Heat

Tyler Herro, fin de la récré : le môme éblouit les parquets de pré-saison, reste à savoir s’il a vraiment passé un cap

Tyler Herro

Sale gosse.

source : YouTube

Adoubé il y a un peu plus d’un an pour ses exploits dans la Bulle d’Orlando, Tyler Herro n’avait apparemment pas lu le contrat dans sa totalité, l’un de ses astérisques mentionnant très clairement un devoir de progression. La saison dernière, le petit gamin malpoli s’est ramassé dans les pattes d’un Heat méconnaissable, ce qui a d’ailleurs payé les cartouches de ses détracteurs. Quid de cette nouvelle journée ? On débrief.

Ne l’a-t-on pas tous eu dans notre classe, cet élève ? Celui dont le potentiel est presque sans plafond mais qui passe son temps à demander une copie-double au voisin, quand il ne dragouille pas la voisine. Chaque réunion entre Erik Spo et ses parents s’oriente autour d’un seul et même discours, « votre enfant a de grosses capacités mais… ». Sélectionné en treizième position de la Draft 2019 – c’est-à-dire il y a très exactement 814 jours – Tyler Herro a fumé Vin Diesel à bord d’une Clio 4 avant de placer un grand coup de panard sur le frein. Sur l’exercice 2019-20, son premier en NBA, il pose des moyennes de 13,5 points, 4,1 rebonds et 2,2 assists à 43% au tir dont 39% de la zone chaude. Là n’est pas le plus important, le gamin décoiffé reach les Finales NBA et même si son Heat s’incline devant les Lakers d’un trentenaire qui passe plus de temps à Basic-Fit qu’avec sa famille, la ponctuation de cette saison rookie nous laisse sans voix. Eh oui, ne nous savions pas qui était Tyler douze jours avant qu’Adam Silver ne prononce son blaze depuis l’estrade du Barclays Center, puis sa loca vida – faite de vacances trop ensoleillées pour être sérieuses – nous a complètement envouté.

Son univers intègre des passionnés mais ferme la porte à bon nombre de détracteurs puisque lorsqu’il s’agit de Tyler Herro, rares sont ceux qui ont un avis tempéré sur le bonhomme. Forcément, quand une jeune silhouette très entreprenante et aux ambitions assumées rate la marche, les critiques paraissent légion. Sur le dernier exercice, le Golden Boy de Miami a certes foutu un pétard dans ses nouvelles moyennes de 15,1 points, 5 rebonds et 3,4 assists à 44% au tir dont 36% de la forêt de Sherwood, mais les résultats collectifs du Heat ont complètement dégringolé, enfantant une triste sixième place à l’Est. Pompon sur la Garonne, l’élimination au premier tour des Playoffs face aux bagués du Wisconsin est venue clore une campagne à rayer des albums photos. Dès lors émerge une interrogation on ne peut plus légitime : sommes-nous trop durs avec Tyler Herro ? Comment s’autorise-t-on le terme de « saison ratée » pour une campagne sophomore pourtant alimentée de chiffres individuels cohérents ? Le luxe, ce petit garnement nous a habitués au luxe.

Depuis quelques jours, l’espoir renaît pour la Tyler Nation qui voit son petit crack régaler en présaison. Sur les trois rencontres disputées par le Heat, on parle de sorties à 26, 24 et encore 26 points, toutes basées sur des pourcentages proprissimes. Avec les récentes arrivées de Kyle Lowry et P.J. Tucker, il va sans dire que la franchise floridienne gagne remarquablement en expérience de postseason, ce qui pourrait de nouveau guider Miami vers les sommets atteints en 2020. C’est pourquoi dans un vrai rôle de businessman en sortie de banc, Tyler va sans doute avoir l’opportunité de récupérer l’aura qui l’a précédemment entouré, celle qui pue l’arrogance et les gros tirs qui font du bien. Et puis mine de rien, cette réputation de flâneur qui lui est attachée ne semble pas coller à l’intensité de ses entraînements estivaux, lui qui – selon Erik Spoelstra – sort tout juste d’une belle grotte : « Cette ligue est en train de devenir une ligue de skills et il (Tyler Herro, ndlr) est en train de devenir l’un des joueurs les plus habiles de cette ligue. […] Il s’est vraiment amélioré sur tous les plans. Il a vraiment travaillé dur ». La technique peut-être, mais après sa petite balade face aux Spurs vendredi dernier (26 points à étrangement 11/20 dans le périmètre), Tyler Herro a préféré mettre en lumière une toute autre nouveauté de son jeu. Attention, surprise du chef !

« Pendant mes deux premières années, beaucoup de gens disaient que ce n’était pas un tir efficace. Mais en regardant les Finals, on a pu voir que Devin Booker et Chris Paul ont travaillé le tir à mi-distance. […] C’est pourquoi nous avons mis l’accent sur ce secteur tout l’été, en travaillant sur la capacité à être efficace. » – Tyler Herro

Parce que répondre aux critiques, c’est avant tout disséquer ses aptitudes afin de trouver ce qu’il faudrait y apporter. Dans la com, Tyler est pour l’instant aussi bon que sur les parquets de présaison, mais la confirmation ne pourra être légitimée qu’à partir du 19 octobre prochain, jour de reprise.

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