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Kevin Durant a pris feu : 51 points, 7 rebonds et 9 passes sur la tête des Pistons, nouveau record personnel pour KD avec le maillot des Nets !

Kevin Durant

Quand il est énervé comme ça, il n’y a pas grand chose à faire.

Source image : @BrooklynNets

En déplacement à Detroit ce dimanche soir, Kevin Durant savait qu’il allait devoir se débrouiller sans James Harden pour écarter les Pistons. Pas la mission la plus compliquée au monde, mais un match serré qui a du coup permis à KD de sortir sa plus belle mitraillette : 51 points pour l’arme fatale des Nets, c’est ce qu’on appelle une belle virée dans le Michigan.

Décidément, ils se suivent coup pour coup cette saison.

Dans une course au MVP où Stephen Curry et Kevin Durant jouent des coudes, l’ailier de Brooklyn est allé rejoindre le meneur de Golden State dans le club des seuls joueurs à avoir planté minimum 50 points cette saison. L’occasion de rappeler, pour la 751ème fois, que ces deux monstres ont joué dans la même équipe par le passé et qu’on a eu la chance d’assister à cela. Ceux qui ont aussi eu de la chance, ce sont les supporters de Detroit qui s’étaient réunis dans leur salle pour tenter de voir un des meilleurs joueurs de la planète déployer ses ailes. Le contexte, on le connaît évidemment pour les deux équipes. Côté Nets, un roadtrip épuisant avec une défaite notamment à Houston et des absences à droite à gauche, d’abord KD chez les Rockets justement puis James Harden ce soir chez les Pistons. Navigant entre les présences et les blessés, les hommes de Steve Nash savaient aussi qu’ils allaient devoir affronter une jeune équipe difficile à scanner. Pourquoi ?Parce qu’avec Jerami Grant blessé au pouce, les Pistons habituels ne seraient pas là. Il fallait donc voir quelle bête allait se pointer, et sur trois quart-temps (la spéciale Dwane Casey), ce sont des garçons du Michigan combattifs qui donnaient de l’espoir à leurs semblables. Derrière les banderilles assassines d’un Cade Cunningham toujours aussi séduisant (26 points à 5/8 à trois-points), et un duo Saben Lee – Frank Jackson bouillant en sortie de banc (42 points à 8/18 de loin), ce ne sont pas les Nets mais bien les Pistons qui menaient dans cette rencontre. Un effort collectif intéressant, à surveiller d’ailleurs dans les prochains matchs vu que Grant sera absent plusieurs semaines, ne nous faisait penser qu’une chose : il va falloir que Brooklyn se sorte les doigts pour ne pas finir la série de matchs en déplacement avec une grimace. Le problème, quand vous titillez une équipe comme ça, c’est que vous avez une chance d’énerver un dragon endormi. Et ce dragon, c’était KD. Après l’avoir vu chatouiller Trae Young et mettre un terme au chambrage du meneur des Hawks grâce à une fin de match en mode verrou, Kevin Durant va passer la vitesse supérieure au niveau de sa production individuelle… tout en comptant sur les efforts de ses copains pour étouffer les espoirs de Detroit. Encore un cadenas dans le dernier quart ? Encore un cadenas dans le dernier quart, Bruce Brown et sa bande n’autorisant que 13 points aux coéquipiers d’Isaiah Stewart. La marche était trop haute pour les Pistons, le niveau d’expérience était trop différent, et surtout le niveau de jeu de Kevin Durant était à des années lumières devant celui des autres joueurs sur le parquet, ce qui le faisait plus passer pour un OVNI qu’autre chose.

51 points, 7 rebonds, 9 passes, 1 interception et 2 contres, à 16/31 au tir dont 5/10 à trois points, et 14/15 aux lancers.

Déjà, commençons par le plus pratique, le numérique. Ces 51 points représentent un record personnel pour KD avec le maillot des Nets, son record personnel en carrière étant de seulement 54 points. D’une efficacité remarquable dans tous les secteurs du jeu et à tous les spots de tirs possibles, Durantula a écoeuré les jeunes défenseurs qui étaient envoyés sur lui. Cunningham, Bey, Stewart, Diallo, Jackson, McGruder, on aurait même pu foutre Tayshaun Prince sur lui qu’il n’y avait pas grand chose à faire. La chance que l’on a, lorsqu’on est dans ce setup assez particulier, c’est que KD doit performer si les Nets veulent l’emporter. En effet, déjà que Kyrie Irving n’est pas là, si en plus il faut retirer Harden pour lui reposer ses batteries, cela peut vite devenir un one-man show. Et c’était le cas sur les trois premiers quart-temps du match, aucun autre joueur des Nets ne tirant vraiment son épingle du jeu hormis Patty Mills. Il faudra attendre le réveil de Cam Thomas pour qu’un autre vrai joueur de basket vienne épauler Durant à la marque, mais quand le scénario se déroule ainsi, l’intéressé préfère finir le travail proprement et personnellement. Tirs à mi-distance, pull-up signature en transition, lancers provoqués, c’était du KD comme on le connaît et comme on l’admire, avec une aisance et une fluidité qui nous fait perdre nos mots. Rien d’extravagant, juste un génie au travail devant des caméras et des milliers de spectateurs. Mine de rien, cela commence à faire quelques matchs où le numéro 7 s’énerve un peu, rappelant à la concurrence qui est le patron et ce dont il est capable lorsqu’on le chauffe un peu. Il faudra cependant éviter que ce genre de soirée devienne une nécessité, Brooklyn, s’échappant fort heureusement du piège Pistons mais ne rassurant clairement pas les observateurs d’un point de vue collectif. Maintenant vont venir cinq matchs à domicile avant la pause de Noël, cinq matchs qui pourraient servir d’excellent test pour le collectif de Steve Nash : Toronto, Philadelphie, Orlando, Denver puis Washington, pas de quoi s’affoler mais de quoi faire trembler encore quelques ficelles avant l’arrivée du gros pépère barbu dans la cheminée. Si on a de la chance, KD continuera ses dingueries et ira entourer le record de Stephen Curry avec quelques unes de ses pièces préférées. On en attend encore 50, et si possible dans des victoires car Brooklyn va devoir maintenir l’écart avec les Bucks. Nul doute que Kevin Durant en a bien conscience…

Vous voulez voir un artiste au sommet de son art et au boulot ? Alors voici Kevin Durant qui en plante 51 sur la tête des Pistons. Quand on dit qu’il n’y a rien à faire lorsque KD est aussi chaud, c’est qu’il n’y a vraiment rien à faire. On encaisse, on sort le popcorn, on regarde et on apprécie. Car ce type revient d’une rupture du tendon d’Achille, et revoir ce type de performance n’était pas du tout acté.

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