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Carmelo Anthony et les Lakers ont haussé le ton face à des Cavs joueurs : victoire 113-101, il était cool ce LeBronico

Lakers 30 octobre 2021

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On s’en doutait un peu au vu des dernières sorties de ces deux franchises, et ce Lakers – Cavs aura tenu toutes ses promesses. Une jeune équipe de Cleveland décomplexée face à des Lakers dans la réaction, puis une fin de match lors de laquelle les Monstars auront finalement accéléré pour obliger les Cavs à hisser le drapeau blanc. C’était cool, alors on débriefe.

Quoiqu’il arrive, voir LeBron James affronter les Cavs est toujours un évènement. Les stats du King face à la franchise qu’il a créé ? 16 matchs, 15 victoires, 29 points, 7 rebonds, 7 passes, un café, l’addition. Une raison parmi tant d’autres pour s’être focalisé sur ce match cette nuit, et dans la longue liste de ces raisons honneur aux gamins, honneur à une bande de gosses qui fait le taf depuis le début de saison. Les Cavs puisqu’on en parle, auteurs cette nuit – et de nouveau – d’un match plein, à une dizaine de minutes près. De belles satisfactions individuelles une nouvelle fois avec notamment un énorme début de match de Lauri Markkanen, une nouvelle performance majuscule d’Evan Mobley, efficace en attaque et sur tous les fronts en défense, les tâches sombres exécutées en silence par Kevin Love, un passage GOATesque de Ricky Rubio en deuxième mi-temps ou encore le combo flow/talent de Darius Garland. Un ensemble plutôt excitant et qui aura tenu les Lakers durant la majeure partie du match, avant que les principaux leaders de Los Angeles se sortent un peu les doigts en fin de match.

C’était pas une fin de match, c’était un boulet de canon californien

Le score alors qu’il reste quelques minutes au troisième quart-temps ? 85-76 pour les Cavs, après un back-to-back threes planté par Ricky Rubio, incroyable vétéran à la mèche rebelle mais pour le coup celui qui aura eu le tort de réveiller les Lakers. Car en face fini de jouer semblent se dire les futurs Hall Of Famers de la bande, puisque Carmelo Anthony va alors débuter un festival qui le verra terminer son match avec la fiche proprette de 24 pions à 6/8 du parking. Melo inutile et détestable en défense en première mi-temps puis délivrant les siens en deuxième, probablement la définition que vous trouverez si vous ouvrez le dico et que vous y cherchez son nom. La défense, plutôt le dada d’Anthony Davis, auteur d’un énorme contre annexant toute la Finlande en fin de match, et d’Avery Bradley, lancé dans les basques de Darius Garland au dernier quart histoire de stopper le show, pendant que Russell Westbrook terminait une soirée étonnamment propre et toute en gestion. Un autre larron à féliciter ? Pas le plus connu de la bande puisque c’est (une fois de plus) le jeune Austin Reaves qui a lâché les chevaux cette nuit, auteur de 7 points, 3 rebonds et 2 passes en 21 minutes, mais surtout un gamin en train de devenir l’une des très belles satisfactions de ce début de saison grâce à un hustle défensif qui nous rappellerait presque les Grizzlies de 2013. Des ballons arrachés, des plongeons à l’ancienne et une petite hype qui se construit petit à petit, parce qu’il y a une Caruso gâche à prendre dans le cœur des fans.

On a oublié quelqu’un ? Ah oui, Dwight Howard a fermé la boutique avec un tir à… 3-points, ça c’est pour commencer le week-end de bonne humeur, mais surtout le dénommé LeBron James, assez cata au tir cette nuit mais auteur de dix dernières minutes de patron suite à un élément déclencheur bien identifié. En effet, à +10 Cavs, Evan Mobley est à la réception d’un alley-oop suite à un pick and roll d’école, LeBron se retrouve non loin du poster et, on l’a vu en direct, le Roi a dit stop. Sur l’action suivante c’est la carrière de Bron qui est synthétisée en quelques secondes avec une demande virile d’isolation pour attaquer… Evan Mobley, l’épaule qui passe, une offrande lâchée dans le corner, puis un rebond offensif récupéré en bousillant les cervicales de Markkanen et deux points marqués au dessus du champ de bataille. La bête est lancée et elle marquera ensuite une dizaine de points dans le trafic tout en s’occupant de ravitailler son pote Melo, parce que n’oubliez jamais : LeBron James face aux Cavs vous connaissez la fin.

Un match emballant, à l’issue duquel on a presque envie d’aimer tout le monde et de vous faire des câlins. Une jeune et belle équipe de Cleveland, des Lakers qui assument leur rang, un King qui tient à sa couronne, un Melo taquin, un jeune freluquet qui s’impose au pays des Monstars et cette grande gigue de Dwight qui ferme la boutique du parking ? C’était pas non plus le match du siècle, mais on s’est bien amusé.

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