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Rafael Stone et Stephen Silas aux commandes à Houston : redécollage imminent ou crash inévitable du vaisseau Rockets ?

Objectif lune 16 septembre 2021

Objectif lune, avec ou sans Tintin Wall.

Source image : YouTube/Houston Rockets

Entre le départ de James Harden et les blessures à volonté qui ont flingué l’effectif des Rockets, les cerveaux de Rafael Stone et Stephen Silas n’ont pas vraiment eu de repos depuis un an. La saison à venir s’annonce néanmoins plus tranquille et plus prévisible pour les Rockets, l’occasion de voir si RS et SS sont bien les hommes de la situation.

17 victoires pour 55 défaites, 28 joueurs utilisés durant la saison et la quinzième place de la conférence. Voilà les chiffres majeurs de la campagne 2020-2021 des Rockets. Pour résumer, c’était une galère totale. Cette saison cata pour les Fusées marquait également la première de Stephen Silas en tant que head coach et la première de Rafael Stone en tant que General Manager. Avant de prendre la tête du banc texan, Double S avait été assistant pendant une vingtaine d’années, dont la moitié à Charlotte. Le rejeton de Paul Silas – présent sur les bancs NBA pendant 23 ans – a notamment été une sorte d’entraîneur personnel pour LeBron à ses débuts aux Cavs, mais a également connu les premiers pas en NBA de Steph Curry et de Luka Doncic, tout en étant régulièrement chef de banc en Summer League. Bref, vous l’aurez compris, la formation de cracks, c’est la spécialité du fils Silas. Et ça tombe bien car des jeunes pousses talentueuses, il y en a une flopée à H-Town en ce moment. Et l’homme qui les ramène et les fait signer s’appelle Mister Rafael Stone. Raf Pierre est certes un ancien avocat, mais il était surtout le vice-président des opérations basket lorsque son sensei Daryl Morey est parti l’été dernier, libérant alors la place de grand patron pour RS. Son premier move en tant que GM a ainsi été de donner sa chance à… Steph Silas, créant ainsi une relation de confiance entre les deux cerveaux. Et cette confiance et ce respect mutuels, les deux potes en ont bien eu besoin tout au long de cette saison que l’on pourrait qualifier de merdique.

Transfert du barbu, COVID, blessures de Christian Wood et Eric Gordon (pour ne citer qu’eux), le départ forcé de P.J. Tucker,  la déception Victor Oladipo… La liste de problèmes ayant rythmé la saison des Rockets est environ aussi grosse et abusée que le salaire de John Wall. L’ancien Wizard qui devrait néanmoins bientôt quitter l’institution texane, pour le plus grand plaisir de la Rockets Nation. Une saison rookie aussi galère pour un GM et un head coach, on n’est pas sûrs que ça soit déjà arrivé dans l’histoire du sport en général, surtout quand on sait qu’ils l’ont vécue ensemble. Christian Wood a beau avoir confirmé qu’il est un excellent joueur, à bas prix en plus, il n’a joué que 41 matchs cette saison à cause d’une cheville fragile notamment. Heureusement l’arrivée du crackito Kevin Porter Jr. ainsi que les bonnes surprises Jae’Sean Tate et Kenyon Martin Jr. ont été les quelques lumières dans l’abysse que fut H-Town cette année. Les Rockets ont surtout connu une série de 20 défaites entre début février et fin mars, un cauchemar sans fin pour Silas. En lot de consolation, Raf Stone a pu récupérer Jalen Green avec son pick 2 à la Draft et une poignée d’autres rookies, tous bien heureux de n’avoir aucune pression de remporter quoi que ce soit cette année.

N’ayant donc que faire de gagner le moindre match l’année dernière, Rafael Pierre a décidé de s’orienter vers l’avenir en constituant un groupe de jeunes fusées. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en même pas un an, le GM a déjà créé une très, très belle base. On imagine déjà que le noyau des Rockets devrait se créer autour du backcourt fusionnel KPJ et Jalen Green, et leurs back-ups sont même peut-être déjà déjà présents dans l’effectif avec les rookies Daishen Nix et Josh Christopher. Eric Gordon, Avery Bradley et D.J. Augustin seront là pour prendre la jeunesse sous leurs vieilles ailes de vétérans expérimentés (en attendant bien sûr de voir ce qu’il va se passer avec Jean Mur). Le 5 majeur du futur – et donc du présent – de Clutch City pourrait bien être complété par Kenyon Martin Jr/Usman Garuba, Jae’Sean Tate et Christian Wood. Le vétéran Daniel Theis a même débarqué pour apprendre la vie aux rookies – Alperen Sengun notamment – et faire la police dans le vestiaire tandis que Danuel House et David Nwaba se chargeront du sale boulot à tous les matchs. Stephen Silas a donc toutes les cartes en main pour constituer un vrai groupe prometteur. On ne s’attend pas à voir la franchise d’Hakeem jouer les Playoffs 2022 mais une philosophie de jeu basée sur l’attaque rapide devrait au moins voir le jour durant la saison. Le travail de coach Silas sera surtout de développer et donner confiance à ses jeunots pour qu’ils soient réellement compétitifs dans 4-5 ans, car là est désormais le réel objectif à Houston.

Ça ne pourra pas être pire de toute façon. Voilà l’idée qui doit trotter dans les cerveaux de Stone et Silas pour cette saison et ils ont probablement raison. Pour la franchise texane, il est désormais l’heure d’oublier hier et ne penser qu’à demain, car demain pourrait bien être une époque vraiment merveilleuse pour les Rockets.

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