passes, 64,9% au tir, 77,6% sur la ligne. 

#2 – Jalen Brunson

Il a tendance à passer un peu sous les radars mais il va être compliqué de continuer à se cacher pour Jalen Brunson. Élément indispensable des Mavs, le combo guard continue à faire son trou dans l’ombre de Luka Doncic. Tel un scout, Brunson est toujours prêt et il s’est imposé véritablement comme un sixième titulaire pour Dallas cette saison. Que ce soit en général de la second unit ou avec le cinq de départ (22,4 points de moyenne en tant que titulaire), JB a prouvé qu’il pouvait s’adapter à n’importe quel situation et qu’il n’avait pas peur de prendre ses responsabilités. Sur les bases de sa meilleure saison en carrière (aux points, aux rebonds et aux passes), l’ancien de Villanova est en train de s’assurer une place de choix dans la course au Sixième Homme de l’Année mais surtout un joli paquet de biftons pour l’été prochain. On rappelle son salaire cette saison : 2 millions de dollars. Quelqu’un a dit sous-payé ?

Statistiques : 15,1 points, 5,3 passes, 4,4 rebonds, 49,3% au tir, 33,9% de loin, 80,4% sur la ligne.  

#1 – Tyler Herro

Le leader sur ce premier ranking et il n’y a pas de débat. Si vous avez mis quelqu’un d’autre sur la première marche de ce classement, alors on ne regarde pas la même Ligue. Avec presque 22 points de moyenne en sortie de banc, Herro s’est imposé comme la seconde force de frappe du Heat mais aussi un des remplaçants les plus efficaces dans l’histoire de la Ligue ! Parmi les 33 vainqueurs du trophée de Sixth Man Of the Year, seuls Lou Williams (2018) et Ricky Pierce (1990) ont une meilleure moyenne que lui au scoring. Après une saison sophomore bien terne, le protégé de Pat Riley avait annoncé la couleur : il voulait être mis dans la même catégorie que les Trae Young, Luka Doncic ou Ja Morant. À l’époque, on avait rigolé au point de se tenir les côtes. Aujourd’hui, plus grand monde n’a envie de rire en croisant la route de l’allumette de South Beach.

Statistiques : 21,8 points, 5,7 rebonds, 3,7 passes, 2,9 turnovers, 45,4% au tir, 39,8% de loin, 87,2% sur la ligne. 

Voilà pour cette première fournée concernant la course au Sixième Homme de l’Année. Tyler Herro est en tête après le premier virage mais il reste du chemin jusqu’au drapeau à damier et il y a du beau monde dans le rétro. On vous laisse nous partager votre Top 10 et on se dit à très vite pour un nouveau ranking spécial 6MOY. 

Source texte : BasketBall Reference

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