Heat

Le Heat fait plier Philly grâce à Gabe Vincent : 26 points à 7/12 du parking, cette perf’ vous est offerte par la pandémie

Gabe Vincent

Gabe ou pas Gabe ?

Ah, la crise sanitaire. Son impact sur le sport est parfois tel qu’il convient de débrancher la télé et d’allumer son tapis de course pour en pratiquer soi-même. Des effectifs NBA décimés par le protocole COVID retirent en ce moment des litres de hype à certaines confrontations. Ce mercredi, pour redorer le blason d’un Sixers – Heat orphelin de bien des blazes, Gabe Vincent a sorti la brouette. On débrief.

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Pas de Tyler Herro ni de Markieff Morris à l’horizon, tout comme l’importantissime Caleb Martin ainsi que Jimmy Butler et Bam Adebayo, restés squatter les lits de l’infirmerie. Un lourd contraste avec Philly qui ne déplore que deux absents dans ses rangs, à savoir Furkan Korkmaz et Georges Niang. Mais comme disait un professeur rouquemoute logé dans les remparts de Poudlard, « C’est de la force des convictions que dépend la réussite, pas du nombre des partisans ». Une citation que Gabe Vincent n’a pas mis deux heures à comprendre puisque ce mercredi, il s’est appliqué à mettre du coeur dans sa manière de réciter la partition. À tel point que le meneur de 25 piges a topé son career high en posant 26 pions à 50% au tir dont 7/12 de la buvette. Une grosse presta’ également due à quelques soucis de réajustements tactiques côté Sixers. En toute logique, Tyrese Maxey était initialement missionné par le Doc pour tenir la ceinture de Kyle Lowry et lui gratter le nombril avec ses incisives. C’est donc Seth Curry qui s’est foutu sur Gabe Vincent, pensant alors sa soirée rudement plus calme que celle de son compère. Bien mal lui en a pris de juger au blaze et le frère du meilleur tireur de tous les temps a mangé la totale par un type dont il ne connaissait même pas l’existence à son réveil. Il aura fallu attendre le dernier quart-temps pour que Tyrese Maxey file s’occuper de Gabe, déjà trop chaud pour s’arrêter en si bon chemin.

Ils ont beau devoir piocher chaque soir dans les cadets de la Jub Jallais pour se présenter avec un roster complet, les Heatles prennent celle-ci avec le cœur. Tout le monde était là en face, ou presque, et réussir à restreindre Joel Embiid (17 points à 5/13 au tir) sans Bam Adebayo, il va falloir – à un moment donné – se lever pour applaudir Dewayne Dedmon. Si c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, c’est surtout pour leur expérience/science du jeu bien supérieure à ce que peuvent connaître les jeunots. L’intérieur de Miami s’est effectivement régalé dans ce rôle de menhir ayant pour unique fonction de durcir le torse et lever les bras. Malgré les 27 points à 11/15 au tir de Tyrese Maxey, Philly est tombé dans le piège d’un effectif qui, en l’absence de ses cadres, n’a pas souhaité lâcher le steak. Un revers cruel pour les Sixers qui enchaînent ainsi une seconde défaite consécutive après la déroute subie à Memphis lundi dernier. Il devient urgent de relever la tête afin de ne pas sombrer aux vilenies d’un mois de décembre… tumultueux.

Se faire frapper par Gabe Vincent l’un des seuls soirs de décembre où tu as la possibilité de gagner aisément un match, c’est tellement Sixers. La bande du Doc inquiète et peine toujours à valider son entrée dans le Top 8 de la Conférence Est. Quand on compare à la première place de la saison passée, c’est dire la galère.

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