Heat

Le Heat et sa parfaite Free Agency : du vétéran (très) référencé pour entourer les finalistes 2020, décidément Pat Riley ne s’arrêtera jamais

Miami Heat

Oui, Pat Riley a la fibre Weller.

source image : TrashTalk

Quelle masterclass. Une fois encore, Pat Riley s’est baladé lors de cette Free Agency 2021, dispersant d’utiles noms au sein d’un effectif déjà bien garni. Le vioc a beau choper des rides, sa réputation de businessman n’en prend pas une seule et ses choix paraissent plus que jamais à la pointe de la cohérence. Oui, il a la fibre Weller.

Que faire après une saison complètement foirée ? Beaucoup auraient gardé confiance en un groupe qui a reach les Finales NBA à l’été 2020, ajoutant peut-être un ou deux role players histoire de se dédouaner d’un certain immobilisme. Bagues aux doigts et paille de Capri-Sun en bouche, Pat Riley s’est aimablement assis sur la concurrence comme il s’assoit dans sa Porsche Cayenne. Il fallait rameuter un gros blaze à la mène, Kyle Lowry débarque en Floride pour prendre un peu de soleil après ses années canadiennes. Dans la voiture en sens inverse, ce sont Goran Dragic et Precious Achiuwa qui ont mis les gaz direction Toronto. Le Heat gagne donc en prestige et verrouille son poste 1 avec un sextuple All-Star qui l’an dernier, proposait des moyennes de 17,2 points, 5,4 rebonds, 7,3 assists et 1 interception à 44% au tir dont 40% de la buvette. En plus d’être hypante, cette arrivée fit parfaitement avec la culture Heat et les joueurs déjà posés dans l’effectif. Des gars comme Duncan Robinson, Tyler Herro ou encore Jimmy Butler apprécieront qu’un vrai gestionnaire organise les offensives de l’équipe, parfois trop brouillonnes la saison dernière. Mais résoudre un seul problème serait totalement incongru pour Pat Riley dont le seul et unique objectif commence par « Larry » et finit par « O’Brien ». *Insérer vidéo de Claude Makélélé* Le prez’ de 76 balais n’en a absolument rien à carrer des Nets ou des Lakers, lui ne pense qu’à composer un modèle cohérent qui lui plait. C’est pourquoi les arrivées de P.J. Tucker et Markieff Morris sont chacune censées répondre à un besoin bien précis. Le premier nommé vient de toper une bagounette avec les Bucks et a excellé dans un rôle de facteur X défensif, on a même pas besoin d’en dire plus (stopper KD toussa toussa). Pour ce qui est du jumeau Morris, ses séquences façon microonde et ses quelques sauts neuronales pourraient faire la dif en sortie de banc lors d’une rencontre bien tendue. Calculé, tout est absolument calculé.

À quoi bon faire venir si beaucoup partent ? Encore une fois, le Pat s’est assuré un coup d’avance afin de prolonger des soldats déjà bien en place. On pense à Victor Oladipo pour lequel l’allonge contractuelle résonne comme une arrivée, lui qui n’a disputé que 4 rencontres en toute fin de saison dernière sous le maillot floridien. De quoi pallier le départ de Kendrick Nunn avec un bonhomme d’expérience qui sera on ne peut plus motivé à l’idée d’enfin grimper les marches en Playoffs. Pas de promos sur le sniping, Duncan Robinson a lui aussi rempilé pour 90 millions de dollars sur 5 ans. Un pari cette fois un poco plus risqué en lâchant de grosses liasses sur un garçon de 27 ans dont la marge de progression ne semble plus très large. Mais la mode Kyle Korver coûte cher (coucou Davis Bertans) et « qu’est-ce que la vie sans un petit risque ? », a répondu Sirius Black en conf’ de presse à une question sur Duncan Robinson. Cela fonctionne aussi pour la prolongation de Jimmy Butler qui a touché le gros pactole avec 184 millions sur 4 ans. Cela fait maintenant deux ans qu’il est la voix et la figure de ce nouveau Heat, on sent donc le all-in de la part d’un front office qui souhaite jouer le très haut de tableau sans attendre. Bien que la présence d’Andre Iguodala eut été intéressante dans le vestiaire, prolonger Udonis Haslem jusqu’en 2058 répond logiquement à ce besoin. Quand on a le choix entre deux viocs, autant choisir le moins cher et celui qui connaît la casbah. Du role player à l’expérience donc, tout en s’assurant le minimum syndical de gros noms avec les Bam Adebayo, Kyle Lowry et autre Jimmy Butler, le Heat s’est façonné un effectif on ne peut plus complet avec une rare profondeur d’effectif. Le boulot est fait, et tellement bien.

Comme dirait une vieille qui a foiré sa fronce au club de couture, il ne reste plus qu’à en découdre. L’effectif est bien garni, tout comme celui des Nets, des Bucks ou encore de Chicago, la bataille à l’Est s’annonce donc mémorable et plus relevée que les années précédentes.

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