Coach Rankings

NBA COY Ranking 2021-22 : Billy Donovan est clairement dans la course, et celle-là il fallait la voir venir

Billy Donovan

Steve Kerr est en train de pisser à nouveau sur la NBA mais pour cette première il fallait rendre hommage au tacticien des Bulls. Si si, on a dit tacticien.

Source image : YouTube

Nouveau ranking mensuel, le premier de la saison, avec cette fois-ci la part belle faite aux coachs de la Grande Ligue. Qui pousse ses troupes à êtes encore meilleures ? Qui leur a carrément appris à l’être ? Comment se débrouillent les petits nouveaux ? On tente de répondre à ces quelques questions et à d’autres, et pour les réclamations vous connaissez l’adresse, il doit y avoir mon mail quelque part. Allez, on sort les plaquettes, et à très vite dans mes spams.

#10 Tyronn Lue

11 victoires et 9 défaites, troisième meilleure défense de la Ligue aux points encaissés

Malgré l’absence préjudiciable de Kawhi Leonard le bilan reste plutôt positif et un vrai état d’esprit existe dans le groupe de Tyronn Lue, auquel il n’est certainement pas étranger. Les rotations sont intelligemment installées, la hiérarchie respectée et, plus important encore, on sent un groupe qui fait corps derrière son coach. Pas le meilleur tacticien du monde mais clairement un vrai meneur d’hommes le T-Lue, capable de faire de son groupe un gros mur défensif, et on sent bien que l’épopée des Playoffs derniers a donné des garanties de bien-vivre dans cette équipe.

#9 J.B. Bickerstaff

10 victoires et 10 défaites, cinquième meilleure défense de la Ligue aux points encaissés

Là encore on est sur un mec qui n’a pas toujours fait ses preuves avec le Velleda, mais connu toutefois pour être très proche de ses joueurs. C’est probablement ce qu’il fallait pour cette jeune équipe des Cavs, et Jean-Baptiste fait pour l’instant un superbe boulot avec ses jeunes pousses, Evan Mobley, Darius Garland et Jarrett Allen en tête. L’idée du tall-ball a été validée dans l’Ohio, la défense est solide malgré la jeunesse des troupes, le groupe vit bien comme dirait l’autre.

#8 Chris Finch

10 victoires et 10 défaites, en train de transformer une équipe de losers en une équipe tout court

En soit le bilan n’est pas fou non plus, mais 10-10 à l’orée du mois de décembre et pour une équipe qui nous a habitué à craquer très tôt en régulière représente déjà un petit exploit. Chris Finch ressemble à ce professeur d’EPS qui n’a jamais fait de sport et qui se fringue aux Puces mais son lien avec ses joueurs semble très fort, et on peut également mettre à son crédit 1) les progrès de ses jeunes joueurs (Anthony Edwards, Naz Reid, Charro Vanderbilt, Roland Magdaniels…) et 2) une identité de dogs défensifs super plaisante à voir jouer. On ne sait pas vraiment où ça ira, comme d’hab, mais pour l’instant ça tient.

#7 Jason Kidd

10 victoires et 8 défaites, a porté un jour un polo XL avec un col XXXL

C’est pas non plus la dinguerie à Dallas, mais J-Kidd a clairement réussie son entame en tant que coach texan. Privé de Kristaps Porzingis puis de Luka Doncic les Mavs ont tenu bon, et Tonton Jason a su puiser dans ses réserves pour garder Dallas en haut de la Conférence Ouest. Jalen Brunson a été promu, Frank Ntilikina a enfin trouvé un coach qui lui fait confiance, et on imagine que très vite les fruits du tandem Kidd/Doncic nous montreront les progrès du jeune meneur. Carton jaune toutefois pour le col beaucoup trop grand de son polo le jour du Media Day, mais si Jason Kidd rimait avec mode, depuis le temps on le saurait.

#6 James Borrego

13 victoires et 9 défaites, deuxième meilleure attaque de la Ligue aux points marqués

Tous les ans le type squatte le ventre mou de ce classement. L’impression parfois qu’il fait des miracles avec des bouts de ficelle, mais parfois, également, décevant lorsque l’on commence à avoir un peu trop d’attentes. Pour le début de saison rien à dire puisque Borrego gère l’une des attaques les plus dingodingues de la Ligue, tout en ayant fait de Miles Bridges un élément central de son roster, tout en continuant à laisser les clefs de l’attaque à LaMelo Ball. Attention tout de même à ne pas devenir une punchline défensive, dans la raquette notamment, mais Borrego laisse ses gamins s’exprimer et prône le basket total, et ça on adore.

#5 Wes Unseld Jr.

13 victoires et 7 défaites, a fait de Kyle Kuzma un vrai joueur de basket mais pour Davis Bertans faut pas pousser

C’est l’une des belles histoires de ce début de saison et à ce rythme Wes Unseld Jr. se verra bientôt propose le bureau ovale. Débarqué cet été à la place d’un Scott Brooks qu’on ne pouvait plus voir en peinture, WUJ a démarré tambour battant son histoire avec les Wizards. Papa est une légende des Bullets et le fiston semble vouloir lui emboiter le pas, car depuis le début de saison son équipe fait partie des plus solides de la Ligue, très concrètement. La Lakers connexion (Kuzma, Harrell, KCP) a été savamment relancée, Deni Avdija transformé en leader défensif, Daniel Gafford progresse et Bradley Beal a vu en Spencer Dinwiddie – notamment – une belle opportunité de ne plus devoir tout faire tout seul. Premier mois validé avec brio, Mr Junior.

#4 Steve Nash

14 victoires et 6 défaites, mais n’a pas réussi à entrer en contact avec les forces divines qui crèchent dans le cerveau de Kyrie Irving

On a tendance à l’oublier mais on ne peut passer outre le fait que les leaders de la Conférence Est ont un coach. Kevin Durant et James Harden ne sont pas spécialement des joueurs coachables il est vrai, on entend par là qu’ils savent déjà tout faire, mais pour tout le reste Steve Nash confirme en années sophomore qu’il sait pianoter avec un roster, et bien souvent de manière très positive. On aimerait voir un peu plus de Cam Thomas, ça arrive, Blake Griffin a du mal à être utilisé au mieux, mais pour le reste Stevie paye son quasi sans faute. Et c’est pas parce que t’as une Ferrari que tu vas forcément savoir la conduire.

#3 Monty Williams

17 victoires et 3 défaites, troisième meilleure attaque de la Ligue et l’impression que tout est trop facile

On arrive sur le podium et impossible alors de ne pas mentionner l’ami Montu, à la tête de l’équipe la plus chaude de la Ligue puisque les Suns viennent tout simplement de taper un incroyable clean-sheet en novembre. 16 matchs, 16 victoires, des money time gérés en sifflant, des leaders responsabilisés, les rotations (Cam Johnson, JaVale McGee, Cameron Payne, Frank Kaminsky) qui s’infiltrent toujours parfaitement dans le projet, et un groupe qui apparait comme de plus en plus fusionnel avec son coach, base de la réussite des Suns. Et puis de toute façon, si les Suns terminent leur saison en 79-3, ce sera dur de ne pas donner le COY à Monty non ?

#2 Steve Kerr

18 victoires et 2 défaites, meilleure attaque de la Ligue, meilleure défense de la Ligue, sans James Wiseman, sans Klay Thompson. Envie de ragequit.

Que dire… Que dire à part que dans le jeu comme dans les stats, les Warriors de 2021-22 semblent encore plus forts que ceux de 2015, 16, 17 et 18. Trop chiant eh. Steph Curry est sur une autre planète, Jordan Poole et Andrew Wiggins assurent, Gary Payton II fait chavirer nos cœurs en sortie de banc et il manque encore deux potentiels titulaires. Steve Kerr ? A la tête du meilleur bilan de la Ligue, de sa meilleure attaque, de sa meilleure défense, et on parie que le boug arrive encore à filer à bouffer à des gens en bas de chez lui quand il rentre après un blow-out. Et puis de toute façon, si les Warriors terminent leur saison en 80-2, ce sera dur de ne pas donner le COY à Stevie non ?

#1 Billy Donovan

13 victoires et 8 défaites, un show permanent des deux côtés du terrain, et la grande nouvelle de la saison : Billy Donovan serait donc un vrai coach

Le petit coup de cœur du jour. Le bilan est évidemment moins glam que ceux des deux zinzins de l’Ouest ou même que celui des Nets et des Wizards, mais compte tenu du background de Billy et des attentes générées par le recrutement des Bulls, arguons que G.I. Billy fait du très, très bon boulot à la tête des Bulls. Gestion des différents talents en attaque, pas forcément évident, et – surtout – une assise défensive mise en place principalement à partir de la ligne arrière, avec un duo Lonzo Ball / Alex Caruso qui ne laisse pas grand chose passer. S/o également au lancement du jeune Dosunmu ou à l’utilisation intelligent de Derrock Jones Jr., bref que du positif pour BD en ce début de saison. Illinois, we have a leader dans la course au COY !

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