Bucks

Giannis Antetokounmpo écrase les Rockets : 41 points et 17 rebonds pour le Freak, Houston dit au revoir à sa série de victoires

Giannis Antetokounmpo

Il aura fallu un monstre à son sommet pour vaincre ces vaillants Rockets.

Source image : nba league pass

Ce n’était peut-être pas le match le plus serré de la soirée sur le papier, et pourtant on parlait ici de deux des équipes les plus chaudes de toute la NBA récemment. Les invincibles Rockets ont accueilli les Bucks à domicile ce vendredi soir, et il fallait bien que le patron de Milwaukee refasse descendre les habitants de Houston sur terre : Giannis Antetokounmpo a été énorme, avec un double-double… de MVP des Finales en titre (victoire 123-114).

Mais qui pourra bien faire chuter ces Rockets ? Et bien la réponse, désormais, on la connaît.

Depuis deux semaines, une des histoires les plus improbables, amusantes et séduisantes de la planète basket se produisait dans la région du Texas, où les hommes de Stephen Silas avaient décidé de totalement changer le script de leur début de saison. Après un départ catastrophique marqué par 15 défaites consécutives, les Rockets décidaient d’arrêter les conneries et d’enfin jouer au basketball en prenant des décisions intelligentes. Partager le ballon, responsabiliser tout le monde, décaler Christian Wood vers le poste de pivot pour plus d’espaces de pénétration, et un groupe qui se met à s’éclater collectivement. D’abord, ce sont les Bulls qui ont perdu, mais on s’est dit que c’était Mercredi Panzani donc cela ne comptait pas. Puis il y a eu Charlotte, puis OKC deux fois, puis Orlando, puis New Orleans, et soudain on se retrouvait dans un match symbolique face aux Nets où l’impensable devenait… pensable. Un retour de James Harden à Houston salué par une défaite du barbu, le collectif porté par Garrison Matthews montrant encore une fois toute son âme et ses efforts afin d’écraser l’adversaire. Sept victoires de suite, la première équipe de l’histoire à avoir 15 défaites de suite t 7 victoires de suite dans la même saison, que pouvaient bien nous réserver ces Rockets pour leur rencontre suivante. Face aux champions en titre, on ne donnait pas cher de leur peau. Et pourtant, et pourtant, encore une fois cette équipe de Houston va se battre et compter sur différentes armes afin de rester longtemps dans la partie. Mieux, les hôtes vont mener aisément dans le dernier quart-temps avant de s’effondrer de manière assez prévisible, les dingueries de Matthews ou les winning plays de Tate n’étant plus au rendez-vous. Le premier était pourtant chaud-patate en première période (23 points au final), le deuxième faisait de son mieux en défense face aux monstres d’en face, mais c’était trop court. Un moeny-time trop centré sur Wood, alors que ce bon Alperen Sengun faisait des merveilles aux intérieurs de Milwaukee, scellait le sort des Rockets. On ne tend pas la joue aux Bucks, on ne tend pas la joue aux champions en titre.

Et on ne tend surtout pas la joue à Giannis Antetokounmpo, qui avait bien envie de s’offrir le plus beau des trophées. Celui du joueur, et du patron de l’équipe, qui fait enfin chuter l’armée la plus chaude du moment. Car oui, même si ce trophée n’ira pas à côté de celui de MVP des Finales, il fallait tout de même se défaire de cette team de Houston qui s’est encore battue jusqu’au bout. Et il aura fallu un run d’équipe d’expérience, au finish, pour éviter un calvaire médiatique et une nouvelle parade dans les rues de H-Town. Au centre des débats, évidemment, le Freak qui nous a pondu un petit 41 points, 17 rebonds, 5 passes, 3 interceptions et 2 contres, à 15/19 au tir (!!) et 10/14 aux lancers. Juste le business pour un des joueurs les plus dominants de l’ère actuelle, en pleine possession de ses moyens, et entouré par la plupart de ses cadres. Comme on l’a vu récemment, ce n’est pas demain que Brook Lopez fera son retour. Cependant, Giannis et Mike Budenholzer étaient bien contents d’avoir Jrue Holiday et Khris Middleton dans la partie, ainsi que Bobby Portis et Pat Connaughton, pour faire le gros du boulot. Chacun son rôle, chacun sa mission précise, comme les banderilles assassines de Patoche (4/5 à trois-points), le hustle permanent de Portis, la défense pot-de-colle de Jrue et les paniers importants en fin de match de Khris. C’était un peu comme si le daron rentrait à la maison, et qu’après avoir laissé son gamin bien s’amuser pendant deux semaines, il fallait remettre dans l’ordre dans cette maison. Allez, tu files dans ta chambre et tu ranges tes jouets, sinon ça va chier. Le paternel qui parle ainsi ? C’était évidemment Giannis, qui avait tout simplement l’air d’un géant dans la raquette des Rockets. Trop puissant, trop agile, face à une défense trop légère et clairement pas équipée pour une bête pareille, Antetokounmpo va foncer dans le tas et mettre à terre ses opposants jusqu’à sceller la victoire. Et comme par hasard, comme un clin d’oeil aux belles Finales NBA face aux Suns en juillet dernier, c’est sur un alley-oop servi par Holiday que Giannis met le couvercle sur la partie. Mine de rien, le monstre d’Athènes commence à préchauffer sérieusement, et les Bucks semblent bien éloignés de cette 10ème place à l’Est qui était en leur possession il y a encore peu de temps. Aujourd’hui ? Hormis le poop à Miami à cause de Caleb Martin et un match laissé de côté à Toronto, les champions en titre sont dans leur rythme et ont gagné 11 de leurs 13 derniers matchs. De quoi bien voir venir 2022, après un début de campagne marqué par les blessures. Ce soir, typiquement, c’était le genre de rencontre où l’expérience du géant lui permet de décider quand finir le match. Et en milieu du money-time, Giannis et ses potes ont décidé que c’était terminé.

Cela n’empêche pas aux Rockets, et à leurs fans, de profiter de cette belle série offerte pendant deux semaines. Que vont-ils nous offrir par la suite ? Difficile à dire, mais ce qui est sûr c’est qu’en face, les Bucks sont déterminés à rattraper leur retard pour retrouver le spot de patron à l’Est, et Giannis a l’air particulièrement motivé à l’idée de récupérer son trophée de MVP. Et dire qu’il vient à peine de fêter ses 27 ans…

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