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Gregg Popovich et Joshua Primo ont… 54 ans d’écart : record NBA battu, et on ne sait pas trop quoi faire de cette information

Gregg Popovich

Vieux comme le monde.

source image : montage TrashTalk

Les meubles. Que ce soit une commode, un bureau ou Gregg Popovich, ils sont tous indispensables au bien-vivre d’une maison. Ce dernier, aux cheveux plus blancs que neige et à l’allure qui est celle d’une personne de son âge, non chevaleresque, étonne de par sa capacité à s’adapter aux nouvelles générations. À deux doigts de taper un ping-pong avec les jeunots. On débrief.

Quand on ne sait pas quoi faire d’une information, autant vous la servir sur un plateau avec l’argumentaire qui l’exploite. Rédacteur pour Pounding the Rock, Noah Magaro-George a récemment lâché une petite stat indiquant que Gregg Popovich et son rookie Josh Primo ont 54 ans d’écart. D’abord, c’est l’âge d’André Bouchet (Passe-partout dans Fort Boyard), mais c’est surtout la plus large différence entre un entraîneur et son joueur de toute l’histoire de la NBA. Une fois ce fait exposé, qu’en déduit-on ? Qu’au fur et à mesure des années, il est toujours aussi impressionnant de constater avec quelle facilité Gregg Popovich parvient à collaborer avec les générations qui ne sont pas les siennes. Dans le football, Pep Guardiola interdit le téléphone à ses joueurs dans tous les espaces de boulot, imageant parfaitement l’impossible relation entre la méthode de travail essentielle au succès, et l’essor des nouvelles tentations par le progrès technique. Sauf que ce qui est un problème pour tous ne semble pas déranger Gregg Popovich pour lequel l’échange est rarement source d’incompréhension. Après cinq titres, trois trophées de Coach of the Year et 2247 rencontres en tant que head coach à son actif, ses joueurs lui portent forcément un respect synonyme de bouches cousues. Mais il n’y a pas que cela, ce côté papi qui s’intéresse à Fortnite à fonctionné dès les débuts de Gregg Popovich chez les Spurs.

Aussi boomeuse et rigide soit leur image, les entraîneurs ayant la fibre de l’Est ont réellement le sens de l’humain. À l’image du coach qu’était le regretté Dusan Ivkovic, ils savent doser les moments de partage mais aussi casser le nez de leur meneur lorsque la situation l’oblige. C’est avec ce genre de bonhomme qu’un joueur peut avoir envie de partir à la guerre, et pour un jeune, rien n’est plus beau que d’obtenir la reconnaissance d’un aîné qu’il admire. C’est un peu l’effet Pop, que de faire désirer sa personnalité de par une exigence naturelle qui fait que chacun a envie de lui taper dans l’œil. Encore davantage aujourd’hui pour celui qui a vécu mille vies. Du haut de ses 18 balais donc, Josh Primo va débarquer à l’entraînement pour y serrer la patte d’un vioc de 72 ans. Partout ailleurs, la relation pourrait s’annoncer bizarre ou plus simplement inexistante, mais il ne fait aucun doute que Gregg Popovich va s’intéresser à son jeune et chercher à lui inculquer sa rigueur comme s’il se souciait de ce que le rookie sera dans quinze ans. Tiens, ça ferait grand bien à Sekou Doumbouya, un passage chez le doyen du Texas.

Les années passent, Gregg Popovich prend des rides mais ne faiblit pas. Il est toujours là, sur son banc, à chercher le système adéquat pour débloquer une situation. Le lendemain, il sera dans la salle d’entraînement à pousser un gars qui pourrait être son petit-fils. Dès lors, aucun autre mot qu’unique ne lui correspond aussi bien.

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