Old-School

Ça s’est passé un 21 septembre : l’effectif de la Dream Team 1992 annoncé, et s’il avait fallu en choisir 12 autres ?

Dream Team

Retour trente ans en arrière, dans un monde parallèle.

Source image : Olympic Channel

Considérée comme la plus grande équipe de l’histoire du basket, la Dream Team 1992 a inspiré une génération entière et a permis à la NBA de changer de dimension, ses plus grands talents étant célébrés devant les yeux du monde entier. Mais avant de détruire la concurrence, il fallait monter le roster, dont la grande partie a été annoncée le 21 septembre 1991. Retour sur cette sélection parfois controversée, avant de vous faire découvrir la Dream Team Bis version TrashTalk.  

Avril 1989. C’est officiel, la FIBA valide l’autorisation permettant aux basketteurs professionnels de participer aux compétitions internationales comme les Jeux Olympiques, ouvrant ainsi la voie aux joueurs NBA trois ans après la défaite contre l’URSS en demi-finale des JO de Séoul. Team USA peut ainsi envoyer l’artillerie lourde à Barcelone en 1992 au lieu de joueurs universitaires (et donc amateurs) comme c’était le cas jusqu’ici. Le 21 septembre 1991, quelques mois après la révélation du nom « Dream Team » par le magazine Sports Illustrated, la sélection d’USA Basketball est annoncée et c’est évidemment du très très lourd : Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, Charles Barkley, Scottie Pippen, Karl Malone, John Stockton, Patrick Ewing, David Robinson, Chris Mullin. Difficile de faire mieux que ça. Pour garder une petite flexibilité, deux spots restent ouverts pour compléter le roster devant comporter douze joueurs au total. Deux spots pour un joueur NBA supplémentaire ainsi qu’un joueur universitaire. Au final, en mai 1992, Clyde Drexler et Christian Laettner s’ajoutent à la Dream Team, tandis qu’Isiah Thomas prend la place du con.

Laissé de côté alors qu’il possédait largement le CV pour faire partie de la plus belle équipe de l’histoire, le leader des Bad Boys de Detroit paye ses rivalités et autres différends avec plusieurs membres de la Dream Team, de Michael Jordan à Magic Johnson en passant par Scottie Pippen et Larry Bird. Alors en l’honneur d’Isiah, voici la Dream Team Bis, avec Thomas dans le rôle de leader et onze autres joueurs qui ont été oubliés à l’époque pour les Jeux Olympiques de Barcelone. Retour en 1992, dans un monde parallèle. 

Isiah Thomas

Double champion NBA, MVP des Finales, une décennie à jouer le All-Star Game et meneur de la meilleure équipe de la Ligue en 1989 et 1990, Isiah Thomas est nommé capitaine de la Dream Team Bis par son coach aux Pistons Chuck Daly. On parle de l’un des meilleurs meneurs de l’histoire, aussi talentueux balle en main que compétiteur dans l’âme. On parle d’un mec qui sait ce que ça fait de battre Magic Johnson, Larry Bird et Michael Jordan.

Shaquille O’Neal

Bien décidé à prendre un joueur universitaire pour honorer l’amateurisme, USA Basketball choisit le phénomène de LSU Shaquille O’Neal, en concurrence directe avec Christian Laettner et favori pour être le premier choix de la Draft 1992. Enchaînant les matchs à 25 points – 15 rebonds – 5 contres en NCAA, Shaq semble destiné à détruire les raquettes NBA dans les années à venir. Un monstre physique, qui doit montrer la puissance américaine au monde entier.

Reggie Miller

N’importe quelle équipe de basket qui se dit complète doit avoir au moins un sniper dans son effectif. Merci d’accueillir Reggie Miller, star montante en NBA. Scorant plus de 20 points par match en NBA et avec des pourcentages à 3-points dépassant parfois les 40% de réussite, l’arrière des Pacers doit permettre d’écarter le terrain pour bien équilibrer l’attaque américaine. De plus, avec ses qualités de trashtalker et de clutch player, il a automatiquement sa place dans le roster.

Hakeem Olajuwon

Impossible pour une équipe surnommée la « Dream Team » de ne pas inclure Hakeem « The Dream » Olajuwon. Alors oui, on sait, Olajuwon n’est théoriquement pas éligible car il ne possède pas encore la nationalité américaine, mais admettons qu’il l’obtienne juste à temps pour représenter les USA aux JO. Tournant à 23 points, 12 rebonds et plus de 3 contres et 2 interceptions (!) depuis plusieurs saisons en NBA, le pivot des Rockets doit amener cette touche technique et ce footwork de rêve dans la raquette de Team USA, en contraste avec la puissance d’O’Neal.

Dominique Wilkins

Sur les ailes, faites de la place pour Dominique Wilkins. L’un des meilleurs scoreurs NBA, Wilkins va apporter son talent offensif et ses énormes qualités athlétiques à la Dream Team Bis. On parle d’un joueur qui possède plusieurs saisons aux alentours des 30 pions de moyenne en NBA, ainsi que deux titres de meilleur dunkeur. Quoi de mieux qu’un joueur aussi spectaculaire que le Human Highlight Film pour faire la promotion de la NBA devant les yeux de la planète entière ?

Kevin Johnson

Joueur ayant le plus progressé en 1989 sous les couleurs de Phoenix, Kevin Johnson fait désormais partie du cercle des All-Stars NBA après trois saisons à plus de 20 points et 10 passes décisives, ainsi que de grosses campagnes de Playoffs où il a parfois dominé un certain Magic Johnson. Du scoring, du playmaking, des grosses qualités athlétiques, voilà le genre de profil assez unique qui peut donner une dimension supplémentaire à Team USA.

Joe Dumars

On disait qu’une équipe avait besoin d’un sniper, eh bien c’est cool aussi d’avoir un two-way player capable de scorer 20 points en NBA tout en défendant le plomb. Quand Michael Jordan dit que vous êtes « le joueur qui pose le plus de problèmes en défense », ça veut quand même dire quelque chose. Et puis Joe Dumars, c’est le coéquipier de backcourt d’Isiah Thomas aux Pistons, et l’un des joueurs sur qui Chuck Daly a l’habitude de s’appuyer à Detroit. Bref, il coche beaucoup de cases.

Dennis Rodman

Allez, encore un Bad Boy ! Chouchou de Chuck Daly, Dennis Rodman fait partie de la team. Car n’importe quelle équipe peut avoir besoin d’un Dennis Rodman tant qu’il ne pète pas un câble. Double Défenseur de l’Année en 1990 et 1991, double champion NBA et double All-Star, Dennis va apporter toutes ces petites choses qui peuvent faire la différence : de la défense, du rebond, de la polyvalence, son côté fou-fou, son intensité, sa dureté… bref un mec en or pour un collectif, et un calvaire pour les adversaires.

James Worthy

En marquant 36 pions avec 16 rebonds et 10 passes décisives lors du Game 7 des Finales NBA 1988 entre les Lakers et les Pistons, James Worthy a plus que jamais fait honneur à son surnom de Big Game James. Dans le même temps, l’ailier a aussi marqué l’esprit de Chuck Daly, qui décide de le prendre dans son équipe pour les JO de 1992. Troisième star des Lakers version Showtime derrière Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar, Worthy apporte ses qualités de scoreur, son ADN de champion (trois titres NBA, un titre NCAA) et son expérience (31 ans).

Tim Hardaway

Avec Isiah Thomas et Kevin Johnson, il y a déjà du beau monde à la mène mais impossible de laisser de côté Tim Hardaway. Arrivé en NBA en 1989, le meneur des Warriors n’a pas perdu de temps pour poser son empreinte sur le jeu à travers notamment son killer crossover. Un mec qui tourne à 23 points (avec un joli 38,5% à 3-points en sophomore), 10 caviars et 2 interceptions en NBA, qui est capable de faire de grosses différences à la fois en un-contre-un et à la création, ça ne se refuse pas, point barre.

Kevin McHale

En manque de vrai poste 4, USA Basketball décide de miser sur une référence à la position d’ailier-fort, bien que sur la fin et en proie à pas mal de bobos. Par ici Kevin McHale. Triple champion NBA avec les Celtics dans les années 1980 et sept fois All-Star, le copain de Larry Bird est réputé pour son jeu au poste exceptionnel ainsi que sa bonne défense. Vous ajoutez à ça son expérience, sa capacité à briller dans un collectif tout en jouant des coudes, et vous comprenez pourquoi il peut représenter un élément important pour Team USA. Certes, McHale a connu une grosse rivalité avec les Pistons d’Isiah et les Lakers de Worthy, mais l’opportunité de gagner l’or olympique est plus fort que les embrouilles du passé.

Will Perdue

Parce qu’il faut bien un joueur des Chicago Bulls – au sommet de la NBA – ainsi qu’un mec qui tourne les serviettes depuis le banc, voici Will Perdue, pivot des Taureaux tournant dans les 4 points et 4 rebonds par match. Ça peut toujours servir d’avoir un mec qui fait les poubelles et qui prend quelques fautes quand c’est nécessaire. Will Perdue is your guy.

Candidat en cas de désistement : Muggsy Bogues

En laissant la porte ouverte à Muggsy Bogues, Team USA veut montrer au monde entier que le basket, ce n’est pas qu’un sport pour les grands. Si un minimoy d’1m60 peut faire partie de l’équipe olympique US, alors ça veut dire que tout est possible. Bah oui, c’est aussi ça le rêve américain qu’il faut exporter à l’étranger. Mais Muggsy n’est pas là que grâce à sa taille, il est aussi le meneur d’une équipe des Charlotte Hornets qui progresse. Avec sa ténacité défensive, son énergie contagieuse et ses qualités de passeur et de dribbleur, Chuck Daly le kiffe pas mal.

S’il n’y a évidemment pas les plus grands noms de l’époque, cette Dream Team Bis a quand même de la gueule, vous trouvez pas ? Pour la petite histoire, sachez que Dominique Wilkins se pétera le tendon d’Achille en janvier 1992, tandis que James Worthy devra se faire opérer du genou en mars de la même année, brisant théoriquement leurs chances de participer aux JO. Du coup, on vous laisse compléter les deux derniers spots du roster. Faites-vous plaisir, c’est le moment.

1 Comment

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  1. Locat08

    22 septembre 2021 à 9 h 19 min at 9 h 19 min

    Kevin Johnson,Tim Hardaway
    Reggie Miller, Mitch Richmond, Joe Dumars
    Dominique Wilkins, Dennis Rodman
    Kevin Willis, Larry Johnson
    Shaq, Derrick Coleman
    Wild card : Zo ou Alvin Robertson

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