Cavaliers

Les Cavaliers déroulent à Miami : comme le symbole d’un renouveau, Cleveland n’y avait plus gagné depuis… 2010

Evan Mobley

Elle fait du bien, celle-là.

Source image : NBA League Pass

Ce mercredi, les Cavaliers se déplaçaient à Miami pour tenter de confirmer leur bonne relancée. Après cinq revers consécutifs, les hommes de J.B. Bickerstaff ont effectivement réagi en tapant le Magic et les Mavericks. Deux victoires qui devaient être la rampe d’une troisième en terre floridienne, chose qui n’est plus arrivée depuis 2010. Devinez quoi ? C’est exactement ce qu’il s’est passé. On débrief.

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Parce qu’il ne fallait pas être devin pour annoncer un blowout entre Cleveland et Miami, il fallait l’être pour trouver le gagnant. Quoiqu’à quelques heures de la rencontre, tous les voyants commençaient à tourner au vert pour l’Ohio. Les absences de Jimmy Butler (abimé au dos), Bam Adebayo (blessé au pouce) et Markieff Morris (touché au cou) laissaient planer un sentiment d’incertitude au-dessus d’un potentiel succès du Heat. Surtout quand en face, l’effet inverse se produit. Les jours passent et l’infirmerie des Cavaliers se vide à fond les ballons. Il ne reste plus que Cedi Osman, Dean Wade et bien évidemment Collin Sexton, opéré d’une déchirure d’un ménisque du genou gauche et donc out pour toute la saison. Dans les starting-blocks, Darius Garland, Isaac Okoro, Lauri Markkanen, Evan Mobley et Jarrett Allen forment un cinq plutôt fourni en centimètres. Envoyer Lauri Markkanen sur le poste 3, l’on aurait adoré pouvoir se foutre de cette idée saugrenue made in J.B. Bickerstaff. Seulement, force est de constater qu’elle est bonne. Les petits gars de la Quicken Loans Arena réalisent l’entame parfaite et plongent les têtes floridiennes sous l’eau, avec les alligators. La paire Evan Mobley – Jarrett Allen dégoûte Kyle Lowry de par des grands segments dissuasifs. On se lève pour les 17 points de Kevin Love en première période, avec notamment 5 bombinettes envoyées depuis un fauteuil. À la création, Darius Garland enfile la toque et assure le service aux partenaires (Miami Heat 43 – 61 Cleveland Cavaliers).

Imaginez qu’un Français, fan inconditionnel du Heat, se soit déplacé pour la toute première fois de sa vie afin de voir un match de son équipe préférée. Il aurait dû repartir avec des souvenirs, il rentre finalement avec une ordonnance pour la fracture rétinienne causée par les cailloux de Duncan Robinson. Eh, on en parlait l’autre jour, le sniper du Heat n’y est plus du tout. Cette nuit encore, il a lâché un 0/6 à 3-points et confirmé que sans son tir, il est aussi utile qu’un coach de LeBron James. Il faut dire qu’Isaac Okoro ne lui a pas facilité la tâche en orbitant un peu partout, avec bien souvent une main qui traîne. Finalement, le Heat ne sera jamais proche d’un retour et sans la paire Jimmy Butler – Bam Adebayo, manque autant d’options offensives que défensives. On salue le boulot de Lamar Stevens (12/3/2), Kevin Love (22/6/3) et Ricky Rubio (6/5/6/2) qui sont tous trois bien sortis du banc de l’Ohio, avec la ferme intention d’asphyxier un Heat déjà en grande souffrance. Ce succès est le troisième de rang pour Cleveland qui grimpe à la… sixième place de la Conf’ Est ! Le Heat, quatrième, perd donc une cartouche face à un concurrent pour l’instant direct. Avec 3 défaites en 4 matchs, les Floridiens vont devoir mettre un point d’honneur à rerégulariser leurs perfs, et vite.

À noter les 36 points, 22 rebonds et 9 contres cumulés par la raquette Evan Mobley – Jarrett Allen, sans nul doute l’une des plus solides de NBA.

Sans forcer, les Cavaliers ramènent une précieuse victoire de Miami, chose qui n’était plus arrivée depuis… 2010 ! Il y avait encore LeBron James, d’accord, mais surtout Shaquille O’Neal, Zydrunas Ilgauskas, Antawn Jamison et Delonte West. Oui, ça faisait un petit bail.

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