Heat

Erik Spoelstra, le magicien : 4 victoires en 5 matchs pour le Heat malgré les absents, qui a besoin de Butler et Adebayo ?

Erik Spoelstra 22 octobre 2021

Il mériterait pas un titre de COY un jour lui ?

Source image : NBA League Pass

Si de nombreuses équipes sont diminuées par le COVID en ce moment, le Heat doit surtout faire avec les blessures. Aujourd’hui privée – entre autres – de ses stars Jimmy Butler et Bam Adebayo, l’équipe floridienne guidée par Erik Spoelstra garde cependant la tête hors de l’eau grâce à sa belle série actuelle. Quatre victoires en cinq matchs, c’est propre !

En l’emportant sur le parquet du Magic dans le derby floridien cette nuit, le Heat est allé chercher tranquillement une quatrième victoire en cinq matchs, en se basant sur les exploits de… Gabe Vincent (27 points) et Max Strus (32 points). Non, il n’y a aucune erreur dans cette phrase, Miami doit aujourd’hui se reposer sur des mecs dont beaucoup ne connaissaient même pas le nom il y a encore quelques semaines. Parce que Jimmy Butler est out (neuf matchs manqués sur les dix derniers, blessé au coccyx), tout comme Bam Adebayo (opéré du pouce et absent depuis début décembre) et même le jeunot Tyler Herro, deuxième scoreur de l’équipe et absent depuis deux matchs à cause d’un bobo à la cuisse. Pourtant, ça n’empêche pas Miami de rester dans le Top 5 d’une Conférence Est bien compétitive. Certes, le Heat a connu un petit trou d’air début décembre avec quatre défaites en cinq matchs mais depuis, ça roule. Victoire contre Milwaukee (avec Giannis, Middleton et Holiday s’il vous plaît) et Chicago (avec LaVine, Vucevic, Ball, Caruso mais sans DeRozan) à la maison, victoire face à Philadelphie (avec Embiid) et Orlando en déplacement, y’a juste Cleveland qui a réussi à taper les hommes d’Erik Spoelstra sur les dix derniers jours. Comment est-ce possible au vu des nombreuses absences et alors qu’on pensait que la profondeur de l’effectif était limitée en début de saison ? Comme souvent, Coach Spo parvient à sortir des mecs de sa manche qui contribuent tout de suite. On parlait de Gabe Vincent et Max Strus juste au-dessus, mais y’en a d’autres. Face aux Bucks, on a eu droit par exemple au show Caleb Martin. Face aux Bulls, c’est KZ Okpala qui est venu apporter sa petite contribution (comme contre Milwaukee d’ailleurs) derrière le duo de feu… Duncan Robinson – Dewayne Dedmon. C’est simple, on est parfaitement dans l’expression “next-man up” et Erik Spoelstra ne pourrait pas être plus fier de ses gars.

“Tout le monde y met tout son cœur. J’apprécie vraiment cette équipe et l’investissement des gars dans ce processus. On savait que certains gars devaient step-up, et c’était le cas ce soir.”

– Coach Spo, après la victoire chez les Sixers

Des perfs individuelles qui s’inscrivent évidemment dans un collectif qui continue de bien tourner malgré les absents. L’une des grandes forces d’Erik Spoelstra, c’est sa capacité à prendre cinq joueurs – peu importe les noms – pour bien les faire jouer ensemble en respectant les principes offensifs et défensifs. On l’a déjà vu par le passé, c’est encore une fois le cas aujourd’hui. Chaque joueur sait ce qu’il doit faire, chaque joueur connaît son rôle, chaque joueur s’inscrit dans la même discipline collective. Vous ajoutez à ça une bonne communication et ça marche. C’est ce qui permet de survivre quand vos meilleurs joueurs sont sur la touche, c’est ce qui permet de garder un certain équilibre malgré les nombreux changements. Le collectif tourne bien, ça partage parfaitement la gonfle (119 passes décisives sur les quatre victoires) et ça dégaine de loin (78 tirs primés marqués lors des quatre succès). Bien entendu, ça joue dur aussi parce qu’on est à Miami. Pas d’excuse, on se serre les coudes et on avance. Tout ça là, ça caractérise très bien le Heat et c’est Erik Spoelstra qui donne le ton. N’hésitant pas à remettre les points sur les i quand il voit que ses joueurs n’évoluent pas au niveau d’intensité attendu, Coach Spo n’a pas énormément de choses à redire aujourd’hui. Au contraire, il est sans doute fier de la manière avec laquelle le groupe répond à son message. Évidemment, pour atteindre ses gros objectifs, le Heat aura besoin de tout le monde et surtout du duo Jimmy Butler – Bam Adebayo. Mais la période dans laquelle se trouve Miami actuellement prouve que l’équipe floridienne a bien plus de ressources que ce qu’on pouvait penser avant la reprise. Et cela peut finalement aider l’équipe d’Erik Spoelstra sur le long terme.

Miami n’est évidemment pas la seule franchise à devoir se débrouiller sans des joueurs majeurs. Mais le Heat est l’une des équipes qui s’en sort le mieux en ce moment et c’est notamment parce qu’il y a un certain Erik Jon Spoelstra sur le banc de touche. Le dossier Coach of the Year, Spo est en train de bien le préparer.

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