Wizards

Kyle Kuzma, le sauveur : assassinat des Pistons dans le money-time pour sauver Washington, ce titre n’a AUCUN sens

Kyle Kuzma

Regardez comme il est beau, ce héros de la capitale !

Source image : montage nba league pass

C’était le pire combo possible pour les Wizards, et ça a failli finir avec une bouteille de whisky terminée en pleurant sous la douche. En déplacement à Detroit après quelques matchs bien crades ces derniers temps, les soldats de Washington ont pu compter sur un Kyle Kuzma de gala pour écarter les Pistons au finish. Celle-là, fallait l’écrire sans trembler des doigts et vous n’êtes pas prêts pour la suite.

Allez, on se fixe un objectif : finir la rédaction de ce papier sans se faire de déchirure abdominale. On vous prévient, c’est pas gagné d’avance.

Replaçons comme d’habitude le contexte, avant ce match légendaire entre deux équipes qui jouent clairement le titre cette saison. Côté Pistons, il y avait du mieux récemment même si le money-time restait un problème général pour Dwane Casey et ses hommes (spoiler : le sujet va revenir sur la table). Entre les performances plus sereines de Cade Cunningham et un effectif qui voyait ses jeunes trouver un peu mieux leurs rôles, certes les boys de Detroit ne nous faisaient pas une Houston en devenant imbattables mais il y avait du positif à observer. Et à tester contre Washington. Côté Wizards, justement, c’était tout l’inverse. Après un début de saison canon, les potes de Bradley Beal s’enfonçaient dans un basket horrible, sans les efforts défensifs du début de campagne et avec tout l’individualisme représenté par de nombreux membres de l’équipe. Quatre défaites sur les cinq derniers matchs, et avec la manière (de la branlée à tour de bras), c’est limite si les fans de la capitale étaient nostalgiques de l’ère Scott Brooks. Et généralement, quand tu commences à repenser à ton ex, c’est que c’est vraiment la merde. Ce qu’il faut, c’est alors réaliser un gros réveil. Passer par une sorte de choc, qui puisse remettre les pendules à l’heure. D’où ce déplacement chez les Pistons (mdr), qui servait d’excellent test (stop) pour définitivement se redresser et bomber le torse (j’en peux plus).

Et cela tombe bien, puisque Washington faisait n’importe quoi d’entrée ! Encaissant panier sur panier, et ce malgré les efforts de ce bon Daniel Gafford (6 contres), les visiteurs s’enfonçaient rapidement dans un trou qui allait être sacrément galère à quitter. Parce que, oui, quand t’es dans le mood de la défaite, que dans deux semaines c’est la pause de Noël, que t’es fatigué et que tu joues des jeunes Pistons souhaitant se battre, c’est relou. Et quand à tout ça tu ajoutes des types comme Frank Jackson qui scorent comme des zinzins pendant que Jerami Grant a eu la bonne idée de jouer agressivement, c’est clairement relou. Avec 60 points encaissés en première mi-temps, les Wizards tendaient la joue. Heureusement, le troisième quart changeait la donne, notamment la fin de période qui poussait même Washington à reprendre l’avantage. Pas de quoi sourire et souffler pour autant, cette affaire allant certainement jusqu’au finish. Et finish il va y avoir justement. Pendant que Detroit va faire sa spéciale, donc perdre totalement son basket dans le money-time cette saison, les hommes de Wes Unseld Jr ne vont pas parvenir à verrouiller la gagne, laissant Cade Cunningham et sa bande tenir dans la rencontre. Système de la gagne pour un Bradley Beal peut-être ? Nope, prolongation. Et en prolongation, comme vous le savez, tout est permis. Absolument tout est envisageable. Comme ? Un Kyle Kuzma en mode Kobe dans le corner.

Le scoreur était souvent décrié pour son style vestimentaire et ses performances ultra-irrégulières, on ne savait donc pas à quoi allait ressembler Kouze avant le match et pendant le match. Bonne et heureuse surprise pour les Wizards, c’est la version efficace et salvatrice qui se pointera à Detroit ce mercredi, pour magnifiquement baptiser le jour sacré de Panzani. Afin de ponctuer un match très complet (26 points, 7 rebonds, 4 passes, 4/10 à trois-points), Kyle va parfaitement hériter du mouvement de balle de ses coéquipiers pour assassiner les Pistons sur l’action la plus importante du match. Jugez plutôt : 116-116 avec moins de dix secondes à jouer, et les hôtes qui veulent empêcher Bradley Beal de les terminer. La double-team orchestrée par Diallo et Stewart force Beal à lâcher la balle, Gafford héritant de l’objet et fusillant ce dernier vers Spencer Dinwiddie. Ce dernier, qui n’est pas le plus adroit avec son shoot, voit la rotation défensive avoir lieu et décide alors de filer la responsabilité de la gagne à un Kuzma en rythme. Pourtant bien contesté par Jerami Grant, l’ami Kyle ne se fait pas pardonner et shoote avec confiance pour transpercer les filets de la Little Cesars Arena. Bang, 119-116, et 0,6 seconde à jouer. Kuzma ne peut contenir sa joie, il fait des bisous et des au-revoir aux fans des Pistons dans la salle tout en soufflant sur ses deux mains, comme deux guns qu’il range dans la popoche. Si l’action a quelque chose de loufoque, dans ce contexte si particulier et qui n’a pas grand chose de rassurant, c’est pourtant une séquence qui sauve bien des galères au staff des Wizards et leurs fans. Car perdre à Detroit aurait été la goutte d’eau qui fait exploser le vase. Alors que se faire sauver par Kylz Kuzma chez les Pistons au buzzer ? Voilà, ça c’est rassurant.

Les Wizards ne peuvent pas dire qu’ils ont tourné la page, mais ils peuvent quitter Detroit en se disant qu’ils sont allés chercher le plus important, la victoire. Cela ne change rien au fait qu’il va falloir à nouveau se mettre à défendre, et que ce sera nécessaire pour ne pas se faire laminer par le Jazz (prochain match), mais l’heure n’est pas à cela. L’heure est à la fête, en voyant le vrai et unique franchise player de Washington sauver sa franchise au finish. Merci Kyle, heureusement que t’es là pour nous régaler.

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