Bucks

Milwaukee Bucks, le bilan 2020-21 : Giannis Antetokounmpo et les Bucks tout en haut du Mont Olympe, que ce champion fut beau

Bucks champions 21 juillet 2021

Une victoire finale qui ne souffre d’aucune contestation. Les Bucks sont d’incroyables champions, et Giannis Antetokounmpo est un fabuleux MVP.

Source image : YouTube

On termine donc ce marathon des bilans par les boss de fin, par l’Equipe avec un grand E. Les Milwaukee Bucks sont les champions NBA 2020-21, « NBA World Champions » comme ils disent là-bas, à l’issue d’une saison régulière rondement menée et, surtout, de Playoffs quasiment immaculés et terminées sur les chapeaux de roue malgré la blessure de Donte DiVincenzo, et ceci sera l’une des seules vannes de cet article. Allez let’s go, et gloire aux champions.

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

Après une saison 2019-20 terminée dans la bulle par une grève aussi utile qu’éreintante et une défaite face à un Heat trop focus, les Bucks étaient à la croisée des chemins à l’automne dernier et il fallait donner des garanties au double-MVP Giannis Antetokounmpo. Et ce sera fait avant la reprise, malgré le fail du trade avorté de Bogdan Bogdanovic. Les départs des déceptions et/ou vieux chnoques Robin Lopez, Marvin Williams, Ersan Ilyasova, Kyle Korver, George Hill et Wes Matthews, mais les arrivées de Jrue Holiday, Bobby Portis, D.J. Augustin, Torrey Craig et Bryn Forbes, dont on comprendra six mois plus tard que seuls deux d’entre eux seront utiles à Milwaukee… mais de quelle manière. Quoiqu’il en soit le recrutement semble avoir plus à Giannis puisque le Greek Freak prend avant la reprise une prolongation de 5 ans et 228 millions, les meubles sont sauvés et les Bucks peuvent donc repartir à la chasse à la bague. Dans notre T2 nos locaux ? On voyait bien les Bucks terminer cette saison régulière premiers à l’Est, avec un bilan situé entre 52 et 55 victoires parce que, ouais, avoir un double-MVP dans ses rangs ça sert quand même pas mal.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

Une saison qui commence sur les chapeaux de roue mais promis on ne parle que de basket. Dès l’opening on a droit à un classique avec des Celtics qui sortent vainqueurs du duel grâce à un Tatum gigantesque et un Giannis… qui rate ses lancers. Le tir est néanmoins rectifié deux jours plus tard à Noël avec une branlée offerte aux Warriors (+39), et encore un… +47 quelques jours plus tard à Miami grâce à un 29/51 record à 3-points. Giannis Antetokounmpo chauffe face aux Pistons avec 43 points à 17/24, les Bucks valident un 7-1 début janvier et la machine est lancée. En parlant de lancers Giannis ne les met toujours pas mais ça continue de gagner alors on ne dit rien, les Blazers, les Cavs, les Pacers et même les Nuggets se font tour à tour gifler mais derrière c’est une série de… cinq défaites qui remet tout le monde sur Terre, une première dans l’ère Budenholzer qui permet de se remettre au travail et de garder l’objectif en tête. Un mal pour un bien puisque les Bucks enchaineront par la suite treize succès en quatorze rencontres histoire de conforter leur place sur le podium de l’Est derrière les TGV Sixers et Nets, et en mars on actionne donc salement l’accélérateur. Axel Toupane débarque mais c’est surtout P.J. Tucker qui ramène sa collection de senakers et sa gouaille dans le Wisconsin, et s’en suivent une huge win à Philadelphie, une alerte entorse du genou pour le Greek Freak mais surtout son retour en grandes pompes le 2 avril avec 47 points à… 18/18 à Portland. Loooool. Jeff Teague pose ses bagages et sa vieille tronche dans le locker-room, Jrue Holiday se sent apparemment bien alors il prolonge son bail et c’est bon signe, début mai les Bucks prennent deux très grosses victoires annonciatrices face à Brooklyn, les Wizards son également mis au tapis malgré un Westbrook extraterrestre et en quête de records, et dans la dernière semaine Milwaukee a sa match-up de Playoffs entre les mains mais préfère tabasser le Heat pour rencontrer… le Heat en Playoffs. Le message est clair : les Bucks veulent taper tout le monde, et veulent surtout taper le Heat pour exorciser les démons de l’été précédent. Bilan de 8-2 pour finir la régulière à la troisième place avec 46 victoires et 26 défaites, job is done, et ce sera donc… bah le Heat au premier tour.

Et attention les yeux car comme dirait – presque – IAM : 2020 c’est loin. Khris Middleton commence par mettre Miami dans les cordes en marquant au buzzer d’un Game 1 qui nous annonce une série incroyable, mais très vite on comprend que ces Bucks sont animés d’un sentiment de revanche que le Heat ne pourra contrôler. Au Game 2 le premier quart dantesque des Daims est annonciateur d’une première raclée, et si la mauvaise nouvelle du mois de mai nous vient de l’annonce de la fin de saison de Donte DiVincenzo à cause d’une cheville gauche fragile, ses potes le font sourire en infligeant deux autres bourrasques à Miami aux Games 3 et 4. Le blow-out est plus qu’un blow-out c’est une démo, envoyer les Nets qu’on joue un peu au basket. Malheureusement, très vite les Bucks retombent de leur nuage et sont menés 2-0 face à une équipe létale en attaque et étonnante en défense (Blake Griffin). Les rotations de Mike Budenholzer sont pointées du doigt, Giannis est load-managé comme pour de vulgaires matchs de régulière alors qu’en face les leaders des Nets ne sortent pas une seconde du terrain. Au Game 3 Khris Middleton sort de sa boîte, au Game 4 les soucis sont moindres et Kyrie Irving se blesse, 2-2 balle au centre. On sent clairement un vent qui tourne mais au Game 5 on est plutôt sur un vent qui pue avec une défaite face à un Kevin Durant homérique, performance titanesque à laquelle répondra… Khris Middleton au Game 6, encore lui, avec un 38/10/5/5 plutôt cool au niveau du timing. Game 7, yeah, et un match qui sera au final… l’un des plus beaux qu’on ai vu ces dernières années. Kevin Durant est all-time mais se bat seul à cause d’un Kyrie absent et d’un Harden présent mais sur une cuisse, Jrue Holiday sent le caca pendant 43 minutes mais sort une fin de match incroyable, P.J. Tucker jappe beaucoup trop fort pour les Nets et Giannis Antetokounmpo termine sa victime avec 40 points, 10 rebonds et 5 contres, du sang plein les lèvres mais le sourire du mec qui rejoint les Finales de Conf.

Des Finales de Conférence qui se joueront face aux… Hawks, pourquoi pas hein, et comme au tour précédent les Bucks chutent d’entrée mais rectifient cette fois-ci le tir dès le Game 2 grâce à un gros boulot défensif de Jrue Holiday sur Trae Young et une nouvelle mixtape de Khris Middleton (38 points). Le Game 3 est géré sans trop d’encombres mais lors du quatrième match c’est la grosse cata avec une défaite et, surtout, Giannis Antetokounmpo qui se tord salement la jambe et qui compromet ainsi la suite des évènements. Heureusement, cette blessure qui mettrait fin à la carrière de n’importe quel humain ne nécessite finalement que « quelques jours » de repos nous dit-on, et lors du Game 5 les ajustements de Coach Bud couplés à l’absence de Trae Young et aux énormes perfs du duo Brook Lopez / Bobby Portis permettent à Milwaukee de mener 3-2 puis… 4-2 deux jours plus tars, les Bucks « profitant  » de la méforme d’un Trae Young toujours souffrant pour envoyer ce drôle de challenger en vacances. Premières finales pour les Bucks depuis 1974, ce sera face aux Suns, youpi et surtout, en route pour l’histoire. Giannis Antetokounmpo est de retour pour le Game 1 mais semble encore hésitant, logique, mais malgré la défaite on parle alors d’une soirée encourageante pour le Greak et ses boys. Lors du deuxième match les conclusions sont un peu plus critiques puisque Giannis est de nouveau en pleine forme donc fabuleux mais Jrue Holiday et Khris Middleton sont si dégueulasses qu’on en regretterait presque Eric Bledsoe au Fiserv Forum. 2-0 Suns, merci de vous bouger messieurs. Ding dong, ils se sont bougés. Au Game 3 Giannis est Giannigantesque avec 41 points, 13 rebonds et 6 passes, on souffle un peu, deux jours plus tard c’est ce satané Khris Middleton qui confirme son été incroyable avec 40 points, 6 rebonds, 4 passes et 2 steals et dans le money time Giannis colle l’un des plus gros contres de l’histoire des Playoffs sur Deandre Ayton et les Bucks reviennent à 2-2. C’est décidé, quelque soit le champion, il sera plein de panache. Le Game 5 ? Le tournant de cette finale. Jrue Holiday est fabuleux et lâche à son tour une action icônique avec un combo steal / assist dans les dernières secondes pour servir un alley-oop légendaire à Giannis Antetokounmpo et permettre à Milwaukee de revenir à la maison à 3-2, et au Game 6 ce qu’on pressentait arrive et dans une tempêtes de stories fabuleuses, à commencer par les… 50 points, 14 rebonds et 5 contres de Giannis, les Bucks sont enfin champions. Giannis est champion comme deux de ses frères désormais, Mike Budenholzer est champion, Bobby Portis et P.J. Tucker sont champions, Khris Middleton et Jrue Holiday sont champions, Brook Lopez est champion, Axel Toupane est champion, et les dogs hurleront à raison leur joie lors d’une parade incroyable dans les rues de Milwaukee, à grands coups de Jeroboam coulés culs-secs.

L’IMAGE DE LA SAISON

KD TUCKER 13 août 2021

C’est l’histoire d’un état d’esprit, celui d’underdogs devenus de vrais dogs, et à la tête de cette meute P.J. Tucker. Son principal fait d’armes ? Une demi-finale de Conf passée dans le short de Kevin Durant, tu parles d’un boulot de merde, et si KD claquera quelques uns de ses plus grands exploits en solo, difficile de nier l’impact physique et psychologique de Pièce-Jointe sur la star des Nets durant la série. Avec un mec comme ça ? Tu pars à la guerre TOUS LES JOURS.

IL A ASSURE : GIANNIS ANTETOKOUNMPO

Khris Middleton, Jrue Holiday, P.J. Tucker, Brook Lopez, Donte DiVincenzo, Pat Connaughton, Bobby Portis, etc, etc. Evidemment que tout le monde a fait le boulot (voir plus bas), mais comment ne pas tirer la couverture à ce monstre de Giannis Antetokounmpo. Statistiquement en dessous des ses meilleures productions en régulière, signe aussi d’un supporting cast plus présent, mais tout de même quelques folies tout au long des 72 matchs de décembre à mai. On pense à ces huit triple-doubles, on pense à ces matchs à plus de 45 points, à ces matchs à quasi 20 rebonds, à ces matchs à plus de 15 passes, à plus de cinq contres ou cinq steals, on pense à toutes ces soirées défiant purement et simplement toutes les lois statistiques et de domination, défensive comme offensive. Mais plus encore qu’une régulière de mammouth, ce sont évidemment les Playoffs mythiques du garçon qui retiennent aujourd’hui l’attention. Un premier tour tranquille (23/15/8/2 quand même, xd ptdr), une demi-finale de grand maboule (32/13 à quasi 60%), une finale de conf flippante lorsque l’on vit cette jambe se torde comme un vulgaire roseau, mais comme le dit la fable le roseau plie mais ne rompt pas. Que dire du coup de cette finale… historique. Un Game 1 pour se remettre dans le bain (20 points et 17 rebonds tout de même), puis cinq rencontres… pour l’éternité. 42/12/4/3 à 15/22 au Game 2, 41/13/6 à 14/23 au Game 3, 26/14/8/2/3 et le contre de la victoire au Game 4, 32/9/6 à 14/23 pour prendre la citadelle de Phoenix et, enfin, ce feu d’artifice all-time pour le dernier match de la saison avec l’une des plus grandes perfs de l’histoire, tout simplement. 50 points à 16/25 au tir et 17/19 aux lancers, 14 rebonds et 5 contres, couvercle posé sur la plus belle marmite possible et accomplissement légendaire pour un mec de 26 piges seulement, qui vendait encore des 3310 dans la rue dix ans auparavant. Franchement ? Pas sûr qu’on se remette de celle-là.

QUAND T’ES CHAMPION, C’EST QUE TOUT LE MONDE A FAIT LE BOULOT

30 bilans, 29 paragraphes pour trouver ce qui pêche même dans une saison réussie, mais cette fois-ci et pour la dernière… rien à signaler. Allez, un Bryn Forbes dont la air-defense lui offrira une place au chaud sur le banc en Playoffs, un Donte DiVincenzo obligé de voir les copains faire la fête sans lui mais le titre lui a probablement redonné le sourire, quelques lancers laissés en route par la star locale mais peut-on aujourd’hui réellement lui en vouloir… bref rien à se mettre sous la dent au rayon des déceptions car on parle quand même d’un foutu champion NBA. Les saisons parfaites sont rares, certains n’en connaissent aucune dans leur carrière, mais la saison 2020-21 des Bucks, assurément, était vraiment parfaite.

LA SUITE

On prend quasi les mêmes et on recommence. Rodney Hood, George Hill, Grayson Allen et Semi Ojeleye sont arrivés pour remplacer Bryn Forbes, Jeff Teague et P.J. Tucker, seul maillon dommageable tombé de la chaine cet été. Khris Middleton et Jrue Holiday ont rajouté une médaille d’or olympique à leur CV, Giannis a probablement chillé un peu et on le comprend, Jordan Nwora s’est pris pour Kobe en Summer League et le futur crack du Fiserv se nomme peut-être Sandro Mamukelashvili. Pour le reste on ne change pas une équipe qui gagne et très franchement, bon courage à la franchise qui voudra déloger les Bucks de leur piédestal.

Bilan par-fait pour les Bucks, vive les champions surtout quand ils le méritent. Un extraterrestre all-time dans ses rangs ça sert mais c’est tout le squad de Budenholzer qui aura fait de cette équipe une équipe à part, et qui aura offert à la ville ce titre tant attendu à l’issue de Playoffs et de Finales incroyables. Messieurs, félicitations, ce fut… majestueux.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top