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Lonzo Ball a prévu de poser le verrou à Chicago : « une bonne défense mène à de bonnes attaques, et cela démarrera avec moi avant tout »

On continue notre petit tour du media day 2021, et comme d’habitude les thèmes abordés sont les mêmes. Progrès collectifs, augmentation de la réussite à trois-points et l’incontournable défense qui est devenue la priorité de tout le monde. Chez certains client, c’est du pipeau, mais chez d’autres on tend un peu plus l’oreille. Notamment à Chicago, où Lonzo Ball a fait ses « débuts » devant les micros de la cité venteuse. 

Défense, défense, défense, les coachs, les joueurs, les managers, tout le monde n’a que ça à la bouche lors que les camps d’entraînement démarrent. Et pour cause, en plus de booster les fans qui sentent que leur équipe va se défoncer cette saison, ça permet à quelques joueurs de se rappeler qu’il existe deux côtés du terrain au basket. Alors évidemment, quand ça parle, on aime suivre les paroles avec les actes par la suite. Parfois ça marche, avec les Lakers de 2020 qui ont dit qu’ils iraient aussi loin que leur défense les mènerait et la bande à LeBron a fini la bague au doigt, et parfois… ça marche pas du tout, genre Portland 2021 qui a créé autant d’espaces verts qu’un écolo -dictateur au pouvoir. Malgré sa saison mitigée, avec une triste 11ème place dans la Conférence Est, la franchise de Chicago n’était pas dégueulasse dans sa propre moitié de terrain puisqu’elle a fini 11ème de toute la Ligue en terme de rating défensif. Quand on sait qu’il y avait quelques plots esseulés ici ou là, on peut appeler cela une perf. On peut, aussi, remercier les efforts de certains (coucou Thaddeus Young, Patrick Williams) qui ont montré la voie pendant que d’autres (insérez un nom de joueur ici lol) en avaient un peu rien à foutre de faire la chaise en défense. Quoi qu’il en soit, le management dirigé par Lord Arturas Karnisovas était clair sur ses intentions estivales : on veut être meilleurs, on veut frapper fort, et on veut se donner les moyens de viser haut.

Viennent donc DeMar DeRozan, Alex Caruso et Monsieur Lonzo Ball, signé dès l’ouverture de la Free Agency 2021 avec un contrat de 85 millions de dollars sur 4 ans. Une sorte de priorité pour les Bulls, qui avaient déjà récupéré Nikola Vucevic lors de la trade deadline précédente et voulaient nettement améliorer le niveau global de l’effectif. En attendant de voir ce que Billy Donovan en fait en tant que coach, il est indéniable que la hype est réelle autour de ces Bulls, qui ont de la gueule sur le papier et des attentes à satisfaire. Du côté de Chicago, on en a marre de voir l’Est se régaler sans le mythique United Center en feu au printemps. Il faut retourner en Playoffs, taper des équipes de qualité et montrer que les grandes aventures du passé peuvent à nouveau avoir lieu. La bonne nouvelle ? C’est que pour y arriver, il faut gérer des deux côtés du terrain, et Lonzo Ball a montré en quelques saisons qu’il faisait partie de l’élite des défenseurs NBA sur les postes extérieurs. La mauvaise nouvelle ? On va y venir ci-dessous. Avant ça, quelques passages du media day du frérot de LaMelo, avec son tout nouveau maillot blanc et rouge.

« La décision de rejoindre les Bulls était vraiment facile. Leur management a fait du bon travail, ils ont toujours été en pôle position pour moi et c’était un super contrat. Ils m’ont dit qu’ils ne voulaient pas que je change le moindre aspect de mon jeu, et que je devais exceller dans les choses auxquelles je suis déjà à l’aise. Zach (LaVine) a également joué un grand rôle dans cette décision. »

« Je pense pas qu’il va y avoir de problème. La façon dont le jeu est joué aujourd’hui en NBA, il y a de plus en plus de quintet sans positions fixes sur le terrain. Donc les gens qui affirment que Zach (LaVine) et DeMar (DeRozan) ne peuvent pas cohabiter ensemble, personnellement je n’y crois pas. Je crois qu’on va avoir une super équipe, avec des joueurs qui ont chacun une grande personnalité, qui jouent tous pour le collectif, et c’est la base pour qu’une équipe réussisse. […] En parlant avec Billy Donovan, je crois qu’on a compris que j’allais redevenir un meneur plus traditionnel. L’an passé, c’était différent pour moi avec les Pelicans. Cette année, je ferai ce que le coach demandera de moi et je le ferai du mieux possible. Et on dirait que ce sera plus dans un rôle de meneur. Je pense que je peux apporter beaucoup de choses différentes sur le terrain. Défensivement, je peux mettre la pression sur le porteur de balle, de manière à ce que la pression mise sur cet aspect nous soit bénéfique. Je pense qu’une bonne défense mènera à de bonnes attaques pour nous, et cela démarrera avec moi avant tout. Donc je pense que jouer dur et prendre les bonnes décisions, ce sera mon boulot cette année. »

Il est clair que, défensivement, Lonzo peut donner un ton que Chicago n’a pas connu à son poste depuis quelques temps (Kirk Hinrich ? Une larme coule le long de ma joue). La capacité naturelle de Ball à se donner en défense et à emmerder les porteurs de balle adverses dès la remise en jeu sera un vrai atout pour Billy Donovan et son staff. Par contre, on espère que la cardio du joueur formé à UCLA est au max, car une des grandes questions autour des Bulls en amont de la saison est la suivante : qui défend vraiment dans ce groupe ? No disrespect envers DeRozan, LaVine et Vucevic, des joueurs plus ou moins expérimentés et plus ou moins athlétiques, mais on ne parle pas de verrous défensifs par ici. Et Coby White n’a pas non plus régalé par ses aptitudes défensives naturelles en sortie de fac. En ce sens, Karnisovas a tenté des ajouts discrets et malins (Derrick Jones Jr, Stanley Johnson), mais il devra aussi faire avec l’absence de Patrick Williams sur le début de saison. Et ça, c’est pas la meilleure des nouvelles pour la défense du cinq majeur des Bulls. Mais avant de se pencher sur l’efficacité collective de Chicago dans sa propre moitié de terrain, donnons à Lonzo la possibilité de montrer que son arrivée sera synonyme de gros progrès dans le jeu global des Bulls, et que son profil sera le fit parfait avec des joueurs comme LaVine, DeRozan et Vucevic qui auront besoin du ballon. Comme il le dit en conférence de presse, Ball sera davantage utilisé en meneur traditionnel, donc gestionnaire, qui devra sanctionner à trois-points, mettre en place ses systèmes, nourrir tout le monde et défendre dur sur l’homme. S’il fait déjà ça, ce sera très bien, et c’est largement à sa portée.

En milieu de saison dernière, Lonzo Ball parlait avec une grimace du fait que Stan Van Gundy l’utilisait en tant qu’arrière à New Orleans. Une expérience qui, malgré quelques aspects intéressants à poursuivre, s’est avérée déplaisante pour le meneur. De retour à son vrai poste, celui de meneur-gestionnaire avec option gros verrou défensif, le fils de LaVar pourrait se mettre un paquet de fans dans sa poche. C’est tout ce qu’on lui souhaite.

Source : Bulls Official YouTube Channel

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