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Le mini-docu du jour : retour sur le parcours atypique de Jae’Sean Tate, la pépite des Rockets qui a réussi à se faire un nom

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Il n’y a pas que le regard qui est déterminé chez ce garçon, le cerveau l’est aussi.

Source image : YouTube/ Houston Rockets

Véritable surprise de la saison dernière, le rookie Jae’Sean Tate a été l’un des rares points positifs de l’année pour les Rockets. Non-drafté à sa sortie de l’université en 2018, le bonhomme est passé par l’étranger avant de trouver une nouvelle maison chez les Fusées. Pour le récompenser de sa persévérance et sa bonne saison, la franchise de Houston a donc réalisé un mini-documentaire pour nous retracer son parcours. Débrief.

Pour vous expliquer le topo, le joueur moteur des Fusées nous vient tout droit de l’Ohio et a bien galéré avant d’arriver dans la Grande Ligue. Le petit Jae’Sean a été éduqué par son père basketteur professionnel, bref, sa voie était toute tracée depuis un moment. Alors que le daron évoluait à l’étranger, Jae’Sean n’avait qu’une idée en tête : la NBA. Pour cela, l’energizer est parti dans la meilleure fac de basket de la région : Ohio State. Il y a notamment passé la saison 2014-15 avec Keita Bates-Diop et surtout D’Angelo Russell. Pas dégueu comme trio de tête pour une université quand même. Malheureusement pour lui, ces quatre années passées chez les Buckeyes ne suffisent pas à convaincre les scouts NBA de le drafter. L’ailier réussit néanmoins à faire le roster de la Summer League avec Milwaukee, mais là, alors qu’il touche son rêve du bout des doigts, tout s’effondre. Il se casse justement un de ses doigts et déclare forfait pour le tournoi d’été, énorme coup dur pour le Jae. Plus tard, son agent l’informe qu’une équipe belge souhaite le recruter mais qu’il doit prendre l’avion le lendemain. Ni une ni deux, JST s’envole pour rejoindre les Antwerp Giants sans même dire au revoir à sa mif. Vraiment déterminé le garçon. Il le dit lui-même, cette expérience l’a aidé à grandir niveau basket, mais surtout à prendre en maturité. NBA Europe a même fait une vidéo sur son passage dans le plat pays.

Après dix mois chez Jacques Brel et un été passé à faire la Summer League de la NBA avec les Nuggets, les staffs ricains estiment encore une fois qu’il est trop tôt pour qu’il fasse le big step. Le bestiau de 1m93 pour 104 kilos décide donc de se rabattre sur la NBL, le championnat australien. Il y joue la saison 2019-20 sous le maillot des Sydney Kings et développe ses qualités de gros défenseur, son physique de golgoth mais aussi son drive et sa finition. Et cette fois-ci, c’est la bonne. Direction H-Town pour l’ailier, qui signe trois ans à Houston. Son coach australien l’accompagne en intégrant le staff texan, histoire de rassurer et mettre à l’aise son poulain. Et le reste fait partie de l’histoire comme on aime le dire aux States.

Même si la saison à venir n’est pas complètement garantie et la 2022-23 est une team option, on a du mal à croire que le manager général des Rockets Rafael Stone jette son nouveau chouchou aux oubliettes vu ce qu’il a montré l’année dernière. Des joueurs comme ça à seulement 1,5 million de dollars par an, y’en a pas des masses dans la Grande Ligue, surtout que Tate surkiffe la ville de Houston et la fanbase de sa franchise si l’on en croit le petit docu. Le gamin de 25 ans est avant tout un compétiteur extrême et cherche toujours à s’améliorer. Ses efforts ont fini par payer puisque celui dont personne ne voulait il y a trois ans a fait la All-Rookie First Team cette année. Le gaucher a démarré 58 de ses 70 matchs et claquait 11,3 points, 5,3 rebonds et 1,2 interception en 29 minutes de moyenne, en shootant à 50% de réussite s’il vous plaît. Bref, on ne peut qu’applaudir le monsieur, car c’est franchement mérité pour l’ensemble de son œuvre.

Le bonhomme a attendu et cravaché avant de réaliser son rêve, mais il a très bien fait. Alors que la franchise était dans une situation plus que bancale il y a quelques mois, les Rockets peuvent aujourd’hui commencer leur reconstruction autour de jeunes comme Kevin Porter Jr, Christian Wood, Jalen Green et bien sûr Jae’Sean Tate. En tout cas, Houston aura bien récompensé son ailier teigneux avec ce documentaire à regarder pour tous les amateurs de belles histoires inspirantes.

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